À la recherche d'un restaurant français

Accueil • Début
 

mardi 11 octobre 2005

à la recherche d'un restaurant français

Surpris

 

Lors d’un récent dîner avec des amis français, ceux-ci nous ont recommandé un bon restaurant, "la table du Comtat", à Seguret. Nous ne connaissions ni le restaurant ni le village.

 

Dimanche, nous avons décidé d’y aller pour le déjeuner. Le temps est bon, le ciel est bleu, il fait 25 degrés sans aucun vent.

 

Une lecture de la carte routière indique que Seguret est du côté de Vaison-la-Romaine au pied du Mont Ventoux. De Rochefort du Gard, nous traversons le grand vignoble de Tavel, aux douces collines qui produisent le premier rosé de France, puis celui du Lirac au vin blanc recherché avant d’arriver à Roquemaure. Une fois le Rhône traversé, nous roulons en direction de Châteauneuf-du-Pape et, comme à chaque fois, nous sommes ébahis par la grandeur et la majesté de ce vignoble renommé, puis c'est Courthezon où le domaine de la Janasse produit depuis quelques années un Viognier remarquable. Enfin, les enseignes nous indiquent la direction de Seguret que nous atteignons via la route qui serpente les vignobles des producteurs de Violes et l’étonnant village médiéval de Sablet, qui de loin a des allures d'un bled du sud algérien.

 

Finalement, nous apercevons Securet bien blottie au milieu d’une falaise. À l’entrée, nous trouvons la même enseigne que nous avons trouvée à Gordes, « un des plus beaux villages de France ». Non seulement le restaurant promet, le village aussi. Tout est en pierres. Les rues sont étroites, les maisons bâties depuis des siècles les unes sur l’autre, toutes en très bonne condition et magnifiquement décorées à la provençale. La Commune invite les visiteurs à parquer au bas du village mais le restaurant offre à ses clients de monter vers son parking. Après plusieurs tournants abruptes, presqu’à 360 degrés, on trouve le restaurant situé sur « le balcon du Comtat Vénaissin » qui domine toute la vallée du Rhône et offre une vue splendide. Son chef est Franck Gomez, maître-cuisinier de France, qui prépare une cuisine allégée et actuelle et « fait chanter les épices et les aromates de la région ». Comment résister ?

 

Un des menus proposés, sous le titre de « petite dégustation gustative », comprend:

 

Petite poêlée d’escargots au magret fumé et fondue d’échalotes, sur une quenelle, velouté de panais. Ou, Farci parmentier de morue au beurre de châtaignes, lentilles de Puy et chorizo « ravigote.

 

Blanc de pintade mariné au lait de coco et pralin, en croûte de filaments « kadaïff », endive confite et salsifis, jus forestier. Ou, Filet de sandre, parfum à la moutarde violette et estragon, polenta d’écrevisse « vigneronne », fenouil et artichaut braisés.

 

Je ne parlerai pas des desserts qui étaient tous irrésistibles.

 

Un mot décrit tout, excelllent ! Le déjeuner fut suivi d’une randonnée vers les ruines de l’ancien château situé au haut de la falaise sur un long sentier pierreux (ouf !), et une visite à pied de ce magnifique village qui révèle ses coins surprenants. C’est à voir. Pour le retour, nous avons pris le chemin d’Avignon, car le soleil de 18:00 donne un éclairage très particulier au pont où les enfants dansaient tout en rond. Puis nous sommes rentrés à Rochefort.

 

La recherche de ce restaurant nous a fait découvrir de belles choses inattendues. C’est toujours comme çà dans ce magnifique pays qu’est la France !

 

Claude Dupras

 

Ps. Nous avons appris que le Comtat Venaissin est un ancien pays de France, dans le Vaucluse, ayant appartenu aux papes d’Avignon.