jeudi 11 mai 2006  

où est le Canada ?

Inquiet


 

Devant les victimes causées par l’arrêt de l’aide internationale aux Palestiniens, quatre pays ont décidé de reprendre l’aide qu’ils accordaient afin d’éviter la catastrophe humanitaire qui s’annonce dans leur pays. Depuis la prise du pouvoir du Hamas, suite à une élection démocratique, les pays de l’Occident, le Canada en tête, ont annoncé qu’ils coupaient les vivres à la Palestine tant et aussi longtemps que le Hamas ne changerait pas sa politique vis-à-vis Israël. Le PM Harper a été fier d’annoncer que le Canada était le premier pays à confirmer l’arrêt de l’aide aux Palestiniens. Il a même, la semaine dernière dans un discours à Toronto, souligné ses réalisations de ses cent premiers jours de pouvoir et a mis dans la liste, en se pétant les bretelles, cette décision pour punir les Palestiniens d’avoir élu le Hamas.  Depuis, ni le personnel des hôpitaux ni les fonctionnaires ne sont payés. L’hôpital de Chifa de Gaza a annoncé que dans le seul département de patients souffrant de problèmes rénaux, quatre sont morts parce que le nombre de dialyses par patient a été forcément diminué. Le directeur de l’hôpital avise que son établissement de 600 patients ne peut durer encore que quinze jours. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

 

Les USA, l’Union Européenne, la Russie et l’ONU, devant les craintes croissantes d’un malheur épouvantable, ont décidé de reconsidérer leur décision et ont établi un « mécanisme temporaire international » d’aide pour prévenir un chaos majeur en Palestine. Je déplore que le Canada ne soit pas de ce groupe. Notre pays a toujours agi avec compassion et est reconnu comme un leader pour soulager la misère humaine dans le monde. Je suis triste de constater que nos politiques changent. J’espère que le gouvernement conservateur se ressaisira et agira dorénavant avec toute la compassion et la charité auxquelles les Canadiens s’identifient. Je ne voudrais pas que dans le monde on dise : « Où est le Canada? »

 

 

Claude Dupras