jeudi 13 avril 2006   
la liberté d'opinion
Gêné


 

Michel Tremblay recule. En colère, devant les attaques des séparatistes qui l’ont confronté bassement, il ne sait plus sur quel pied danser et pour avoir la paix décide de maintenir publiquement, sans beaucoup de conviction, sa position nationaliste et séparatiste. Mais cela ne berne personne. Il a dit clairement ce qu’il pense dans sa première entrevue.

 

On a vu là la vraie attitude des séparatistes pure laine. Vindicatifs, méchants, malhonnêtes, ils ont traqué Tremblay comme les fauves leur butin. Ils ne respectent pas l’opinion des autres si elle va à l’encontre de la séparation du Québec. Ainsi l'ex PM Bernard Landry, le cinéaste Falardeau, Yves Beauchemin, Victor-Lévy Beaulieu et beaucoup d’autres ont attaqué sauvagement Tremblay qui n’a fait qu’exprimer son opinion personnelle. Ils ont fait de même vis-à-vis Robert Lepage qui a exprimé les mêmes sentiments que Tremblay. Avec les séparatistes, c’est la loi de la jungle, crois ou meurt.

 

Le pattern est toujours le même. Je le soulignais dans mon blog du 10 avril. Les séparatistes procèdent « avec la même hargne qu’ils ont utilisée pour attaquer si violemment les artistes qui exprimaient des opinions comme celles que Tremblay vient de donner ». Ils sont incorrigibles. Avec eux, la liberté de parole n’existe pas. On se penserait au temps de Staline en URSS.

 

Non, non. Je dis encore non. Au Québec, la tradition veut que nous respections les opinions de chacun. On peut différer d’opinion, mais on ne salit pas les réputations de ceux qui ne sont pas en accord avec nous. Je suis fédéraliste et je respecte mes concitoyens séparatistes. Je ne partage pas leur opinion et je ferai tout en mon pouvoir pour démontrer leurs errements. Nous voulons un Québec libre, démocratique et respectueux, dans le Canada ou en dehors. Si je me fie à ce que je vois depuis des années en rapport avec le traitement violent que réservent les séparatistes à ceux qui ne partagent pas leurs opinions, je crains pour un Québec comme je le rêve si l’indépendance se réalisait.

 

Claude Dupras