jeudi 22 juin 2006   
l'enfer de de Villepin
Triste


 

Décidément, les politiciens d’opposition veulent la peau du PM français Dominique de Villepin. Ils le blâment de tout et de rien et quelques députés de son propre parti, l’UMP, ajoutent leurs « jérémiades indignes » à la galère.

 

Au début, il y eut le projet de loi pour le CPE (contrat de première embauche) que de Villepin dût retirer à cause des pressions venant des manifestations monstres dans les rues de France, malgré que ce projet fusse très bon pour les jeunes (25% d'eux sont chômeurs), mais permettait au patron de remercier un jeune employé sans raison, comme c’est le cas au Canada et aux USA. Puis vint l’affaire Clearstream où de Villepin fut accusé faussement d’avoir fait ajouter le nom de son ministre Sarkosy sur une liste d’hommes d’affaires et de politiciens ayant des comptes de banque à l’étranger.

 

Le dernier incident a été déclenché par le mot « lâcheté » prononcé à l’assemblée nationale par le PM dans une réplique à une question du premier secrétaire du parti socialiste français, François Hollande. La question était pertinente puisqu’elle avait rapport aux problèmes de la compagnie EADS (la France en détient 15%) suite aux délais et à l’augmentation des coûts de fabrication de son super avion, l’Airbus 380. Mais, demandant au PM s’il maintenait sa confiance au coprésident Forgeard d’EADS, malgré que celui-ci avait vendu ses stocks-options avant que ne soient dévoilés et connus les retards importants dans la livraison du gros avion et la baisse des cours, Hollande fit allusion au manque de confiance des Français envers de Villepin à cause des procédures judiciaires pour diffamation que le PM intentait contre des journalistes pour avoir écrit des articles faux sur lui. « On ne peut pas mélanger les carottes et les choux-fleurs, on ne peut pas mélanger l'exigence de vérité et l'exigence de bonne gestion »  de répondre de Villepin en ajoutant « je dénonce la lâcheté qu’il y a dans votre attitude ». Le mot lâcheté provoqua les socialistes qui réclamèrent le retrait de ce mot. On traita de Villepin de tous les noms. Pourtant, Larousse explique que le mot lâcheté signifie « action indigne ». À mon avis, c’est justement ce qu’à fait Hollande en insérant, dans sa question qui était importante, une insinuation choquante, non fondée, qui n'avait aucun rapport. Les socialistes menacèrent de quitter l’assemblée nationale le lendemain si le PM ne s’excusait pas. Afin de rétablir la paix, de Villepin retira ce mot s’il avait blessé profondément Hollande. Ce fut encore une fois, une tempête dans un verre d’eau.

 

Aujourd’hui, ses adversaires réclament encore plus fort la démission de de Villepin en prétextant qu’il a perdu toute crédibilité. C’est de la bouillie pour les chats ! Dans l’affaire du CPE, de Villepin avait raison, dans l’affaire Clearstream, il a été faussement accusé et dans l’affaire Hollande, il se défendait. Il vit un enfer politique qui n’est que le fruit de l’imagination de l’opposition. Pauvre France !

 

Claude Dupras