Jours 1 à 8

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Voici l'itinéraire que François Dufresne et de sa conjointe Mireille Vanasse ont suivi pour leur trek autour des Annapurnas en octobre 2013 :

Jour 1 : Arrivée à Katmandu, rencontre avec équipe.

Jour 2 : Kathmandu – Besi Sahar (760 m) – Ngadi (950 m)

Départ par autobus vers Dumre, (roue de Pokhara, 5 à 6 heures), puis direction Besi Sahar, à la fin de la route goudronnée, chef-lieu du district de Lamjung, population : 15 442 habitants. Changement de véhicule pour emprunter la piste carossable. Le bus traverse des ruisseaux. Le paysage de rizières est une merveille. Il fait beau et chaud. Puis, c’est le village de Ngadi d’où on observe le Ngadi Chuli qui est le vingtième plus haut sommet du monde. Il est situé dans la chaîne de l'Himalaya, massif de Gurkha, non loin du Manaslu.

Belles vues de l’Himal Chuli (7 500 m) qui est la deuxième plus haute montagne dans le Mansiri Humal. Elle fait partie des Himalayas népalaises et est la 18e plus haute montagne du monde. Elle s’élève au-dessus de la rivière Marsyangdi sur 27 km de distance. Située au sud du Manaslu, elle a trois pics : est (7,893 m), ouest (7,540 m) et nord (7 371m).

Le Manaslu est le huitième plus haut sommet du monde. En tibétain le sommet est appelé Kutang (Tang désignant un endroit plat). Manaslu vient du mot sanskrit Manasa qui signifie « Montagne de l'esprit ».

6 heures de route, 3 heures de marche.

Jour 3 : Ngadi – Jagat (1 310 m)

Début du trek. Le paysage est presque tropical: bananiers, fleurs exotiques, forêt luxuriante. La construction de la route en direction de Manang rend cette première étape inconfortable. Pas encore de sommets blancs. Les véhicules tout-terrain qui assurent la liaison entre Besi Sahar et Jagat ne sont pas assez fiables pour être utilisés par les trekkeurs. Des solutions existent sur la rive opposée en fonction des conditions locales. Un peu de pluie après le diner.

Lodge à Jagat, zone de Gandaki, district de Lamjung.

7 h de marche.

Jour 4 : Jagat – Dharapani (2 000 m)

Nous suivons la piste large et confortable pour arriver à Tal (1 700 m) pour vérification policière. Le temps est ensoleillée mais les nuages s'annoncent avec quelques gouttes de pluie. Le village est minuscule et coincé sous d’énormes falaises. Les animaux domestiques, poules, ânes, errent en liberté. L’architecture montagnarde reflète le climat : murs de pierres, toits plats et d’ardoises et balcons de bois. Les gens de Tal sont bouddhistes d’ascendance tibétaine. La vallée devient étroite, profonde et offre plusieurs beaux points de vue. Les montagnes sont escarpées. On peut rester des heures à regarder autour. On y rencontre peu de monde, peu de trekkeurs. La végétation change pour de beaux sapins.

Finalement, nous sommes rendus au lodge à Dharanpani (830 m), village de 1 100 habitants situé dans le district de Manang.

7 h 30 de marche.

Jour 5 : Dhrapani – Chame (2700 m)

Nous marchons seuls avec nos copains trekkeurs et beaucoup de paix autour de nous. le temps est ensoleillée mais plus frais car on monte en altitude. Pas d’autos, pas de foule, pas de pollution, seulement nous, la rivière et les montagnes. Pas de panique non plus. On trouve un village à toutes les deux heures.

Après une heure de marche, nous traversons une forêt de rhododendrons, d'eucalyptus et suivons la rivière Marsyandi pour arriver au village de Bagardhap. Un peu plus loin, une première rencontre avec un « 8 000 », des murs à prières et des gompas. A Koto, un autre contrôle policier, l’Annapurna II et le Manaslu sont en point de mire. Lodge à Chame, capitale du district de Manang dans la zone de Gandaki, donne une vue imprenable sur le Lamjang Himal (6 983 m).

Chame compte 1 200 habitants, a une banque, une poste, de nombreuses boutiques, des dizaines de guesthouses… Un gros village où les occidentaux peuvent trouver tout ce qui est nécessaire à leur bonheur : internet, pâtisseries, matériel de montagne de contrefaçon et des produits énergétiques pour trekkeurs.

7 h 30 de marche.

Jour 6 : Chame à Pisang (3 200 m)

Marche dans une forêt dominée par des falaises impressionnantes, sur une distance de 3 000 mètres où, à un coude de la rivière, la roche se couche en un immense plan incliné spectaculaire et la vallée s’ouvre. Nous sommes si près que l’on a l’impression que l’on peut presque toucher sans cesse. C’est le pays de Manang.

Nous dormons au lodge à Pisang, village d’influence tibétaine, où se trouve un édifice constitué de 152 moulins à prières ! Visite du vieux village e de son monastère qui domine la vallée 150 mètres plus haut. Malheureusement, il est déserté au profit du nouveau village fréquenté par les trekkeurs.

 

 

 

Un peak est au Népal un sommet de trekking. Il en existe une vingtaine ou plus, dont le Pisang peak, dans diverses régions, et leur ascension exige que l’on soit un peu alpiniste, c’est-à-dire savoir au minimum marcher avec des crampons, se servir d’un piolet, s’assurer à l’aide d’une corde.

6 heures de marche.

Jour 7 : Pisang – Manang (3 500m)

Devant nous, le panorama de cette journée est exceptionnel. Le temps est beau et frais. C’est l’énorme barrière glaciaire des versants nord des Annapurnas IV, II, III, Gangapurna et Tarke Gyang. L’un des paysages de montagne les plus célèbres au monde…

Il y a de multiples temples bouddhistes et de multiples drapeaux multicolores et des moulins à prières. Le chemin monte pour rejoindre le village agricole perchée de Ghyrau (3 670m) où on voit les récoltes séchant au soleil sur les toits. De là, nous avons un bel aperçu d’Annapurna II. Le paysage, absolument exceptionnel, justifie à lui seul le trekking. Deux heures de sentiers en balcon. Le Pisang Peak (6 091 m) est un « nain » comparé à ceux qui lui font face, par-delà la vallée de la Marsyangdi où les Annapurnas s’élèvent jusqu’à Ngawal.

Et, c’est la descente vers la vallée de Narr Phu où on retrouve une terre de villages médiévaux accrochés aux rochers tels  Braga (3 450m) et Manang où le lodge est situé. C’est le lieu de la journée d’acclimatation pour ceux qui font le tour des Annapurnas.

Les montagnes du massif de l’Annapurna Himal qui le toisent de leurs altitudes sont toutes supérieures à 7400 mètres. Ces géantes d’Est en Ouest sont : Annapurna II (7937 m), Annapurna IV (7525 m), Annapurna III (7555 m), Gangapurna (7454 m).

Nous resterons deux nuits à Manang.

8 heures de marche.

Jour 8 : Manang

En ouvrant la fenêtre le matin on ne bouge pas. Nous sommes figés par la magie du moment. C’est le temps d’une calme et belle balade dans les environs de Manang, un des beaux villages de la vallée, dans un cadre exceptionnel. Les temps est beau.

Retour à Braga pour visiter un temple remarquable et pour découvrir ce village typique, situé à 250 mètres au-dessus de col ! Un jeune moine en jeans et baskets a pris la relève…

Nuit en lodge à Manang (3 540 m), dernier vrai village de la vallée de la Marsayandi avant le col du Thorung La. Il est grand avec plusieurs salles de cinéma, un musée, quantités de boutiques et lodges.

5 heures de marche.

Un poste de l’HRA donne une conférence gratuite chaque jour sur le mal des montagnes que la prochaine étape peut engendrer.

Pour la plupart des gens, la traversée du Thorong La est la première fois qu’ils se retrouvent à une altitude supérieure à 5 000 m.

Le mal des montagnes ou le mal d'altitude peut être mortel. En fait, les forces physique et mentale n’ont pas trop d’influence sur cette maladie, car c'est l’effet d’un mal fonctionnement physiologique aux niveaux des membranes cellulaires.

Chaque personne réagit différemment à l’altitude et même si on n’a pas eu de problèmes une première fois, ce n’est pas une garantie pour les fois suivantes.

Pour s’acclimater, le corps nécessite du temps. Il faut lui en donner. C’est le meilleur remède. On conseille, passant les 3 000 m, de ne pas dormir en moyenne plus de 500 m plus haut que la nuit précédente et de passer un jour d’acclimatation tous les 1 000 m suivants. De monter plus haut dans la journée puis de redescendre pour la nuit à un effet bienfaisant.

Les premiers symptômes du mal d’altitude sont mal de tête et nausées. Dans ce cas, il faut redescendre jusqu’à une altitude où les problèmes ne sont plus ressentis.

Les symptômes du mal d'altitude sérieux sont de très forts maux de tête, vomissements, perte du sens de l’équilibre, problèmes de vue ou d’audition ou un comportement bizarre. Si un de ces symptômes est décelé, il ne faut pas attendre pour réagir espérant que cela s’améliorera. Le danger est sérieux. Il faut demander de l’aide pour se faire.

On ne va pas au Népal pour y mourir!  Après un ou deux jours d'attente, il y a de bonnes chances pour continuer le trekking. Il ne faut jamais marcher seul.

 

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