La grande rafle du Vaucluse

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lundi 19 septembre 2005

la grande rafle du Vaucluse

Surpris


J’ai lu ce matin dans le journal « La Provence »  un article sur l’ouragan Katrina et ses effets dévastateurs. Dans une colonne voisine, j’ai découvert un article qui rappelle « le 16 septembre 1943, les SS, la Gestapo et les miliciens "du gouvernement de Vichy" arrêtent et déportent 117 personnes choisies dans 19 communes du Vaucluse ». On traita ces personnes de « travailleurs volontaires », de « condamnés de droit commun », alors qu’ils étaient des résistants qui ne pouvaient cautionner le gouvernement de l’époque. Ce groupe fut acheminé par train vers le camp de travail de Linz ou ceux de concentration de Buchenwald et d’Auschwitz, le choix étant fait selon leurs âges. De telles situations eurent lieu des milliers de fois durant toute la guerre sur tout le territoire de la France et de ceux des pays envahis par l’Allemagne d’Hitler.

 

Cela m’a rappelé la deuxième guerre mondiale et ses 50 millions de morts; les grandes villes et les villages détruits, brûlés, dévastés; l’holocauste; une Europe et une Asie en ruines; une Russie qui a perdu à elle seule 20 millions de ses enfants; sans parler de la Chine et des pays asiatiques qui perdirent 18 millions des leurs.

 

Cela m’a rappelé l’effort de guerre du Canada qui envoya au front 780,000 jeunes soldats, les 40,000 qui y laissèrent leur vie et les sacrifices des Canadiens pour les supporter. 

 

Cela m’a rappelé le Plan Marshall du général américain du même nom et financé par les USA pour la reconstruction de l’Europe et qui fut si efficace.

 

Cela m’a rappelé mon premier voyage en Europe en 1959, 14 ans après la guerre, accompagné de mon ami l’architecte Jean-Paul Jolicoeur, qui avait fait la guerre d’Italie comme capitaine de l’armée canadienne, et de sa surprise de constater en revoyant Florence que tout avait été reconstruit et que les Italiens avaient déjà rebâti leur milieu de vie. 

 

Les effets de Katrina n’ont rien à voir avec ceux de la deuxième guerre mondiale. Mais l’exemple des Européens d'après-guerre démontre bien aux citoyens des États du sud américain qu’après avoir subi les pires souffrances et des désastres indescriptibles, l'homme sait comment revenir à la normale en relativement peu de temps.

 

Claude Dupras