Jeune Chambre de Mtl, les années '50

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La Chambre de commerce des Jeunes du district de Montréal fut très active dans les années '50. Elle était un des mouvements les plus en vue de la métropole. Elle visait à être une école de formation de futurs chefs. Pour ce faire, elle organisait une variétés d'activités qui permettaient au jeune homme ou à la jeune femme de développer ses talents de leader. Claude Dupras fut président pour le mandat 1958-59.

Quelques sous-chapitres du présent texte ( "expo 67", "Fête de Montréal" et "un mémoire à Duplessis") ont déjà été traités dans le tome 1 du livre de Claude Dupras "l'itinéraire d'un p'tit gars de Verdun", affiché sur ce site. Ils ont été intégrés à ce récit afin qu'il soit complet. Par contre, il devrait contenir aussi celui de la visite de " Fidel Castro à Montréal" mais étant donné la longueur de ce dernier texte, il n'a pas été incorporé. 

Voici le récit de ce mandat qui déborde sur les précédents et les suivants :

Le nouveau membre 

En 1953, le mouvement par excellence pour les jeunes hommes sur le marché du travail de la métropole est la Chambre de Commerce des Jeunes du district de Montréal. Elle vise à les aider à devenir des chefs, des leaders. C’est son unique but. Le mouvement est international et est connu sous le nom de Junior Chamber International, le JCI. En Amérique, on les appelle les Jaycees. C’est un mouvement populaire. Au Québec, il y a des Jeunes Chambres dans une soixantaine de villes et villages importants, réunies dans la Fédération des JCC du Québec. À Montréal, elle occupe une place importante et compte parmi les trois associations qui attirent le plus l’attention du public canadien français. Avec la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et la Chambre de Commerce de Montréal, la Jeune Chambre est au milieu de toutes les activités civiques, économiques, culturelles et sociales de la métropole. Fondée en 1931, elle a rendu de bons services à un grand nombre de jeunes Montréalais, quelque soit leur milieu.  

Ses anciens présidents sont des hommes connus qui y ont acquis ou développé leur qualité de leadership et qui n’hésitent pas à en témoigner. Parmi eux : Antoine Desmarais, président du mandat 1939-40, ex président de la Chambre de Commerce des Jeunes du Canada, important courtier en assurances et trésorier du parti de l’Action Civique; Paul Dozois, président pour le mandat 1940-41, homme d’affaires, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal et qui aime raconter qu’à sa première réunion à la Jeune Chambre, au moment de se lever pour se nommer, il n’avait pu donner son prénom tellement il était gêné de parler en public; Maurice T. Custeau, président pour le mandat 1950-51, directeur de l’Office National du film à Montréal, directeur gérant général adjoint du nouveau Palais du Commerce à Montréal, organisateur hors pair qui aime créditer la Jeune Chambre pour lui avoir permis de développer ses qualités d’organisateur en lui confiant des tâches importantes à un tout jeune âge; Me Raymond Daoust, président pour le mandant 1952-53, l’avocat criminaliste le plus connu au Québec et qui aime dire que la Jeune Chambre lui a donné l’assurance nécessaire lorsqu’il se lève en cour pour défendre un client. Ce sont quatre des 17 présidents qui ont dirigé la Jeune Chambre au moment où Régent Desjardins devient le président pour le mandat 1953-1954.  

Desjardins entreprend la grande campagne annuelle de recrutement qu’il place sous la gouverne de l’ingénieur Laurent Gendron. Claude Rouleau fait partie du comité et recrute ses amis. Un soir, à la sortie du gymnase de Poly, alors que Claude Dupras se change rapidement pour profiter du lift que lui offre, à toutes les semaines, Lévis Sauvé, son professeur d’éducation physique qui vit aussi à Verdun, Rouleau l’approche et l’invite à joindre la Jeune Chambre. Claude ressent une étincelle lorsque Rouleau lui explique que c’est une école pour les futurs chefs. Il s’inscrit sur-le-champ. Quelques jours plus tard, il participe à une assemblée de la campagne de recrutement au Cercle Universitaire de la rue Sherbrooke Est. Il écoute attentivement le président, les orateurs et les anciens présidents parler du passé et de l’avenir du mouvement à Montréal. Mais, très occupé par ses études et ses activités à Poly, il ne participe qu’à quelques activités en cette fin d’année.  

Il assiste, entre autres, à un banquet à l’hôtel Mont-Royal de Montréal où le Premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, est l’invité d’honneur de la Jeune Chambre. Il apprend alors que Desjardins est un adepte de l’Union Nationale. Ce dernier ne démontre aucune « partisannerie » au niveau de la Jeune Chambre, qui est politiquement neutre, car ses membres se retrouvent dans tous les partis politiques et celui qui s’aventurerait à être partisan, se verrait vitement rabroué sinon rejeté.

 

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