La rencontre des canards boiteux

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lundi 13 novembre 2006

la rencontre des canards boiteux

Désespéré


 

Le PM israélien Olmert est arrivé hier à Washington pour rencontrer le président Bush. Suite à sa guerre sauvage au Liban, Olmert ne jouit plus que de 20% d’appuis dans son pays. Quant à Bush, il vient de « manger une raclée » alors que les Démocrates ont repris la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat américains. Il est rejeté par la majorité de son peuple. Olmert et Bush font un beau couple de canards boiteux affaiblis au point d’être vulnérable. Ils sont en fait les deux politiciens les moins aimés de la planète.

 

Leur rencontre se déroule sur le fonds du massacre des femmes et enfants palestiniens des derniers jours et sur la mort de 80 palestiniens durant les 7 jours de l’opération israélienne sur le territoire palestinien. Il me semble que Bush a une belle occasion pour dénoncer ces gestes immondes. Continuera-t-il toujours à avoir une politique unilatéralement favorable à Israël ? Il doit certainement comprendre aujourd’hui que les Américains et le monde veulent qu’il adopte une politique neutre dans ce conflit.

 

Pendant ce temps, la révolte gronde de plus en plus dans le camp des arabes et les condamnations pleuvent. Les chefs de ces nations craignent la montée grandissante de l’extrémisme dans leur pays. Ils réclament la reprise des discussions de paix sur la base de ce qu’ils ont déjà approuvé. Ils affirment que l'ensemble de leurs pays ont été, dans le passé, un modèle de dialogue mutuel d’ouverture et d’authenticité entre les cultures et les civilisations. Ils veulent une paix juste, équitable et des relations internationales qui tiennent compte des spécificités des peuples. Ils implorent les nations du monde de les joindre et de prendre des mesures draconiennes pour que les agressions israéliennes cessent. Le Canada n’a pas réagi et cela est inacceptable pour un pays qui, comme l’affirme son PM Harper, veut exporter ses valeurs dans le monde. Il est temps que le nouveau gouvernement canadien passe de la parole aux actes en rapport avec le Moyen-Orient.

 

Quant au président palestinien Abbas, qui oeuvre plus que n’importe qui pour assurer de bonnes relations avec Israël,  il a déclaré : « Vous (les israéliens) ne voulez absolument pas la paix. Vous avez détruit toutes les chances de paix et vous devrez en prendre la responsabilité ». D’où l’importance que Bush se tienne debout, pour une fois, devant ce terrorisme d’état et entraîne ses alliés occidentaux à réagir. Il pourrait, premièrement, mettre Olmert au pas et, dans un deuxième temps, prendre exemple sur son ami anglais Blair qui a offert de tenir des pourparlers de paix entre les représentants d’Israël et de la Palestine, celle-ci incluant le Hamas. Bush effacerait d’un coup l’image de canard boiteux qui commence à l’envahir.

 

Claude Dupras