La semaine d'Harper

Accueil • Début
 

lundi 16 janvier 2006

la semaine de Harper

Heureux
 

Quelle semaine vient de vivre le chef du parti conservateur Stephen Harper! Ce sera celle où il a vu sa victoire prochaine devenir réelle et décisive. Son parti est maintenant à 40% par rapport au 27% du parti libéral, au 16% du NDP, au 11% du Bloc et au 6% du parti vert. Il approche d’une majorité parlementaire.

En plus de mener une campagne électorale impeccable, le PC a été aidé par la bévue de la publicité négative des  libéraux. Je crois aussi que la presse l’a aidé démesurément. Les animateurs radiophoniques, les journalistes et les commentateurs à la télévision se sont généralement moqués des libéraux alors qu’ils se sont montrés heureux de la popularité de Harper. Surpris de la montée rapide du PC, ils n’ont pu retenir leur enthousiasme. Cela est de l’or en barre pour un parti en période électorale.

Je pense au temps où j’organisais les campagnes progressistes-conservatrices québécoises dans les années 68-72. Malgré le fait que nous avions des candidats de haut niveau comme Marcel Faribault, Claude Wagner et autres, nous ne pouvions réussir à persuader les Québécois à se tourner vers nous. La presse nous cassait sans cesse les oreilles en affirmant que nous n’avions pas de chance de gagner. Nous ne gagnions que quelques points par élection. Le phénomène d’aujourd’hui indique clairement qu’une campagne électorale fédérale au Québec doit être bien menée au plan national.

Au début de la présente campagne, on plaçait le PC à 6% au Québec et on se moquait de son chef. Depuis, Harper a pu, malgré qu’il soit Albertain, toucher les Québécois. À l’extérieur de Montréal, 32% (le Bloc est à 41%) se disent prêts à l’appuyer. Et il reste une semaine de campagne... il y a sûrement des surprises en perspective.

Claude Dupras