le 14 juillet 2005

le 14 juillet

Radieux

 

Demain nous rentrons à Montréal retrouver notre patelin. Je ressens toujours un bon sentiment en revenant « chez nous ». J'ai beau voyager, voir des merveilles, des trésors, des peuples remarquables, des territoires spectaculaires, de l’architecture grandiose…. rien ne surpasse, mon coin du monde, mon pays, mes amours. Mes racines sont là et me retiennent.

 

Aujourd’hui, c’est la fête de la France. Personne ne travaille. Tout est fermé…sauf quelques grandes surfaces évidemment. La télé montre le défilé annuel sur les Champs-Élysées et qui passe devant l’estrade d’honneur où se tiennent le président de la France, Jacques Chirac, et son invité Lula, le président du Brésil.

 

Lula est là car cette année Paris fête le Brésil. Cela me rappelle que j’avais proposé lors de ma campagne à la mairie de Montréal d’organiser annuellement la fête des Nations lors de laquelle, chaque année, un pays aurait été choisi et célébré par les montréalais. Le Brésil fait du tonnerre à Paris, il aurait fait de même à Montréal. Nos concitoyens auraient appris beaucoup de lui et apprécier son peuple, ses us et coutumes, ses arts, sa musique, etc...

 

Par ailleurs, je suis surpris du manque d’expression de joie de la part des Français envers leur pays, en ce jour. À part quelques évènements à Avignon, comme un feu d’artifices, aucune activité n’est organisée dans les communes environnantes et personne ne fête. Aucun drapeau tricolore ne flotte devant les maisons ou les commerces. Il ne semble pas y avoir de ferveur patriotique. C’est surprenant.

 

Il y a des jours que j’ai l’impression que j’aime plus la France que les Français ne l’aiment eux-mêmes, du moins ceux du midi.

 

Claude