le 29 juillet 2005

Le financement des soins de santé

Inquiet


Le rapport du comité Ménard sur le financement des soins de la santé au Québec n’était pas encore publié que les syndicats du Québec le dénonçaient. Leurs trois représentants sur la commission ont refusé de signer le rapport dans lequel on retrouve leurs opinions écrites en annexe.

 

La stratégie des syndicats était facile à détecter. Ils voulaient tuer la poule dans l’œuf. En donnant, par des fuites, aux journalistes des renseignements confidentiels sur les discussions de leurs représentants au sein du comité, ils savaient que ces informations se retrouveraient à la une des journaux. Je déplore le sens d’irresponsabilité des dirigeants des unions.

 

Je ne suis pas en accord avec les solutions de taxer, taxer et taxer encore, du comité Ménard. Ce n’est pas réaliste. C’est trop facile. N’importe qui peut faire des suggestions comme celles-là au gouvernement. Alors que l’on veut baisser les taxes des Québécois qui sont les plus taxés en Amérique du Nord, voilà un rapport qui propose de les augmenter tous azimuts. Réduire le pouvoir d’achat, déjà bas, des Québécois particulièrement celui des seniors me semble inacceptable. Ménard est aussi absurde dans ce dossier qu’il l’a été dans celui des Expos. De toute façon, le PM Charest ne peut pas suivre ces suggestions de taxes additionnelles, car il sait qu’« un politicien qui taxe est un politicien qui se fait battre ».

 

Avec des chefs syndicaux comme Henri Massé, qui est le vrai leader du monde syndical, le Québec ne peut avancer. Il se lève contre tout ce qui origine du cabinet provincial ou du monde des affaires. Il se scandalise, s’offusque, s’indigne, se froisse,  etc… on manque d’épithètes pour le décrire. Il n’est pas responsable. Il trompe la population. Il dit vouloir « avoir le système de santé à cœur » alors qu’il ne veut que meilleures conditions pour ses syndiqués. Il utilise de tels subterfuges sur les autres dossiers scolaires et sociaux.  Il finance les nombreuses manifestations, dont la majorité sont injustifiées, pour critiquer le gouvernement et menace d’en faire d’autres. Il critique tellement qu’il n’a plus de crédibilité. Et pourtant, il s’infiltre dans les officines gouvernementales et devient chummy-chummy avec les dirigeants de la province au point que plusieurs le surnomment le « vice-premier ministre du Québec ». Ont-ils peur de lui? Charest devrait mettre un terme à ce flirting car il n’avancera jamais. On ne peut œuvrer avec un homme qui a des squelettes dans son garde-robe, car il ne faut pas oublier que c’est lui le grand responsable du scandale de la Gaspesia. Ce dossier ne doit pas être simplement enterré… pour avoir la paix.

 

Augmenter la productivité des employés de l’état est une des solutions. Et pourtant Ménard l’évite. Je reconnais que plusieurs fonctionnaires sont très consciencieux, professionnels et font des journées normales de travail mais, malheureusement ce n’est pas le cas de la majorité. Réduire la lourdeur de l’état en est une autre. Utiliser davantage les services du secteur privé et profiter de l'aspect compétitif de ce milieu, comme le recommande le rapport Ménard. On peut de plus, éliminer les réductions fiscales qui coûtent cher et annuler les crédits additionnels d'impôts au REER qui sont dépassés et accordés à certains groupes de la société. Si on veut absolument taxer, que l’on vise les causes des maladies comme la diabète, les maladies cardio-vasculaires… qui augmentent démesurément les coûts de santé. L’alimentation estconsidérée comme responsable de l’obésité qui affecte plus de 40% des Québécois.Tout comme les taxes sur la cigarette, sur l’alcool et les primes d’assurance additionnelle en rapport avec les points de démérite, ont réduits considérablement les problèmes, elles aideront beaucoup de Québécois à réduire leur consommation abondante de produits nuisibles à leur santé.  

 

Je n’aime pas ces comités qui discutent en catimini de problèmes qui touchent autant la vie des Québécois. Je n’aime pas la tendance d’aller chercher des amis du parti au pouvoir pour présider de tels comités. J’aimerais bien qu’un jour, notre gouvernement choisisse les personnes les plus qualifiées et indépendantes pour agir comme membres de tels comités ou commissions; et que les auditions soient publiques pour que nous soyons mieux informés sur tous les sujets discutés et plus en mesure de se faire une idée réaliste de la situation

 

Claude Dupras