le 4 juillet 2005

le G8

Inquiet

 

Je suis intrigué par la réunion du G8 qui commencera mercredi à Gleneagles, en Écosse. Les deux sujets qui domineront cette rencontre importante sont les changements climatiques et l'Afrique. J'ai bien hâte de voir ce que fera George W. Bush en rapport avec ces points. J’ai perdu confiance en ce président (que je surnomme titi) qui s’avère, à mon avis, être le pire que les USA ont eu. Il a refusé de signer le protocole de Kyoto, à la surprise de tous, et semble maintenant le regretter. Pour sortir de sa gaffe, il fignole un texte afin d'apaiser le sentiment réprobateur du monde entier. On verra bien ce qu’il pondra et que diront les autres chefs des pays du G8.

En rapport avec l’Afrique, j’ai été très impressionné hier par les 8 spectacles de musique de Live 8, mis sur pied par le rocker irlandais Bob Geldof, pour aider les Africains. Par hasard, lors de notre visite de jeudi dernier au Château de Versailles  j’ai vu la scène colossale qui était en construction devant le portail d’entrée de l’esplanade du château. Ce fut en France, comme ailleurs, un immense succès.

C’est surprenant de voir comment un homme comme Geldof a pu réussir à mettre autant de pression sur les chefs du G8. J’ai confiance que le Canada qui dans le passé a été un grand défenseur du protocole de Kyoto et a pris une position favorable pour l’élimination des dettes des pays pauvres (non seulement ceux de l'Afrique) continuera dans la même veine.

Les conclusions de cette importante rencontre devraient intéresser particulièrement mes concitoyens Montréalais puisque se tiendra dans notre ville, à l’automne, la première réunion des États parties au protocole de Kyoto, en parallèle avec la onzième grande conférence de l’ONU sur les changements climatiques. Les représentants des pays du monde viendront alors chez nous pour continuer leurs négociations sur les engagements à prendre par les pays pour l'après 2012 et chercher à s'entendre.

Lors de mes voyages en Afrique j’ai été témoin de la pauvreté indescriptible dans laquelle vivent ces peuples. La tâche pour aider est si grande qu’elle semble impossible. Un des premiers problèmes à contrecarrer est la corruption. Celle-ci est tellement évidente que plusieurs organismes de charité du monde refusent d’aider parce que leur aide  financière ou autre ne se rend pas aux pauvres. Il ne faut pas oublier non plus Haïti, qui est aussi pauvre que les pays d'Afrique, ni ceux de l'Amérique du Sud comme la Bolivie et le Pérou. L’effort du monde entier doit donc être à la mesure de plusieurs « plan Marshall ». C’est possible. On a dépensé des milliards pour faire des guerres, pourquoi ne pas faire une guerre en règle contre la pauvreté afin que les citoyens de ces pays aient le minimum vital et puissent éduquer leurs enfants. Sommes-nous assez motivés pour le faire?

Claude Dupras