Le langagier localisateur

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mardi 16 août 2005

Le langagier localisateur

Surpris

 

Hier, une émission de Canal-Vie m'a ouvert les yeux sur l'évolution des services de traduction.

 

Au cours des dernières décennies, il est devenu important d'utiliser une terminologie précise afin d'assurer une communication efficace dans les milieux professionnels et entre spécialistes. Face à ces réalités de la communication, le Canada en collaboration avec des institutions nationales et internationales a travaillé à harmoniser ces terminologies et a créé des fonctions nouvelles pour rencontrer ces besoins.

 

J'ai toujours utilisé le terme "traducteur" en parlant de celui qui traduit, révise, rédige ou adapte un texte. Le terme utilisé actuellement est langagier. C'est un professionnel du langage et avec l'informatisation mondiale, le langagier devient « localisateur ». C'est une nouvelle race de langagier, une nouvelle spécialité et l'université du Québec offre des diplômes « d'études supérieures spécialisées en localisation ».  

 

La « localisation » est un prolongement des activités de traduction et de rédaction et vise à récrire un contenu dans un autre langage en tenant compte des spécificités culturelles des nouveaux lecteurs cibles et de l'environnement informatique.

 

Le « localisateur » doit donc avoir une connaissance approfondie de la culture visée et de solides notions d'informatique. Nous utilisons tous les jours cet autre langage créé par des « localisateurs », sans nous en rendre compte, dans notre travail ou nos loisirs informatiques et dans notre langage. 

 

Depuis la venue de l'informatique le métier de « traducteur » qui était moins en demande a connu une nouvelle vague et aujourd'hui le langagier localisateur devient de plus en plus  nécessaire. 

 

Je termine ce blog avec deux citations. Une première que j'ai trouvée sur Internet, écrite sur les nouveaux « localisateurs », et l'autre de Baudelaire

 

"Il est fort à parier que cette phratrie nouvelle est appelée à donner naissance aux purs-sangs du haras linguistique, issus du croisement de la langue, de la technologie et de la culture des peuples" (La grande rousse)

 

"Il y a dans le mot, dans le verbe, quelque chose de sacré qui nous défend d'en faire un jeu de hasard. Manier savamment une langue, c'est pratiquer une espèce de sorcellerie évocatoire" (Baudelaire)

 

Claude Dupras