Le Mont-Jésus-Marie

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Le Mont-Jésus-Marie

Après l’enterrement de Wilfrid, Charles-Émile et Antoinette rentrent à Verdun avec leurs fils, car deux jours plus tard Jean-Claude et Pierre-Paul font leur entrée au pensionnat du Mont-Jésus-Marie, situé dans la maison mère de la communauté des Soeurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie, à Outremont. Ils ont décidé de les inscrire dans la meilleure école pour
leur âge et ont choisi un pensionnat renommé. Cette idée leur est venue à cause des longues heures de travail et de la fatigue qui envahit Antoinette. Elle sera ainsi en mesure de se reposer le soir, sans les tâches additionnelles de s’occuper des enfants et de la maison. Ils croient que ce ne sera que pour une courte période de deux ans. Jean-Claude entre en 3ième année et Pierre-Paul, qui a eu 5 ans en mai, fera sa 1ière année de scolarité.

Jean-Claude s’adapte rapidement à cette de vie de pensionnat sous la tutelle des soeurs, mais Pierre-Paul est très malheureux. Séparé de ses parents pour la première fois, il s’ennuie, tout particulièrement de sa mère. Il boude, ne mange pas et pleure. Son attitude lui vaut les punitions des soeurs qui croient que tout se règlera par la discipline. Elles ne comprennent pas que Pierre-Paul est un être sensible, affectueux, qui a besoin d’être compris. S’il lui arrive parfois de savoir pourquoi on le punit, ce n’est pas tout le temps le cas et il se sent martyrisé. Il a des difficultés en classe. Non pas par manque d’intelligence, il est brillant, mais il ne peut tout simplement pas accepter ce régime difficile. Il en souffre et cela l’affecte. Jean-Claude n’est guère conscient de ce qui se passe. Il voit à peine son frère au réfectoire, car il est assis à l’autre extrémité de la salle et ne couche pas dans le même dortoir. Le samedi, il l’entend se lamenter quand ses parents viennent les chercher pour leurs jours de sortie. Pierre-Paul se plaint à Charles-Émile qui se retourne vers Antoinette et dit « Nanette, parle-lui », car il ne trouve pas les mots pour l’encourager. Jean-Claude, heureux de la vie de pensionnat, essaie de le motiver, mais rien n’y fait. Finalement, avec le temps, il se calme et se résigne à ce système qu’il subit. Profondément malheureux, il ne donne pas tout ce qu’il peut donner.
 

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