Le pain français

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vendredi 30 septembre 2005

le pain français

Détendu


Est-ce possible d’imaginer un repas digne de ce nom en France sans la baguette?  Pâtés, plats en sauce ou fromages ne trouvent-ils pas en elle le complément naturel et gourmand ? Le pain français préparé par l’artisan boulanger est bon. Baguette, ficelle, boule, croissant, brioche, gros pain, pain au levain… quelque soit ce qu’on achète c’est presque toujours de bonne qualité et de bon goût.

 

Plus je suis en France, plus je comprends que la fabrication d’un bon pain à partir de farine de blé tendre est un art complexe. Elle demande de la rigueur car de nombreux paramètres peuvent en modifier la qualité, comme la température, l’humidité, la pression atmosphérique, le temps de pétrissage… Je réalise que chaque boulanger suit sa propre méthode en fonction de son expérience et réussit bien.

 

On passe tous les jours devant d’innombrables boulangeries et on ne peut que s’étonner du grand nombre. C’est sûrement le commerce de proximité le plus couru. Ici, à Rochefort du Gard, il y en trois et le goût du pain de chacun est différent. Ils sont tous bons.

 

Malgré que les grandes surfaces offrent du pain moins cher, les citoyens de notre commune préfèrent d'emblée acheter leur pain chez le boulanger du « coin ». Pour eux, le pain est leur aliment de base et fait partie de tous les repas. Il mange plus d’une baguette (250 gr) par jour chacun. Plusieurs disent qu’elle a l’effet de bien les rassasier et d’éviter le besoin de grignotages intempestifs, ce qui leur permet de maintenir leur ligne.

 

Au Québec, je suis toujours à la recherche de bon pain. Évidemment, je le compare avec celui que je déguste en France et je peine à en trouver. Malgré les nouveaux commerces spécialisés dans le pain, l’ouverture de petites boulangeries (souventes fois par des Français), je n’en trouve pas. La qualité est là, mais le goût et la consistance n’y sont pas. Pourquoi? C’est la question que je pose à chacun de ces boulangers. Un me dit que c’est à cause de l’eau, l’autre de la farine, l’autre de l’humidité et ainsi de suite. Il semble qu’aucun n’est capable de bien faire l’ordonnancement de ces critères pour fabriquer un pain semblable au pain français. Surprenant !

 

Je comprends de plus en plus la raison pour laquelle sur les marchés plus lointains, baguettes et croissants français sont considérés comme des produits de luxe.

 

Claude Dupras