Le point tournant

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jeudi 20 octobre 2005

le point tournant

Confiant

 

Suite à mon blog « Sarkozy ou de Villepin », j’en suis venu à la conclusion, après maintes discussions avec des amis Français, que le mot important est « rupture ». Ce pays qui a de si grands avantages devient de plus en plus paralysé par le super-état-providence que ses citoyens se sont donnés. L’heure de vérité approche et elle sera probablement douloureuse, à moins que les Français ne réagissent avant. Sarkosy propose une vraie rupture des attitudes passées. Je crois que c’est une proposition très réaliste. Certains me disent que c’est facile à proposer mais plus difficile à faire et ils prennent, en exemple, la décision de l’ex PM Juppé qui avait abandonné ses réformes à cause des manifestations dans les rues. Ils prédisent que Sarkosy fera de même. Je ne le crois pas pour trois raisons : il a du caractère, a vécu le passé et comprend bien l’importance de ce qu’il propose pour l’avenir de son pays. 

 

Dans la récente confrontation entre l’État et la SNCM (la société maritime d’État pour desservir la Corse), le gouvernement, avec raison, s’est tenu debout devant les innombrables manifestations. Les syndicats sont rentrés bredouilles parce qu’ils avaient pris une position indéfendable et irrationnelle pour le meilleur intérêt de la France. C’est un début et une victoire pour de Villepin.

 

Le Québec vit une période semblable de relations état-syndicats. Il est clair que les syndicats québécois cherchent à transformer notre état-providence en super-état-providence. S’ils réussissent, cela étranglera le Québec de demain. Heureusement, le PM Charest résiste bravement aux demandes exagérées des syndicats même s’il subit un tort personnel immense et qu’il voit son niveau de popularité baisser à vue d’œil. Une telle situation n’est pas bonne pour un politicien ni pour son parti. Nonobstant cette pression douloureuse, Charest tient bon et, même si je ne suis pas libéral, il a toute mon admiration pour le courage et la vision qu'il démontre. Le Québec a des difficultés monétaires importantes qui sont exprimées par ses déficits croissants. Il doit vivre selon ses moyens tout en assurant un développement qui colle à sa réalité. Les Québécois doivent aussi faire leur part en reconnaissant les difficultés du gouvernement et en appuyant ses positions dans ce conflit. Il ne s’agit pas de supporter le parti au pouvoir, mais de réagir, pour le meilleur intérêt du Québec, aux réclamations intempestives des syndicats.

 

La France et le Québec sont à un point tournant et pour aller dans le bon sens il me semble que leurs peuples se doivent de bien appuyer, à ce moment critique, leurs hommes politiques.

 

Claude Dupras