Le pouvoir à Duplessis

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Le pouvoir à Duplessis

Au Québec, Duplessis se révèle un grand Chef de l’Opposition. Il obtient la convocation du Comité des comptes publics et révèle au grand jour les tractations financières dans lesquelles tremperait le Premier Ministre. Il dévoile une liste de quarante-deux personnes ayant reçu de l’argent à même les fonds publics et qui ont un lien de parenté avec Taschereau. Il dénonce le Ministre de la colonisation, Irénée Vautrin, architecte de son métier, pour s’être acheté un pantalon au frais de son ministère. L’affaire des « culottes à Vautrin » frappe l’imagination des Canadiens français et passe à l’histoire. Les travaux de l’Assemblée législative sont bloqués. Taschereau démissionne le 11 juin 1936 et son successeur, Adélard Godbout, agronome et professeur de son état, déclenche des élections générales pour le 17 août, deux mois plus tard. Dans le but de regagner la faveur populaire, il met sur la touche tous les membres de son parti associés aux scandales et présente une nouvelle équipe pour montrer que lui est honnête !

Maurice Duplessis ouvre sa campagne à Trois-Rivières. Charles-Émile s’y rend pour participer à la grande assemblée convoquée à cette occasion sur le terrain des expositions. Il entend le Chef définir son programme électoral en faisant promesse de défendre l’autonomie provinciale dans les rapports du Québec avec le fédéral, de lancer des programmes d’électrification rurale, de pavage des routes, de construction d’écoles et d’hôpitaux et de restaurer l’intégrité de l’administration publique. Plus particulièrement, il s’engage à nationaliser l’électricité. L’Union Nationale remporte une éclatante victoire avec 70 sièges contre 15 et les Libéraux perdent le pouvoir, après l’avoir exercé pendant 42 ans sans interruption. Verdun passe à l’Union Nationale, au grand plaisir de Charles-Émile. Suite à cette victoire, le gouvernement fédéral met sur pied la commission Rowell-Sirois pour faire enquête sur les relations financières entre le fédéral et les provinces. Elle conclut que le rôle du Canada doit être plus important dans les programmes sociaux afin de les protéger contre de futures calamités économiques.

 

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