Le premier ministre Stephen Harper

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mardi 24 janvier 2006

le premier ministre Stephen Harper

Heureux

 

L’élection d’hier a confirmé la victoire du nouveau PM du Canada, Stephen Harper. La victoire conservatrice ne fut pas aussi grande qu’annoncée, la défaite libérale moins désastreuse, le vote du Bloc plus bas que prévu et le nombre de députés NDP plus élevé. Les politiciens ont eu encore raison : il ne faut pas se fier aux sondages !

 

Suite à son élection, Stephen Harper a fait hier soir un grand discours. Il a été très impressionnant. Pour sa part, Martin s’est montré à la hauteur d’un grand homme d’état et a agi comme un chef de parti responsable en annonçant qu’il quittait son poste de chef du parti. Il évite ainsi des déchirements internes inutiles et négatifs.

 

Ce qui est rafraîchissant dans cette élection, particulièrement au Québec, c’est que la donne politique a soudainement changé. Le Bloc a perdu 17 députés mais avec de nouveaux gains (à cause de la faiblesse des libéraux) a pu s’en sortir honorablement avec 3 sièges en moins à la Chambre des Communes pour un total de 51. Cela représente 68% des sièges du Québec alors qu’il n’a reçu que 42,1 % des votes.  Les Conservateurs avec 24,6% des votes n’ont remporté que 10 sièges. C’est ainsi dans un système parlementaire britannique.  Pour vraiment juger de l’allure de cette campagne, il faut tenir compte du pourcentage des votes. Le Bloc a perdu près de 7%. C’est beaucoup. De plus dans la région de Québec (pure laine comme les séparatistes aiment à le dire) le Bloc est descendu encore plus bas à 36% en obtenant moins de votes que le parti conservateur dirigé par un Albertain. Cela démontre bien que les Québécois sont comme les autres Canadiens et capables de faire la part des choses.

Je félicite sincèrement les citoyens de la région Québec pour leur attitude positive. J’espère que devant cette nouvelle situation les séparatistes vont cesser de nous casser la tête avec leur phobie de tenir un autre référendum.

À l’élection de 1957, Diefenbaker gagnait 112 comtés contre les 105 des libéraux. Le Québec lui donna 9 députés et lui assura ainsi une pluralité pour un gouvernement minoritaire. Cela ressemble étrangement à ce qui est arrivé hier. Neuf mois plus tard, dans une élection qu’il avait décrétée, le PM Diefenbaker fit élire 208 députés, le plus fort score depuis la confédération, dont 50 députés conservateurs au Québec. C’est un exemple encourageant pour le nouveau PM Harper. Je crois que c’est possible.

 

Claude Dupras