Canada

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Le peintre canadien, religieux, intimiste, de la cité et enseignant Ozias Leduc, naît le 8 octobre 1864 à Saint-Hilaire de Rouville. Fils de menuisier d'une famille de 10 enfants, il devient un des plus importants peintre de l'histoire du Québec et le maître d'artistes tels Paul-Émile Borduas et Gabrielle Messier. À l'âge de 7 ans, son professeur remarque ses aptitudes en dessin. En 1883, il est employé par Carli, un fabricant de statues à Montréal. En 1886, il devient apprenti de Luigi Capello, un peintre italien, sur des décorations d'église. En 1889, il travaille avec Adolphe Rho pour la décoration de l'église de Yamachiche au Québec. Vers 1890. Il installe un atelier de Montréal. Peintre religieux, Il travaille d'abord à la décoration de l'intérieur de l'église St-Paul-l'Ermite (1892) et il obtient son premier contrat important pour la cathédrale de Joliette, pour laquelle il peint un groupe de 23 tableaux religieux. Vers 1896, il retourne à Saint-Hilaire et œuvre pour l'église de St-Hilaire. Leduc est en rupture avec ce qui se fait alors au Québec. Ambitieux, Il glisse quelques éléments discrets se référent à la vie quotidienne des fidèles. Grâce à ce contrat, Leduc voyage à Paris et à Londres en 1897 avec Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté, pendant lequel il est marqué par quelques impressionnistes. Mais c'est surtout le courant symbolisme qui stimule son intérêt au niveau pictural. Pendant sa carrière, il décore plus de 30 églises et chapelles au Québec, en Nouvelle-Écosse et dans l'Est des États-Unis dont la cathédrale de St-Ninian d'Antigonish, le baptistère de la Basilique Notre-Dame de Montréal (1927-1928) et l'église Notre-Dame-de-la-Présentation à Shawinigan-Sud (1943-1955), un projet qui lui demande treize ans de travail. Peintre intimiste, il répond à plusieurs commandes de portraits. Il dessine les paysages notamment "Cumulus bleu", "Fin de journée", "Effet gris (neige)", "Pommes vertes"... , et la série « Imaginations ». Sans aucun doute, la région d'origine du peintre Saint-Hilaire, la montagne, la rivière Richelieu et le rang des Trente est son univers à explorer, le cadre où il trouve son inspiration. Leduc se lie à l'intelligentsia canadienne-française conservatrice comme libérale du début du xxe siècle. Il compte parmi ses relations de grands écrivains, des poètes exotiques, d'importants architectes; des politiciens... Il participe notamment à la revue avant-gardiste Le Nigog en 1918. Il crée également avec Paul-Émile Borduas les décors pour la pièce de Choquette, Madeleine, en 1928 et encore. Profondément ancré dans son village natal, Leduc s'implique également dans la vie communautaire québécoise et canadienne en étant tour à tour président de la commission scolaire puis conseiller municipal. Voyant déjà Saint-Hilaire enlaidie par une urbanisation rapide et massive, il cherche à embellir son village en faisant planter des arbres et en planifiant la construction de parcs. Comme maître, dès 1899, Leduc enseigne le dessin au couvent de Saint-Hilaire. Il fera de même dans divers couvents de la région de Montréal. Il meurt le 16 juin 1955 à Saint-Hyacinthe.