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  • H. Robinson, Albert

Le peintre canadien Albert Henry Robinson naît à Hamilton en Ontario en 1881. Il est le cadet de cinq garçons et une fille. Lorsqu'il quitte l’école secondaire, le Times perd son illustrateur en chef et il invite Albert à postuler l’emploi. Muni d’un lot de dessins, Robinson obtient le poste – payé 5 $ par semaine. Robinson a pour tâche d’illustrer des scènes d’accident, de meurtres et tout autre grand événement du jour. Deux années après, Robinson s'inscrit à l’atelier de modèle vivant de John S. Gordon à la Hamilton Art School, alors que salaire est à 9 $/ semaine. Il économise suffisamment d’argent pour aller étudier le dessin à Paris en 1903. La première année, Robinson étudie à l’académie Julian, puis Il entre à l’École des beaux-arts, sous la direction de Gabriel Ferrier. Robinson prend des cours de dessin, mais est éventuellement initié à la peinture à l’huile tout en perfectionnant ses talents d’aquarelliste. Son frère médecin, E.H. lui présente un peintre anglais, Thomas William Marshall et il passe deux étés avec sa famille et peint. De retour à Hamilton, John S. Gordon, lui donne du travail dans son studio. Puis , Gordon dirige la Hamilton Art School et Robinson le suit pour donner des cours. Robinson expose pour la première fois en 1906. Il s’agit d’une exposition conjointe avec MM. Neyland et Gordon et vend sa toute première toile. Le tableau représente une scène d’hiver avec une église. Le talent de pianiste de Robinson est le point tournant de sa carrière et de sa vie entière. Les Truesdale reçoivent chez eux M. et Mme William L. Davis. Ils demandent à Albert de se joindre à eux pour divertir leurs invités. M. Davis s’y connait en art. Il suggère à Albert de retourner avec lui à Montréal. Il lui trouve un studio, garantit son loyer et le présente aux grands noms de la peinture canadienne ainsi qu’aux amateurs d’art susceptibles d’apprécier son travail. À Montréal, il vit chez les Davis comme un membre de la famille. Ces derniers lui trouve à la Place Phillips un studio qu’il partage avec Robert Findlay, architecte. M. Davis lui a présenté William Brymner, Edmond Dyonnet, et Maurice Cullen, qui prennent Robinson sous leur aile protectrice. Il présente trois toiles à l'exposition de l’Académie royale des arts du Canada qui sont acceptées. Peu de temps après, en 1911, Robinson devient associé de l’Académie et membre fondateur du Canadian Group of Painters (1933) issu du Groupe des sept. En 1912, le Musée des beaux-arts du Canada achète son premier Robinson : « Lumières du soir », une scène d’hiver. Lorsque la guerre est déclarée en 1914, Robinson ne touche pas à ses pinceaux. Le Musée achète da première toile peinte après la guerre. Le gouvernement du Québec se porte acquéreur de son deuxième tableau « Vieille église, Longue Pointe ». Puis, dans le cadre du programme "Souvenirs de guerre" Robinson contribue avec Cullen, J.W. Morrice, C.W. Simpson, F.H. Varleyet Jackson, à peindre l’histoire de la guerre en immortalisant sur la toile la construction navale en temps de guerre aux chantiers de la Vickers. Le voyage à Cacouna est la première d’une série d’excursions des plus productives que Robinson fait avec Jackson, Gagnon, Randolph S. Hewton et Edwin Holgate à des endroits pittoresques comme La Malbaie, Saint-Tite-des-Caps, Baie-Saint-Paul, Les Éboulements et Québec. Il y réalise sa plus célèbre toile « La messe de Pâques : sur le chemin du retour », qui appartient maintenant à l’Art Gallery of Toronto. Pour Arthur Lismer cette toile démontre qu'Albert Robinson est un coloriste de tout premier ordre. Robinson compte parmi les trois seuls Canadiens dont des toiles sont exposées au Luxembourg, à Paris. Son tableau « Le dégel », est acheté en 1932 par le gouvernement français Puis, le malheur de la maladie frappe et Robinson est incapable de manier ses pinceaux. Il meurt en 1956.