Grande Bretagne

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Le peintre anglais Thomas Brooks naît en 1818 à Hull (Angleterre) et, comme tant d’artistes provinciaux, vient à Londres à l’âge de vingt ans pour étudier, tout d’abord à l’Académie d’Art de M. Sass dans Bloomsbury, puis en 1838 à la Royal Academy schools comme élève d’Henry Peronnet Briggs, R.A.. Il passe quelques années à Paris, étudie beaucoup au Louvre, avant de retourner à Hull où il s’établit comme un portraitiste. La présentation de deux tableaux à la Royal Academy en 1844 et 1845 attire de bonnes critiques élogieuses qui lui permettent de se déplacer à Londres. Sa pièce, "The Village Student 1845 », une étude magnifiquement éclairée d’un garçon rend hommage à la fois à la peinture hollandaise du XVIIe siècle et à ses principaux adhérents anglais dont Sir David Wilkie. En 1848, il s’installe à Londres de façon permanente. Brooks peint principalement des paysages dramatiques, des scènes de genre et des portraits. Le tyle de Brooks s’élabore dans cette veine réaliste durant les années 1850 et par la suite. Sa toile « Sister’s grave » (publié sur cette page facebook il y a quelques jours par Gérald Ménard) le montre à son zénith. La lumière est primordiale, et la modélisation qui résulte des surfaces et des textures crée une robustesse presque en trois dimensions. Cette clarté sculpturale est conforme à la tradition néerlandaise qui a attiré les premiers peintres du 19ème siècle, mais la richesse de la palette de couleurs et l’émission de matière narrative de Brooks sont aussi bien inspirés par le cercle préraphaélite. Ce groupe d’artistes, dirigée par William Holman-Hunt et John Everett Millais, a envoyé des ondes de choc à travers le monde de l’art dès leur début public en 1848 et vers le milieu des années 1850 leur style influence les praticiens contemporains. À partir de 1859, il présente ses œuvres à la Royal Academy et la Royal Society of British Artists. Thomas Brooks meurt en 1891.