Les prix d'essence

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mercredi 17 août 2005

les prix d'essence

Frustré


Ça monte, ça monte…. Il ne semble pas y avoir de fin… Les prix à la pompe ne cessent de grimper et depuis une semaine le rythme est essoufflant. Que se passe-t-il? On nous dit que c’est à cause de la demande, de la Chine, de l’Inde, etc...

 

La semaine dernière, en montant au nord vers l’Abititi, j’ai acheté de l’essence à $1,06 le litre près du village de Nominingue pour me rendre compte qu’en arrivant en Abitibi, à 800 km de Montréal, l’essence se vendait à $0,99 le litre par les pétrolières. Comment est-ce possible? Il faut quand même y transporter l’essence à partir des raffineries de Montréal. Le prix devrait normalement être plus cher là-bas. Non ?

 

À mon retour, je suis allé à Lachute pour les funérailles d’un de mes anciens employés, et, à la sortie de l’autoroute 15, j’ai remarqué que la station d’essence d'un indépendant vendait le litre l'essence à 8 cents moins cher que le prix affiché à Sainte Adèle. Il est certain que le propriétaire de cette station doit faire un profit car il n’est sûrement pas un bon samaritain qui veut vendre à perte pour aider les automobilistes. J'en suis venu à la conclusion que la différence origine dans la marge de profit à la pompe.  Aujourd’hui, la radio rapporte qu’une récente enquête démontre que les pétrolières prennent actuellement à la pompe un profit de 10 -11 cents par litre au lieu du 3,2 cents d'avant la récente inflation des prix de l’essence. Il semble qu'en Abitibi les pétrolières ont une politique de prix différente .

 

Il ne faut pas oublier aussi que les profits à la pompe sont majorés des taxes provinciales et fédérales. Un excès affecte encore plus le consommateur.

 

Il est clair que les pays producteurs sont les premiers responsables. Ils font des affaires en or et sont en train d’empocher des milliards. C’est bien pour des pays comme l’Algérie, le Venezuela, le Nigéria et même l’Irak… et quelques autres qui peuvent utiliser ces nouvelles ressources financières pour relever leur pays. Cependant, l’Arabie Saoudite, le Kuwait, et d’autres de même acabit sont riches à craquer et ne savent que faire de ces argents nouveaux. Quant aux pays pauvres non-producteurs, qui pensent à eux ?

 

Pour atténuer les difficultés financières que ressentent de plus en plus de Canadiens, il est temps que nos gouvernements interviennent pour contrôler les marges de profits. Ils pourraient commencer par les leurs car ils empochent des sommes record de taxes non prévus dans leurs budgets. Pourquoi, en ce moment critique, ne pourraient-ils pas les limiter d’autant plus qu’il semble que les hausses de prix continueront ? S’ils ne veulent pas le faire sur l’essence qu’ils le fassent au moins sur l’huile à chauffage. Un très grand nombre de vieux logements utilisent cette source d’énergie pour le chauffage et beaucoup sont occupés par des gens avec des moyens financiers très limités ou des pauvres. Ils risquent de souffrir durant le prochain hiver.   

 

Claude Dupras