Les Québécois, des niais ?

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mardi 6 décembre 2005

Les Québécois, des niais ?

Triste

 

Je suis peiné de voir le déroulement de la campagne fédérale à ce jour, au Québec. Alors qu’ailleurs dans notre pays, le débat sur les politiques futures est engagé, ici nos politiciens s’échangent des bêtises qui sont reprises et répétées sans cesse par nos médias.

 

Duceppe, le chef du Bloc Québécois, qui peine à cacher son caractère arrogant et coléreux, propose à tous ses organisateurs réunis en conclave de faire disparaître les libéraux complètement de la carte, de les exterminer. Lapierre, ministre libéral, mauvais stratège et aussi arrogant que son vis-à-vis, s’offusque et qualifie de nazi l’objectif des bloquistes. Duceppe s’excuse, Lapierre le fera. Cette niaiserie a duré trois jours durant lesquels l’attention des Québécois a été attirée ailleurs que sur l’essentiel. Pendant ce temps, nos concitoyens canadiens parlent de l’avenir et discutent de réduction de la taxation, de fiscalité, de soins hospitaliers, de combat contre la drogue, de garderies, etc…

 

Il en est de même sur nos lignes ouvertes à la radio. Je prends par exemple, celle de CKAC avec Cournoyer-Larose, où l’ex chef syndical Larose, séparatiste notoire, ne cesse de dénigrer tout ce qui vient d’ailleurs que de chez nous au Canada. Il y a quelques jours, il affirmait selon son habitude, avec solennité, comme s’il avait la science infuse et avec le mépris qu’on lui connaît des Canadiens anglais, que c’est seulement au Québec que l’on est à gauche. Il soutenait, qu’ailleurs au pays, c’est la droite, l’extrême droite même, et que jamais rien de social n’est venu de ce côté là. Il oublie l’histoire. Il ne reconnaît pas que l’État Providence a été implanté du temps des ex PM canadiens Mackenzie King et Louis Saint-Laurent. Que c’est un premier ministre de la Saskatchewan, Tommie Douglass, qui a proposé l’assurance maladie au pays. Il ne veut pas parler des lois canadiennes qui ont instauré, entre autres, les pensions de vieillesses, l’assurance chômage, l’aide aux familles démunies, le système de sécurité sociale. En somme, Larose se moque de nous en maquillant la réalité au profit de sa cause.

 

Que c’est triste de constater le manque actuel de grands leaders politiques canadiens français, des hommes capables de se situer au-dessus de la mêlée et d’orienter nos concitoyens vers des objectifs nobles et vrais ! J’espère que nous, Québécois, saurons compenser pour ce manque de leadership en profitant de cette campagne électorale pour discuter des grands sujets et de la Politique (avec un grand « P »). 

 

Je ne sais pas si ceux qui me lisent sont comme moi, mais j’en ai soupé des Duceppe, des Lapierre, des Larose et des autres de leur espèce qui déblatèrent sur tout et sur rien avec des arguments insignifiants et insipides et qui nous prennent tous pour des niais.

 

Claude Dupras