les USA et le manifeste Bouchard

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jeudi 27 octobre 2005

les USA et le manifeste Bouchard

Surpris


J'ai reçu ce message fort intéressant d'un ami:

Claude

Je te résume en gros mon opinion sur le manifeste de Bouchard. Cette intervention est dépassée. Elle pouvait se comprendre dans le contexte de 1995, mais aujourd'hui, elle ne cadre plus du tout avec les nouvelles réalités. Il faut arrêter de se regarder le nombril. Les problèmes du Québec sont loins d'être les plus déterminants pour ce qui est de l'avenir. Celui-ci sera bien davantage dicté par les grands courants qui affectent notre voisin américain. À cet égard, a) l'endettement américain, b) le poids financier de la guerre en Irak sur la progression de cet endettement, c) le poids des dépenses liées à la protection anti-terroriste, d) le poids des charges que doit assumer le gouvernement américain du fait de l'intensification de l'effet de serre (ouragans, et autres catastrophes naturelles de plus en plus nombreuses) et de leurs conséquences sur le tissu économique, social et politique du pays, e) les conséquences désormais très apparentes de la mondialisation des marchés sur les entreprises américaines et les niveaux d'emploi et de protection sociale aux États-Unis (GM sur le bord de la faillite, tout comme Ford et Chrysler) vont favoriser l'élection des démocrates à l'issue de la prochaine campagne présidentielle et entraîner un important virage à gauche dans les politiques américaines, avec une possibilité très réelle que de nouvelles barrières protectionnistes soient érigées, barrières dont le Canada serait un des premiers pays à faire les frais (voir bois d'oeuvre). Dans de telles conditions, La "lucidité" à la Bouchard ne pèserait pas très lourd, et la donne changerait presque du jour au lendemain.

un ami

Même si l'emploi grimpe et que les affaires sont bonnes aujourd'hui aux USA (je crois que c'est surtout à cause de l'esprit de travail des Américains), le contenu du message de mon ami exprime bien les problèmes de notre voisin qui découlent en partie de la direction de titi Bush. Depuis le premier jour de sa nomination, je ne cesse de le critiquer car il était clair pour moi qu'il n'était pas à la hauteur. Je ne suis pas surpris qu'il ait enfoncé profondément son pays dans la dèche financière et qu'il connaisse aujourd'hui des problèmes politiques majeurs avec l'affaire de la CIA, l'affaire Miers, et la situation en Irak.

Finalement, ses actions irréfléchies ont permis à l'américain moyen de le voir comme la majorité d'entre nous le voyons. Il a atteint son plus bas point de popularité et cela dans la première année de son deuxième mandat. Il ne serait jamais réélu aujourd'hui. Je m'imagine ce que ce sera dans trois ans, surtout si son âme et conscience Karl Rove n'est pas dans les parages. De toute façon, il ne m'intéresse plus et je crois que c'est le sentiment d'une très grande majorité de gens sur la planète. Malheureusement, beaucoup d'entre-eux transposent leurs frustrations sur les USA et son peuple et émettent des sentiments anti-américains qui ne sont pas justifiés.  

Claude Dupras