les voies jacquaires

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 Les voies jacquaires (« Los caminos »)

Par ailleurs, s'il est parcouru depuis le IXe siècle par des chrétiens faisant étape dans des monastères, le pèlerinage de Saint-Jacques est également devenu une randonnée célèbre, où les marcheurs croisent les amateurs d'art roman.

Un chemin de Compostelle est bien identifié en Espagne, c'est le « camino francés » qui a été la voie de communication du Nord de l'Espagne très fréquentée après la Reconquista pour favoriser le repeuplement des royaumes du Nord. Cette voie conduisait à Compostelle mais tous ceux qui l'ont empruntée ne sont sans doute pas allés jusqu'en Galice. Il n'y a pas d'équivalent en France. Des chemins de Saint-Jacques ont été tracés par la FFRP (Fédération de Randonnée Pédestre) à partir du début des années 1970. Le chemin de Puy-en-Velay est devenu le sentier de randonnée GR 65.Celui d’Arles le GR653.

"Les chemins de Saint Jacques" : Le pèlerinage de St Jacques de Compostelle, en France, passait par quatre chemins principaux :

La Via Tolosana (ou voie toulousaine): 525 km d'Arles à Somport. Elle traverse Montpellier et Toulouse pour arriver en Espagne par le col de Somport. Puis 1075 km jusqu’à Compostelle,

La Via Podiensis : 750 km de Puy-en-Velay à Ostabat. Elle traverse Conques, Moissac et rejoint l'Espagne par St Jean Pied de Port. Puis 780 km jusqu’à Compostelle. C'est le chemin le plus usité. Celui de Suisse le rejoint. (Un GR est présent sur le tracé Genève - Le Puy)

La Via Lemovicensis (ou voie Limousine) : 820 km de Vézelay à St Jean Pied de Port. Cette voie traverse Chateauroux, Périgueux et rejoint le GR 65 soit à La Romieu-Beaumont, soit à Ostabat. Puis 780 km à Compostelle. (Un chemin partant de Namur, en Belgique, permet d'accéder à Vézelay)

La Via Turonensis (le grand chemin) : 915 km environ de Paris à St Jean Pied de Port. Elle traverse Paris, Chartres, Orléans, Tours, St Jean d'Angelis, Saintes et Bordeaux pour rejoindre à son tour les deux autres chemins précités peu avant la frontière Espagnole. Puis 780 km à Compostelle. (le "Grand Chemin" est relié au Danemark et à la Belgique)

Les quatre voies françaises sont rejointes par des voies d’autres pays européens jusqu’en Europe de l’Est et en Asie.

À voir:  Diaporama des voies jacquaires 

Les écrits anciens ne mentionnent que quelques étapes et il semble évident que les tracés actuels doivent être très différents des chemins de l'époque passée. Les pèlerins ne devaient être guidés dans leurs haltes que par la présence des églises et lieux saints, les capacités d'accueil, de restauration et de soins.

Outre les brigands de grands chemins, ils devaient avoir une attention toute particulière à leur orientation et les erreurs de parcours devaient être très fréquentes; ce qui devait les rallonger d'autant. (au passage, il faut souligner le travail de tous les bénévoles qui guident les pèlerins avec d'incontournables petites traces blanches et rouges disséminées tout au long du chemin et qui deviennent les repères de ces derniers au fil des kilomètres).

Malgré que ces écrits laissent entendre qu'il s'agissait d'excellents marcheurs, l'équipement, notamment les chaussures, devait transformer leur pèlerinage en véritable calvaire au bout de quelques jours.

Comparés à cette époque, nos pèlerinages actuels sur le chemin de St Jacques doivent ressembler à des promenades champêtres où toute notion d'insécurité a quasiment disparu et où les gîtes apparaîtraient comme des oasis d'opulence et de confort.

Un parcours dans son intégralité (avec la partie espagnole) peut exiger deux ou trois mois, mais on peut aussi imaginer le réaliser en plusieurs fois. Les tracés ne comportent pas de difficulté technique, le point culminant se positionnant au col de Ronceveaux, en Pays Basque, à 1057 mètres d'altitude.

Ceux qui ne s'engagent pas à titre personnel ou spirituel peuvent partager un bout de chemin, à raison de cinq heures par jour et en faisant étape dans le réseau des gîtes, chambres d'hôtes et hôtels. En formule « autonomie », il s'agit de tout organiser soi-même et emporter son équipement. En « pack liberté », on profite de la logistique d'une agence spécialisée (réservation des hébergements, transfert des bagages pour alléger le sac à dos). En petit groupe encadré, on bénéficie des connaissances du terrain de l'accompagnateur et d'une ambiance conviviale.