mercredi 26 avril 2006   
le copy-cat
Surpris


 

 

Il me semble qu’être observateur politique sur la colline parlementaire à Ottawa est une tâche facile de nos jours. Pour deviner ce que sera la décision de Harper sur un sujet ou un autre on n’a qu’à savoir ce que le président Bush junior a fait dans les mêmes circonstances.

 

Encore hier, il a décidé d’empêcher l’accès des média à la piste d’atterrissage pour capter les images des cercueils, couverts du drapeau canadien, de nos soldat tués au champ d’honneur et dont les corps arrivaient à la base militaire de Trenton, en Ontario. C’est la même décision que Bush junior et le même argument : « pour respecter les familles endeuillées ». Les familles n’ont même pas été consultées.

 

Je crois que c’est plutôt pour réduire au minimum le battage publicitaire à effet négatif qui entoure un tel événement. On veut maintenir le moral des Canadiens pour éviter une montée de l’opposition à la présence militaire canadienne en Afghanistan.

 

Par ailleurs, on parle d’un règlement du conflit du bois d’œuvre avec les USA. Il a été créé de toute pièce par la politique protectionniste personnelle du président américain pour protéger les financiers de son parti. Il a même admis que si cela allait à l’encontre des ententes du libre-échange, au moins sa décision donnerait le temps aux fournisseurs américains de récupérer une part importante du marché. J’espère que le règlement qui s’annonce sera juste et équitable pour notre pays et l’industrie forestière canadienne. Avec l’à-plat-ventrisme de notre gouvernement devant le géant américain, que je constate de jour en jour, je crains que nous n’obtenions pas une solution juste et équitable basée sur les ententes du libre-échange mais plutôt un amendement à ces ententes qui limitera officiellement notre part du marché, ce qui va à l’encontre de l’esprit du libre-échange.

 

Après la décision sur la Palestine, sur Kyoto et sur le retour des dépouilles de nos soldats, le PM Harper aura si cela continue le surnom de copy-cat que nous employions durant ma jeunesse à Verdun  pour qualifier quelqu’un qui ne faisait que copier les autres sans montrer d’originalité.

 

Claude Dupras