Charles et Angélique

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Charles et Angélique

Il est particulièrement fier, en ce jour du 14 octobre 1851, debout à la droite de son fils Charles, de la sixième génération, à l’église de Saint-Jérôme. Aujourd’hui, il assiste au mariage de son garçon avec Angélique Aubin. L’année suivante, celle-ci accouchera d’une fille, Julienne. Avec l’accord de Charles, elle décide de retarder la naissance d’un deuxième enfant afin qu’ensemble ils reprennent leur souffle et s’assurent qu’ils pourront élever leur famille dans des conditions financières raisonnables. Ils veulent des enfants au moment qu’ils auront choisi et dans les circonstances qu’ils jugeront favorables pour chacun et toute la famille. Apprenant cette nouvelle, le curé s’objecte en toute conscience et prévient Angélique qu’elle doit continuer d’enfanter, faute de quoi il se verra obligé de lui refuser l’absolution au confessionnal.

Charles et Angélique, dont l’instruction chrétienne a été très stricte mais qui sont de nature plus indépendante, contestent le pouvoir que l’Église s’arroge sur leur vie et ne plient pas. Le curé les menace à nouveau. Ils hésitent. Ils voient la misère, la pauvreté et la dure vie qui affligent les familles nombreuses qui vivent autour d’eux. Pour toute eau, elles doivent se contenter de celle de la pompe « à bras » du puits installée sur l’évier de cuisine. L’eau chaude, c’est celle que l’on réchauffe dans les bouilloires sur le poêle à bois de la cuisine. Le chauffage est malaisé. Les maisons sont isolées au « bran de scie ». L’hiver, il faut chauffer à blanc le poêle à bois et la « tortue » du corridor qui mène au salon. Quant à l’éclairage, il est assuré par les lampes à l’huile et les chandelles.

Ils sont choqués par le trop grand nombre de bébés qui meurent très jeunes. Ils se révoltent contre le fardeau de ces mères de famille qui les laisse épuisées. Ils s’indignent du décès prématuré de plusieurs d’entre elles qui acceptent de se plier aux sermons des curés sur le devoir conjugal. Ils n’ont que réprobation pour les hommes mariés en secondes, troisièmes et même quatrième noces. Ils ont entrepris une démarche auprès du frère d’Angélique, prêtre de son état, pour lui demander d’intervenir en leur faveur auprès de leur curé. Ils seront tout surpris de sa réaction. Non seulement ne les encourage-t-il pas, il va même jusqu’à leur recommander fortement de se soumettre à ce qu’il appelle « la loi de l’Église ». Ils perdent rapidement l’assurance qu’ils avaient accumulée pour résister au curé. Ils se retrouvent déchirés entre ce qu’ils croient être le bon sens et le contrôle qu’exerce l’Église sur leurs vies. Finalement, ils cèdent. Ils auront 6 garçons, dont Wilfrid et 10 filles.  

Le Canada Ouest est insatisfait de l’évolution de l’Union. Il a accueilli l’Union avec enthousiasme parce qu’il y voyait un moyen d’obtenir la majorité au Parlement pour contrer la puissance politique des Canadiens français. Il est maintenant contrarié par le fait que les Canadiens français ont réussi à partager le pouvoir alors que la population du Canada Ouest, minoritaire au début de l’Union, est devenue majoritaire à 60%. Il y voit là une situation injuste et réclame la représentation parlementaire proportionnelle à la population. Cette proposition est rejetée par le Canada Est.  Celui-ci craint en effet de perdre l’influence et les gains culturels qu’il a obtenus depuis l’Union. Il s’agit d’une question purement existentielle pour les Canadiens français.

Qui plus est, le Canada Ouest veut inclure les colonies britanniques de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick dans la nouvelle confédération. Le Québec sera donc une province parmi quatre autres, plutôt qu’une de deux. Il ne représentera plus que 30% de la population du nouveau pays, au lieu des 40% actuels. Ces perspectives créent beaucoup d’appréhension et d’opposition au Canada Est.

Lafontaine est nommé Juge en chef de la Cour de justice du Canada Est en 1853.

 En 1857, Cartier devenu chef des réformistes de l’Est et président de la Société Saint-Jean-Baptiste détient, conjointement avec John A. Macdonald, le poste de Premier ministre du Canada Uni. Il occupera ce poste jusqu’en 1862. Il décide de participer à la grande coalition en faveur de la confédération des colonies britanniques du Canada, avec Macdonald et plusieurs autres partis dont celui des Grits, le parti d’opposition de l’Ouest qui a initié la proposition d’une confédération. Comme Cartier, Macdonald est un homme brillant. Jeune immigré au pays, stagiaire à 15 ans, membre du Barreau à 21 ans, homme d’affaires, politicien municipal, député du Canada Ouest à 29 ans, fondateur du Parti Libéral-Conservateur réunissant les réformistes modérés, il a déjà été co-Premier ministre avec Étienne-Pascal Taché.

1861 marque pour Montréal le début de son âge d’or. Le Vieux-Montréal est le centre d’affaires de la métropole. Les résidents aisés anglophones le délaissent pour le Golden Square Mile, tout comme leurs pendants francophones le font pour le Carré St-Louis. Les institutions religieuses, hospitalières et d’enseignement s’installent à l’extérieur du centre-ville.   

Les partisans principaux de la Coalition, « les Pères de la Confédération », se réunissent en 1864 à Charlottetown et adoptent 72 résolutions en vue d’une nouvelle constitution. L’année suivante, le Canada Ouest accepte le projet facilement. Le Canada Est l’adopte de justesse. En effet, 40% des députés votent contre la proposition d’une Confédération. Ceux qui ont voté « pour », invoquent quatre raisons : le réalisme politique, car en la refusant ils se seraient trouvés à favoriser l’imposition éventuelle d’une Confédération par Londres, dans des conditions peut-être moins favorables; les élites politique, économique et cléricale réclament une solution pragmatique; leur inhabilité à proposer une alternative réaliste, « la confédération étant la moins mauvaise des choses dans un monde fort mauvais », aux dires de Hector-Louis Langevin du journal « Courrier du Canada »; et enfin, le fédéralisme proposé concède aux Canadiens français un territoire, la Province de Québec et une législature responsable, ayant compétence exclusive sur les sujets de nature à assurer leur autonomie et leur survivance.

Les délégués des quatre futures provinces (Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse) se rendent à Londres, sans avoir toutefois consulté les populations et obtiennent quelques modifications de dernière minute à la constitution proposée. Londres accepte le projet et la reine Victoria promulgue la loi qui devient la cinquième constitution du Canada, l’ « Acte de l’Amérique du Nord britannique ».

Le pays se nomme Canada et la Confédération canadienne entre en vigueur le 1er juillet 1867. C’est un Dominion, dépendant de l’Angleterre. John A. Macdonald en sera le premier Premier Ministre. Comme capitale : Ottawa.

Jean-Baptiste ne sait pas trop qui croire pour ce qui est de la nouvelle Confédération. Avec Julienne, il réunit en conseil de famille ses cinq garçons et leurs épouses, dont Charles et Angélique. Ensemble, ils se font à l’idée que la Province de Québec aura un gouvernement responsable - où les Canadiens français seront majoritaires - qui saura sûrement défendre les intérêts des francophones dans le grand Canada.

Jean-Baptiste prend parti pour les Métis de l’Ouest lors de la première crise des francophones de ce coin du continent et il est heureux de constater que les députés fédéraux du Québec obtiennent la création d’une nouvelle province canadienne pour les Métis, le Manitoba, avec des droits linguistiques semblables aux leurs. Il voit ensuite la Colombie-Britannique se joindre au pays en 1871 et apprend que la construction d’un chemin de fer jusqu’à l’océan Pacifique est commencée.

En exil aux États-Unis, Papineau se rend en France. Onze ans après son départ, il est enfin amnistié et revient au Canada où il se fera une fois de plus élire député. Il meurt en 1871, à l’âge de 85 ans. Ses funérailles sont purement civiles, l’Église lui ayant refusé une cérémonie religieuse à cause des propos qu’il a naguère tenus sur la place de l’Église dans la société. Devant le tollé que soulève sa décision, le cardinal réaffirme : « Nulle puissance temporelle ne peut prescrire à l’Église de venir prier sur la tombe d’un mort qu’elle a jugé indigne de ses prières ». L’Église demeure inflexible et sévère.

Tout comme son père, Charles s’indigne du sort fait à Papineau. Il se joint à ses démarches auprès du curé pour amener l’Église a changer sa position à l’endroit de l’homme politique. L’Église, complètement dominée par sa hiérarchie, fait la sourde oreille. Charles comprend très mal la situation et se révolte contre cette décision qu’il juge odieuse et déshonorante.

Jean-Baptiste est déçu d’apprendre que Cartier est défait dans Montréal-Est à l’élection de 1872, mais il se réjouit de voir Louis Riel et son adversaire Clarke, tous deux candidats dans le comté de Provencher au Manitoba, se désister en sa faveur. Il faut savoir que cette même élection générale a lieu dix jours plus tard au Manitoba. Cartier est réélu au parlement comme député de Provencher. La mort subite de Cartier en mai 1873 constituera pour lui toute une surprise et l’attristera profondément. Il applaudit l’élection de Riel, qui le remplace. Tous ses héros politiques se rejoignent. Il sera cependant durement touché par la grave crise économique qui frappe le Canada en 1873, au moment où l’Ile-du-Prince-Édouard se joint à la Confédération.

La politique intéresse beaucoup Charles et Angélique qui vont développer un sentiment nationaliste de plus en plus fervent et appuieront tout politicien prêt à défendre les intérêts des Canadiens français. En 1874, ils se réjouissent particulièrement de voir leur gouvernement de Québec faire du 24 juin, jour de la Saint-Jean, la fête nationale des Canadiens français. Ils entendent parler qu’un Canadien anglais, Alexander Graham Bell, vient d’inventer un appareil pour communiquer à distance, le téléphone. Perplexes, ils ne peuvent comprendre comment cela puisse être possible. De plus, leur député fédéral, à l’occasion de sa dernière visite, leur a raconté qu’une Cour Suprême du Canada est entrée en fonction depuis quelques mois. Il leur a expliqué qu’il s’agit d’un tribunal de dernier recours. Ils n’en comprennent pas le fonctionnement mais trouvent l’idée bonne. Angélique est toute surprise d’apprendre qu’une femme en Ontario est diplômée en médecine et vient d’être autorisée à pratiquer. C’est pour elle une grande révélation, car le rôle des femmes dans la société où elle vit a été jusqu’ici confiné à l’éducation des enfants, à l’entretien du foyer et à la cuisine. Elle se réjouit de ce que ce développement laisse entrevoir comme espoir pour ses plus jeunes filles.

Jean-Baptiste décède le 22 mars 1879, Julienne l’ayant précédé le 24 avril 1877.  Ils sont partis, satisfaits d’avoir installé leur famille dans les Basses Laurentides et d’avoir mené à bien le défi de colonisation qu’ils avaient choisi de relever.

Charles a 52 ans à la mort de son père. Depuis quelques années, il a pris sa succession sur la terre familiale. Avec l’appui d’Angélique, il fait des efforts constants pour que la terre puisse répondre à leurs besoins et à ceux de leurs enfants, dont leurs deux jeunes fils, Wilfrid, l'aîné, qui a alors dix ans et Frédéric. Ils aiment bien suivre la politique et ils commencent à douter des bienfaits de la Confédération lorsqu’ils constatent que, partout au pays, on semble s’acharner à réduire la place de la langue française. Ils apprennent ainsi que le français n’est nullement reconnu en Colombie-Britannique et que le Nouveau-Brunswick vient d’adopter The School Act, dont l’un des effets est de supprimer les écoles françaises et catholiques. Ils se sentent solidaires des Acadiens, furieux de voir ainsi brimer leurs droits. Tous ces événements qui se précipitent les rendent mal à l’aise.

Combien Charles aimerait être instruit pour être en mesure de défendre ses compatriotes ! Mais, comme son arrière-grand-père, son grand-père et son père, il a peu d’instruction. Il ne sait pas écrire et ne peut signer son nom. Cela ne lui enlève pas son intelligence. C’est un autodidacte. Il aimerait bien que ses enfants réussissent mieux que lui et soient instruits. Mais comment faire? L’argent est rare et tout comme la grande majorité des Canadiens français, ils doivent vivre avec la très maigre pitance qu’est la leur. Devant la pauvreté qui s’acharne sur sa famille et avec la petite école qui n’a qu’une seule classe et une seule institutrice, il voit bien que son rêve est difficilement réalisable. Mais il essaiera quand même, d’autant plus que le frère d’Angélique, celui qui est prêtre, enseigne maintenant au collège de Sainte-Thérèse. Se trouve-t-elle là, la solution qui permettra de tirer ses enfants de la dèche qui harcèle depuis toujours les Duprat?

Suite à son élection comme député de Provencher, en 1874, Louis Riel, le chef spirituel et politique du mouvement de résistance à la prise de possession unilatérale des territoires du Nord-Ouest par le Canada, en 1870, est expulsé en prenant son siège à la Chambre des communes. L’élection est reprise dans le comté et Riel est réélu par acclamation. Déclaré criminel par la cour du Manitoba, il est disqualifié à nouveau et une ordonnance de la cour le condamne à l’exil hors du Canada pour cinq ans.

Montréal, devenue une grande ville industrielle, est la métropole du Canada. En 1879, on y fait une démonstration de l’éclairage électrique au moyen d’une lampe à arc au Champ de Mars. La compagnie Canadian Pacific Railway  est créée. Son siège social est installé à Montréal et ses ateliers se trouvent à Hochelaga (première ville des faubourgs annexée à Montréal) et éventuellement aux usines Angus. Lors de la célébration de la Saint-Jean-Baptiste en 1880, Calixa Lavallée entend son hymne, le « Ô Canada », chanté sur les paroles d’Adolphe Basile Routhier. Deux ans plus tard, les Canadiens français sont, pour la première fois, majoritaires au conseil municipal de Montréal. La Presse, journal quotidien, naît en 1884.

Riel se trouve au Montana avec sa famille quand prend subitement fin son exil. En effet, les Métis de la Saskatchewan lui demandent de prendre leur cause en main. Ils veulent se faire reconnaître propriétaires de leurs lots riverains traditionnels avant que toute la région ne soit ouverte à la colonisation. Riel voit plus grand et veut faire des territoires du Nord-Ouest la patrie des Métis et des autres peuples opprimés du monde. Chef charismatique, il forge, pour être plus fort, une alliance entre les « Sauvages » et les Métis et forme un gouvernement provisoire à Batoche, le 19 mars 1885, pour forcer Ottawa à faire des concessions, au besoin par la force.

Le mouvement de Riel a l’appui des Canadiens français. Mais il est dénoncé par les conservateurs, dont le Premier Ministre Macdonald, qui rappelle : « Pour obtenir la paix, la tranquillité et l’ordre et de fait, pour entrer paisiblement en possession du pays, on a dû conclure…. des négociations qui aboutirent à l’acte de 1870 constituant la province du Manitoba ». Mais cette fois, le gouvernement conservateur n’est pas d’accord avec les nouvelles revendications des Métis et ne tient pas compte de l’opinion des Canadiens français. Il envoie un corps expéditionnaire de l’armée mâter la révolte. Après sept jours de bataille, Riel est arrêté.

Charles et Angélique suivent de près le procès, vite devenu controversé, de Riel pour haute trahison et se révoltent. Ils croient ses avocats qui plaident l’aliénation mentale, Riel s’étant déclaré guidé par la main de Dieu. Et, contrairement à leurs attentes, le discours que Riel adresse au jury à la fin du procès n’est pas celui d’un fou. Malgré cela, ils espèrent le voir acquitter parce que, pour eux, il est le symbole de la tolérance raciale et du respect des droits des « Sauvages ». Ils accueilleront avec des pleurs la nouvelle de sa culpabilité et de sa condamnation à mort et applaudiront le discours du député fédéral libéral Wilfrid Laurier qui exprime sa colère et prend vigoureusement la défense de Riel à la Chambre des Communes. Honnissant les conservateurs qui refusent tout recours en grâce, ils se jurent de ne jamais voter pour ce Parti. Le 16 novembre 1885, Riel est pendu à Regina. Ils prient pour son âme.

En 1887, Charles et Angélique sont heureux d’apprendre que Wilfrid Laurier est élu chef du Parti Libéral du Canada. À l’élection provinciale de la même année, ils votent pour le nouveau Parti National, créé par Honoré Mercier dans la foulée de l’indignation des Canadiens français devant la pendaison de Riel, qui réunit Libéraux et Conservateurs. Mercier propose un programme axé sur l’autonomie provinciale qui les attire. Ils apprécient Mercier qu’ils trouvent bien instruit (il est avocat et élève des Jésuites), convaincant, ferme, résolu, courtois et profondément attaché à sa province. Ils le voient populaire et sensible à l’avenir de ses compatriotes. Par ailleurs, ils sont heureux d’apprendre que la langue française a repris droit de cité dans les écoles élémentaires de la province de l’Île-du-Prince-Édouard qui, en 1882, avait adopté le Public School Act  pour faire de l’anglais la seule langue en usage dans l’éducation. Par contre, ils ne comprennent pas la décision des Territoires-du-Nord-Ouest d’abolir les écoles françaises. Ni de voir le Manitoba, devenu majoritairement anglophone, abolir à son tour le français dans les écoles, les tribunaux et le parlement provincial. Comme plusieurs de leurs compatriotes, ils attribuent cette situation aux orangistes fanatiques du parti conservateur qui auraient favorisé cette immigration justement pour en faire une province anglaise.

Toutes ces questions nuisent à l’unité nationale, sèment la discorde parmi les Canadiens français et désolent Wilfrid Laurier. Fils de cultivateur, il est né à Saint-Lin, dans les Laurentides, où il a fait ses études primaires. Son père l’envoie dès son jeune âge à New Glasgow, ville voisine, pour apprendre la langue anglaise. Il passe sept ans dans un collège catholique, étudie le droit à l’université McGill et commence à pratiquer comme avocat en 1864 à Montréal. Il s’intéresse à la politique et s’engage activement dans le Parti Libéral. Il est rédacteur en chef du journal « Le Défricheur », soutient le libéralisme et fait face au clergé qui condamne férocement « les rouges ». Il est élu député à l’Assemblée législative en 1871, mais n’aime pas la politique à ce niveau. Il démissionne trois ans plus tard pour se faire élire à la Chambre des communes.

La rue Saint-Jacques, dans le Vieux Montréal, est le plus important centre des affaires au pays. En 1888, on y construit un premier gratte-ciel de 8 étages (les ascenseurs existent désormais) alors que d’autres, encore plus élevés, sont déjà sur les planches des architectes. En 1892, la place d’Armes est le carrefour principal des premiers tramways électriques qui font leur apparition.

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