dimanche 5 février 2006   
Non, Merci !
Inquiet


 

Un de mes lecteurs commente mon dernier blog « Où sera Boisclair ? » en me rappelant qu’il serait bon de comparer « le caractère, l’intelligence, la compétence et la sagacité » de Boisclair avec ceux qui l’ont précédé. C’est une idée qui m’est venue plusieurs fois, non pas de comparer Boisclair aux chefs passés, mais plutôt le Parti Québécois d’aujourd’hui à ceux du passé.

 

Dans un premier temps, je crois qu’il est clair, sur la base des critères mentionnées précédemment, que Boisclair ne fait pas le poids avec René Lévesque, Pierre-Marc Johnson, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et j’ajouterais Bernard Landry, même si je n’ai pas beaucoup d’admiration pour ce dernier. D’ailleurs, il est clair que Parizeau peine à le digérer.

 

Mais ce qui m’inquiète davantage pour l’avenir des Québécois, surtout si nous sommes embarqués dans un autre référendum, c’est la composition actuelle du personnel politique du PQ. Jadis, en plus des chefs mentionnés plus haut, il y avait les Jacques-Yvan Morin, Camille Laurin, Denis Lazure, Claude Morin, Lise Payette, Marc-André Bédard, Clément Richard, Yves Duhaime, Gérald Godin, Robert Burns, Louis O’Neill et plusieurs autres de même envergure. C’étaient des hommes et des femmes de haut calibre, sérieux, expérimentés et prêts à servir le Québec avec sincérité et dévouement. Même si je ne partageais pas leur option, je gardais tout de même beaucoup d’admiration pour cette équipe et l’intelligence qu’elle démontrait dans le débat politique. 

 

Aujourd’hui, où sont ceux, dans l’équipe de Boisclair, qui égalent les équipiers de Lévesque ou de Parizeau? Quand je les compare je me désole. Combien de Québécois peuvent en nommer trois tout de go ? A mon avis pas beaucoup car ils ne sont pas au rendez-vous. La dernière course à la chefferie du PQ l’a d’ailleurs démontré clairement. Ce n’était pas fort !

 

Ce sont ceux-là qui s’offrent pour nous amener dans un autre référendum sur la séparation du Québec et qui se proposent pour diriger le pays s’ils gagnent.

 

Non, Merci ! 

 

Claude Dupras