samedi 18 février 2006   
Non, non, encore non au casino
Confiant

 

Le 23 juin 2005, j’écrivais un de mes premiers blogs, « non au déménagement du Casino de Montréal ». Le sujet est de plus en plus d’actualité et mérite que les citoyens du grand Montréal y réfléchissent et fassent connaître leurs opinions avant que des décisions incontournables soient prises au niveau du Gouvernement du Québec. 

Le PM Charest ne se prononce pas pour le moment et on peut lire dans les journaux qu’une majorité de ministres ne sont pas chauds à l’idée. Par contre, le gouvernement a permis à Loto-Québec d’analyser le projet et de faire rapport. C’est donc l’argent des contribuables qui sert à aider les promoteurs immobiliers, à la base de ce projet, à développer leur projet du bassin Peel, près du port de Montréal. Leur campagne médiatique n’ayant pas suffi, la publicité de l’appui des dirigeants du Cirque du Soleil non plus  (ceux-ci ont affirmés ne vouloir mettre aucun sou dans le développement de ce projet), les promoteurs ont réussis à tenter les dirigeants du Casino de Montréal (leur mandat est d’augmenter leurs profits nets annuels) et ont convaincus le gouvernement de prendre la relève pour financer indirectement la publicité du projet. 

Plusieurs Montréalais appuient le développement de ce bassin et j’en suis un. Mais parmi eux, un très grand nombre d’individus et de groupements sociaux s’opposent à ce que le projet incorpore le casino et j’en suis un.  

Un ami qui appuie la relocalisation du casino m’écrit : « les Casinos du Québec existent. Ils sont là de part la Loi. Et ils resteront  au Québec pour longtemps. Actuellement, ils sont trois. Que l’on puisse disposer, selon notre besoin « sociétal », de ces équipements pour, par exemple, catalyser un secteur de la Ville qui en a bien  besoin et en même temps, dynamiser, de part la valeur ajoutée que procurera ce développement récréatif la Ville de Montréal, n’est pas une catastrophe. On en a vu bien de pire ! » 

Ce qu’il oublie dans son argumentation, c’est que ce sont, entre autres, les joueurs et joueuses qui subissent la « catastrophe » seuls ou avec leurs familles. On a tous vu, le jour de l’arrivée des chèques de bien-être social, les récipiendaires s’aligner pour acheter $20-$30-$40 de billets de loto. On a constaté aussi l’affluence qui augmente au casino cette semaine-là. L’argent versé à ces familles défavorisées est pour les aider à subvenir aux besoins minimums de leurs familles. Et comme on perd à ces jeux de chance, ne sont-ce pas les enfants qui souffrent du manque à gagner de leurs parents ? Le jeu devient souvent pour ces derniers une maladie, et elle est plus virulente chez ceux qui fréquentent le casino. Et nonobstant cela, on veut déménager le Casino actuel au bassin Peel à proximité des quartiers pauvres de Montréal alors qu’il a été construit à coup de centaines de millions de dollars et est logé à l’île Notre-Dame dans un endroit isolé.    

Je répète ce que j’écrivais le 23 juin 2005 : « Cette situation est triste. Il faut donc se battre pour limiter les dégâts et empêcher que le casino grandisse et devienne plus attrayant. Cette bataille se situe sur plusieurs fronts : le gouvernement doit arrêter toute publicité pour inciter les gens à jouer; et il doit empêcher le développement des endroits de jeu. Assez, c’est assez ! ». 

Dans les prochains jours, plusieurs rapports d’experts médicaux seront publiés pour démontrer le ravage que fait le jeu chez notre population. J’encourage chacun à les lire et à les propager.  

Claude Dupras