l'Autriche disparaît

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L’Autriche disparaît

La radio rapporte qu’Hitler limoge la haute hiérarchie de l’armée allemande après avoir fabriqué de toute pièce des scandales à leur sujet. Il se nomme Commandant de toutes les forces armées, abolit le Ministère de la guerre et prend le contrôle de l’armée, de la marine et des forces de l’air. L’armée allemande est maintenant entre les mains d’un amateur, d’un stratège autodidacte, qui a pour toute expérience son rôle subalterne durant la dernière guerre. Le temps de la Lebensraum est arrivé et le premier objectif est l’Autriche.

Hitler exerce un chantage mensonger sur le gouvernement autrichien. Mais devant la réaction de ce dernier qui décide de tenir un référendum sur l’opportunité pour ce pays de conserver sa souveraineté face à l’Allemagne, le Führer déclenche une invasion. Le président autrichien, pour éviter un bain de sang, nomme d’urgence un nazi au poste de chancelier. Nonobstant cette concession importante, le lendemain matin, les troupes allemandes envahissent l’Autriche, sans rencontrer la moindre résistance et la population les accueille en héros.

Pour leur part, la France, aux prises avec de graves problèmes de politique intérieure, et l’Angleterre, qui sort tout juste d’une élection qui a porté Neville Chamberlain, un pacifiste, au pouvoir et le Canada, à la remorque des deux premiers, gardent le silence devant ce geste d’une extrême gravité. Hitler est ravi. Il visite son ancienne école, la tombe de ses parents et fait voter une loi annexant l’Autriche qui n’est plus qu’une province de l’Allemagne. Déjà, la Gestapo construit un premier camp de concentration hors de l’Allemagne, à Mauthausen et y concentre les opposants politiques de l’ex-Autriche, en plus des juifs et des gitans.

Le pays voisin, la Tchécoslovaquie, tremble. Charles-Émile s’inquiète beaucoup car il craint de se retrouver conscrit dans une guerre qui semble de plus en plus inévitable. Il vient d’avoir 30 ans et il craint que le gouvernement canadien ne décrète la conscription obligatoire, comme en 14-18, jusqu’à un âge avancé.

           

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