La France et l'Europe

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le 20 juin 2005

La France et l'Europe

Gêné

 

J’ai été fort surpris lorsque j’ai appris le projet de l’Europe à 25. Ma première réaction a été bonne car je croyais que c’était un gros avantage d’avoir une population de 450 millions de personnes réunies avec le même objectif. Plus j’y pense, plus je me demande comment tant de pays pauvres et tant de pays riches pourront se regrouper. Sûrement que dans 50-100 ans ce sera fait, mais d’ici là plusieurs groupes de personnes risquent de subir des contrecoups. Aujourd’hui, par exemple, la valeur élevée de l’euro affecte les pays riches alors que les pauvres progressent. Les Français en savent quelque chose. Si on compare le niveau de chômage et l’économie des pays qui ont refusé de rejoindre la zone euro à ceux qui l’ont accepté, on constate que ces premiers pays ont pu contrôler leur monnaie et favoriser leur développement. S’ils avaient accepté l’euro, ils vivraient avec tous les inconvénients que l’augmentation de sa valeur a apportée.

 

En plus les Français souffrent de leur modèle social et d’un code de travail très généreux. Le nouveau premier ministre Villepin veut le modifier pour diminuer les charges et permettre aux petites entreprises de pouvoir engager des employés avec moins de contraintes. Il a raison. Ici en Provence, les entrepreneurs ont un ou deux employés et du travail pour une dizaine. Ils n’engagent pas de personnel supplémentaire à cause du coût élevé des charges et de leurs obligations envers les employés s’ils doivent les remercier de leurs services. Ils ne peuvent ainsi augmenter leur profit malgré qu'ils auraient plus d'employés. Cette situation ridicule n’existe pas en Angleterre. Dès que Villepin a parler de solutions qui laissaient entendre qu’il pourrait modifier le code du travail, le parti socialiste et les syndicats ont menacés de monter aux barricades pour empêcher tout changement. Ils sont fous ces gens là. Le pays va à la ruine mais ils ne veulent rien changer des lois et règlements qui créent les contraintes à l’emploi et nuisent au pays. La France va caler avec son modèle social si elle ne le rend pas plus réaliste.

 

Les voteurs du NON craignaient qu'avec la nouvelle constitution européenne le modèle social français serait amenuiser à long terme. Ils voulaient que l’Europe adopte leur façon de voir et leur système social. Ils ont argumentés que la France serait obligée de suivre les vœux de la majorité libérale (ce qui veut dire plus à droite, soit le contraire de la définition canadienne) au parlement européen. Ces affirmations étaient inexactes et farfelues. La France est engagée dans une spirale descendante sans fin. Un jour elle devra bien s’en sortir et ce jour-là sera douloureux.

 

Claude Dupras