Non, au déménagement du casino de Montréal

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le 23 juin 2005

Non, au déménagement du Casino de Montréal

Inquiet

 

 

Il y a un certain temps, le promoteur immobilier montréalais Canderel a fait part de son intention de développer au bassin Peel du port de Montréal, à proximité de l’autoroute Bonaventure, un grand complexe de divertissement. Depuis, le promoteur a entrepris une campagne médiatique pour faire accepter l’idée par les Montréalais. Ce projet a du mérite.

 

Aujourd'hui, il le présente comme étant le projet du Casino de Montréal et du Cirque du Soleil.

 

Que le cirque du Soleil veuille se faire construire un théâtre de 2,500 places, comme ceux dans lesquels il se produit à Las Vegas et à Orlando aux USA, est une bonne idée car ce sera rentable pour le propriétaire du bâtiment. Montréal est le berceau de ce grand cirque qui fait la fierté de ses citoyens et il serait normal qu’il offre à Montréal un spectacle quotidien de même qualité dans un endroit aussi de qualité équivalente. 

 

Quant au casino, il ne faut pas oublier que la province a investi des centaines de millions de dollars pour transformer les ex pavillons de l’expo 67, France et Québec, pour le loger à l’île Notre-Dame. L’installation, située dans un endroit isolé, est remarquable et les visiteurs le confirment. Cependant, il semble que les revenus du casino baissent depuis quelques temps et c’est pourquoi ses dirigeants lorgnent vers le bassin Peel pour  être en mesure de mieux « compétionner » tous les commerces qui offrent les slot machines vidéo autorisés par Loto-Québec. C'est le gouvernement, propriétaire de Loto-Québec et du casino, qui crée en fait sa propre compétition et pour régler le problème (en est-ce un?) de la baisse de revenus du casino serait prêt à le relocaliser pour mieux faire face à ses compétiteurs. Heureusement que le ridicule ne tue pas !

 

Que fait-on des milliers de joueurs invétérés qui ont développé, à cause de ce casino. la maladie du jeu. Après avoir tout perdu, ce sont leurs proches, femme et enfants, qui en souffrent profondément. Que fait le Québec pour contrer ce fléau grandissant. Peu, sauf  offrir une aide psychologique à de tels joueurs. La vraie solution est la fermeture du casino et des salles de slot machines. Mais il ne faut pas rêver en couleurs, car un telle politique ne se concrétisera pas de sitôt, puisque le gouvernement a besoin des revenus du jeu, même s’il ne veut l’admettre. Cette situation est triste. Il faut donc se battre pour limiter les dégâts et empêcher que le casino grandisse et devienne plus attrayant. Cette bataille se situe sur plusieurs fronts : le gouvernement doit arrêter toute publicité pour inciter les gens à jouer; et il doit empêcher le développement des endroits de jeu. Assez, c’est assez !

 

Je dis non au déménagement du casino au méga-complexe de divertissement proposé.

 

Claude Dupras