Les syndicats et le gouvernement du Québec

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le 20 juin 2005

les syndicats et le gouvernement du Québec

Triste

 

"Les syndicats de la fonction publique accusent Monique Jérôme-Forget d'être responsable de la rupture des négociations et menacent de moyens de pression qui affecteront les services à la population"

Voilà le titre d'un article sur Cyberpresse en regard de la position du ministre du budget du Québec sur les revendications des syndicats. Alors qu'ils ont obtenu entre 70 et 80% de leur demandes, les syndicats continuent à embêter la population et le gouvernement du Québec pour obtenir 100% de leurs demandes. Ils menacent les Québecois d'un automne chaud. Ils exagèrent et comptent sur le peu de popularité du gouvernement de Jean Charest pour le faire fléchir.

Ils espèrent une victoire éventuelle du parti Québecois pensant qui'ils auront alors tout ce qu'ils veulent, mais ils se trompent car même les dirigeants de ce parti ne les trouvent pas raisonnable et comprennent qu'ils n'agissent pas dans l'intérêt commun. Heureusement, à ce jour, Charest tient bon. Bravo pour autant de courage politique.

Si on écoute les syndicats, on arrivera à ce qu'est la France d'aujourd'hui. Ingouvernable. Les monopoles des syndicats dans plusieurs domaines publiques de ce pays, ont fait plier les gouvernements passés qui leur ont donné ce qu''ils demandaient pour avoir la paix, même ce qui était de toute évidence exagérée et nuisible à l'avenir du pays.  Aujourd'hui, la France vit avec ses décisions passées et cherchent à s'en sortir. Elle peine beaucoup, car les nombreux arrêts de travail continuent toujours. C'est l'arme des syndicats. Par exemple, celui de la SNCF, le chemin de fer et du TGV, n'a même pas commencé à négocier et déjà il a déclenché 4 jours de grèves générales. Et il n'y a pas de loi qui assure aux citoyens un service essentiel comme au Québec. Notre province ne doit pas en venir là. Nous vivons en Amérique le continent de la compétition et il nous faut garder l'esprit de travail qui nous anime si on veut continuer à maintenir nos entreprises vivantes et créatrices d'emplois. Il ne s'agit pas d'abandonner les droits des travailleurs mais de s'assurer que les revendications menées par leurs syndicatsdroit sont légitimes et raisonnables et que les mesures de grèves pour les faire valoir ne sont pas seulement du chantage et ne vont pas à l'encontre de l'intérêt à long terme terme de la  majorité. Les chefs des syndicats du Québec doivent agir de façon responsable et ne pas penser seulement à gagner des points pour leurs membres et favoriser ainsi leurs unions. Ils doivent aussi agir dans l'intérêt de tous les Québecois. Il est évident qu'ils sont bien organisés et ne négligent rien pour pressuriser et dénigrer le gouvernement de Jean Charest. Tout est bien orchestré et on n'a qu'à suivre les nouvelles télévisées pour constater qu'ils placent dans la bouche de leurs membres, susceptibles d'être interviewés, tous les arguments qui touchent les cordes sensibles des Québecois. Qu'ils soient vrais ou non. Ce n'est qu'un facade et il faut s'en méfier.  

J'espère que Charest tiendra bon. Je sais qu'il est impopulaire mais je crois qu'à long terme en agissant dans l'intérêt majeur des Québecois et en expliquant bien à la population les raisons de ses actions, qu'un grand nombre de ses compatriotes comprendront le bon sens et se rallieront à sa position.

Claude Dupras