Blair divague

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jeudi 14 septembre 2006

Blair divague

Triste


 

Le premier ministre britannique Tony Blair a brutalement attaqué hier les Européens et particulièrement leurs politiciens, en les accusant d’être des fous anti-américains. Ce faisant il a attaqué tous ceux qui ne partagent pas son opinion, dont les Canadiens.

 

Lui, qui a suivi comme un petit caniche, ou encore un esclave, le président Bush dans sa décision d’attaquer l’Irak, ne sait plus comme se défendre. Critiqué de toutes parts par les Anglais pour les avoir embarqués dans cette guerre injustifiée et, encore récemment, d’avoir adopté une position unilatérale en faveur d’Israël dans son conflit avec le Liban, Blair semble croire que l’offensive est le meilleur moyen pour cacher ses faiblesses. Son attitude actuelle est surprenante et démontre clairement qu’il a fait son temps et que ceux dans son parti qui réclament sa démission (en plus d’une grande partie de la population anglaise) ont raison. Il est grand temps qu’il quitte ses fonctions après ses 10 ans de pouvoir.    

 

Dans sa diatribe contre les anti-américains, il affirme : « le sentiment anti-américain va contre les intérêts à long terme du monde dans lequel nous croyons ».

 

Blair se trompe. Les Canadiens ne sont pas contre les Américains, loin de là. Ils ne peuvent accepter les décisions de leur président maudit. Ils sont contre Bush. Que nos voisins du sud changent de président et nomment un homme bien préparé et capable de remplir ce poste et l’opinion des Canadiens changera vite et sera positive. Il en est de même en France. Je sais que les Français admirent les Américains. Ils sont contre les politiques de Bush. Pour eux c’est un cow-boy. Pour moi aussi. De même que pour une très grande majorité d’habitants de la planète. Il est le pire président que les USA aient eu. Clinton dans ses tournées européennes attiraient des centaines de milliers de personnes sur les places publiques alors que Bush se cache car il ne peut se montrer la face en public. C’est bien la démonstration de ce que j’avance. Nous admirons les Américains mais leur président actuel nous répugne.

 

Blair a aussi dit « le réel danger n’est pas qu’ils (les USA) s’engagent trop aujourd’hui, Je veux qu’ils s’engagent davantage car les problèmes qui nous font face ne peuvent être réglés sans leur participation ». Nous sommes d’accord. Par contre, nous avons et continuons à dénoncer la guerre en Irak, car elle n’a rien à voir avec Al-Queida et Saddam ne possédait pas d’armes à destruction massive. C’est une distraction qui a coûté cher. Tous les sacrifices, l'effort et l'argent des Américains dans ce pays a empêché de faire une guerre totale aux terroristes comme en Afghanistan où les Américains n’ont que 1,000 soldats et les Talibans, les grands supporteurs de Bin Laden qui ont entraîné ses troupes, ressuscitent.

 

Blair peut essayer de refaire son image et sa réputation. Il ne réussira pas car il n’a jamais reconnu que le vrai problème est le conflit de la Palestine qui est à la source de la rancœur des arabes et des musulmans. Il n’a jamais agi comme chef de l’importante Grande Bretagne de manière neutre envers les parties du conflit du Moyen-orient. Aujourd’hui, il croit pouvoir être celui qui créera une alliance de modération entre les juifs, les chrétiens, les arabes, les musulmans et l’Occident. Il rêve en couleurs. Le passé est garant de l’avenir et son passé, on le connaît. Il divague.

 

Claude Dupras