Un vrai Sénat ou son abolition

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lundi 11 septembre 2006

un vrai Sénat ou son abolition

Confiant


 

Le PM Stephen Harper propose un sénat élu pour le parlement Canadien. Bravo. Il était temps. Le sénat actuel rend de grands services aux Canadiens par ses enquêtes sénatoriales et ses recommandations au gouvernement. C’est une chambre haute qui vote et qui favorise l’expression d’opinions différentes de celles du gouvernement. C’est sain. Les sénateurs actuels ne sont pas élus mais nommés à vie. Chacun est choisi au gré du PM et du parti au pouvoir. Plusieurs sénateurs sont des hommes et femmes qui se sont distingués par de brillantes carrières dans l’éducation, les affaires, la politique ou autres domaines et ont marqué la vie canadienne. Ceux-là méritent d’emblée d’être au Sénat. D’autres, par contre, et il y en a trop, sont d’ex organisateurs politiques, d’ex financiers du parti ou des amis du PM d’alors. Leur nomination n’était qu’une récompense pour services politiques rendus et loyauté au PM. Ils ne méritaient pas vraiment de siéger au Sénat et leur présence diluait la valeur de la chambre haute dans l’opinion publique qui voyait dans cette institution un nid à patronage. La proposition de Harper va corriger cela.

 

Encore une fois, c’est une promesse du PM lors de la dernière élection et il démontre qu’il respecte sa parole. C’est tout à son honneur et à son mérite. Les Canadiens aiment une telle attitude. 

 

La constitution canadienne de 1867 devra être changée et cela n’est pas une mince tâche. Surtout si les libéraux s’opposent à ce changement majeur dans la direction de notre pays. Le nouveau mandat des sénateurs sera de huit ans, soit la période moyenne de deux mandats à la Chambre des Communes. Je ne sais pas si le projet de loi que présente le PM traite du profil et des critères que devront rencontrer ceux qui veulent briguer les suffrages pour le Sénat, par exemple: la non-appartenance active à un parti politique, l’âge minimum à 55 ans, … Je sais que cela ne sera pas facile à définir mais il me semble important que les candidats à ces postes soient des personnages de valeur possédant une longue expérience et capables d’apporter leur sagesse à leur nouvelle responsabilité. Si les critères sont les mêmes que pour le choix des députés, le Sénat ne sera qu’une extension de la Chambre des Communes et il y aura alors risque de partisannerie politique entre les deux niveaux. Dans ce cas, le Sénat n’aura pas sa raison d’être et le vrai changement devrait être alors l’abolition définitive du Sénat. Ce qui n’est pas une proposition à rejeter.

 

Claude Dupras

 

Ps. Ce nouveau Sénat comprendra un groupe de sénateurs du Québec dont plusieurs seront des séparatistes. C’est donc dire que ce sera un autre palier au parlement canadien où ils auront droit de parole et au financement gouvernemental pour continuer à déchirer le Canada. Qui osera, après, venir dire que la démocratie canadienne n’est pas unique ?