L'État providence

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L’Etat-providence

La première guerre mondiale, la Grande Dépression et la deuxième guerre mondiale ont exigé de gros sacrifices de la part des Canadiens. Enfin ces trente et une années de misère, de 1914 à 1945, sont terminées ! Malgré la paix retrouvée, une nouvelle prospérité depuis la fin de la dernière guerre, la modernisation et une explosion démographique importante, les Canadiens se rendent compte que les fruits de la croissance sont partagés de façon inéquitable et ils réclament des changements profonds pour que chacun ait sa part.

Depuis 1946, le gouvernement fédéral vote des mesures sociales en plus des lois d’assurance-chômage et des allocations familiales déjà introduites depuis quelques années. Suite à la Saskatchewan, il veut introduire l’assurance-hospitalisation et atteindra son objectif en 1957. En 1951, le premier ministre Saint-Laurent réaménage le programme fédéral de pensions de vieillesses et offre un régime universel de pension pour tous les Canadiens âgés de 70 ans et plus. C’est le début de l’Etat-providence et cela exige une redéfinition du partage des compétences entre le fédéral et les provinces. Claude est passionné par ce débat commenté régulièrement par Duplessis qui y voit une ingérence d’Ottawa dans le domaine de la juridiction des affaires sociales qui appartient aux provinces de par la constitution canadienne. Le Québec n’a pas, comme les autres provinces d’ailleurs, les ressources financières suffisantes et Duplessis ressent que le gouvernement fédéral veut s’impliquer de plus en plus dans ces domaines. Les thèmes du débat qui s’amorce sont : l’unité du pays, l’autonomie provinciale, la centralisation des pouvoirs, la répartition des compétences entre le gouvernement canadien et les provinces et le financement. Duplessis fait de l’ « autonomie provinciale » son cheval de bataille et Claude, entièrement d’accord avec lui, l’admire et décide de lui accorder tout son appui. Il n’a que dix neuf ans, peu d’influence et pas connu mais il se sent capable de parler sur ce sujet puisqu’il croit profondément que c’est normal pour le Québec, à cause de ses grandes différences avec les autres provinces, d’avoir tous les pouvoirs pour protéger sa langue, sa culture et sa religion et par conséquent son économie. D’ailleurs, « n’est-ce pas ce que la constitution du Canada prévoit ? » pense Claude.

 

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