Nez à nez

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mardi 3 janvier 2006

nez à nez

Confiant

 

Les hostilités de la campagne électorale fédérale canadienne ont repris. Les conservateurs viennent d’annoncer qu’ils mettront en ondes une campagne publicitaire négative (à l’américaine), tandis que les libéraux cherchent à faire valoir leurs réalisations. À mon souvenir, dans le passé, les campagnes négatives n’ont pas servi ceux qui les ont engagées. Je crains que Harper fasse là une erreur.

 

Aujourd’hui, les sondages placent les deux principaux partis nez à nez, ce qui veut dire que les conservateurs ont réussi à effacer la marge de 12% qui était celle des libéraux au début de la campagne. De plus, jour après jour, Harper améliore sa campagne et son image au point que beaucoup de Canadiens et particulièrement de Québécois sont impressionnés et laissent tomber quelque peu la réticence qu’il lui manifestait. Ah! Rien n’est gagné, mais il me semble que le PC à ce jour a des chances de recueillir plus de 10% de suffrages au Québec et quelques sièges.

 

C’est l’Ontario qui décidera de l’élection. À ce jour, Harper traîne derrière Martin par 4-6% mais, encore là, la marge a été rétrécie. C’est là que la campagne sera la plus dure. Si le mouvement s’accentue, les conservateurs seront le nouveau gouvernement minoritaire à condition qu’Harper et le parti ne glissent pas sur une pelure de banane durant les trois semaines de campagne qui restent. J’espère que la publicité ne sera pas ce faux pas

 

Au Québec, je vois une montée des conservateurs et une popularité croissante de Layton, le chef NDP. Ces mouvements enlèveront des votes au Bloc, ce qui empêchera celui-ci d’obtenir plus de 50% des suffrages comme il l’espérait en début de campagne. De plus, ce nouveau partage des votes favorisera le parti libéral qui peut gagner ainsi plus de comtés que les dix prévus originalement. Ce qui nuit au Bloc, c’est qu’en réalité cette élection est la première étape vers le référendum. Beaucoup de Québécois le croient malgré les dires de Duceppe qui affirme souvent que ce n’est pas une élection référendaire, mais ne cesse d’utiliser les mots indépendance, souveraineté, pays, etc... dans ses discours.

 

Ce sera une campagne très serrée et très intéressante.

 

Claude Dupras