pour la suppression des conseils d'agglomération
Frustré


 

Pour favoriser un vote positif aux récents référendum visant à défaire les fusions forcées de municipalités québécoises décidées par l’ex PM Lucien Bouchard, le PM actuel Jean Charest et son ministre des affaires municipale ont imaginé la création de conseils d’agglomération afin de décourager les citoyens des villes concernées à voter « oui ». Un conseil d’agglomération (terme emprunté à la France) est un conseil régional où sont gérés des services communs aux municipalités qui en font partie, tels entretien des artères principales, service de police, de protection incendie, etc… Afin de décourager un vote pour le « oui », ils augmentèrent exagérément la portée des responsabilités du conseil d’agglomération. Nonobstant cette menace, les citoyens de plusieurs villes décidèrent à la majorité « de se défusionner ». À Montréal, la presque totalité des anciennes villes « pré-fusion » situées à l’ouest de la ville optèrent pour le « oui » et d’autres en province firent de même, comme Estérel qui choisit de se séparer de Ste-Marguerite.  

 

Depuis, les conseils d’agglomération ont été mis en place et les habitants des villes séparées qui en font partie, avec la ville principale, sont fort désappointés de leur représentation et de leur pouvoir au sein de ces conseils. Par exemple, à Montréal, les quinze villes « défusionnées » n’ont que 13% des voix. De même, Estérel n’a qu’une voix (un conseiller de l’Estérel) sur huit au nouveau conseil alors que Ste-Marguerite en a sept (elle est représentée par son maire et ses six conseillers). Le premier budget de ces conseils d’agglomérations sont importants et le seront encore plus à l’avenir. Pour combler celui de Ste-Marguerite – Estérel, les Estérellois doivent payer plus du tiers de leurs taxes foncières globales. C’est donc dire que ce budget important pour lequel ils sont taxés est préparé et voté par un conseil où siègent sept de huit conseillers pour lesquels ils n’ont pas pu voter. Où est le principe fondamental de justice démocratique « no taxation without representation ». Le total de taxes payé par les Estérellois est de 40% des dépenses de leur conseil d’agglomération alors qu’ils n’ont que 12,5% de représentation.

 

Les membres du conseil actuel de Ste-Marguerite seront toujours devant un problème de conflits personnels au conseil d’agglomération Ste-Marguerite – Estérel. Élus par les citoyens de Ste- Marguerite, ils favoriseront immanquablement leur ville et cela peut être (certains diront sûrement) au détriment de la ville d’Estérel. C’est une position intenable qui doit être changée.

 

Je me rallie à la politique de Mario Dumont, le chef de l’Action Démocratique du Québec qui exige que le gouvernement du Québec supprime ces conseils d’agglomération. Dans le cas de l’Estérel, en tout cas, ce ne serait que juste, équitable et démocratique.

 

Claude Dupras