samedi 13 mai 2006   
L'immigration au Canada et en France
Confiant


 

 

La France a depuis longtemps un problème avec son immigration et le gouvernement français est en train d’adopter un nouveau projet de loi, proposé par le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy, pour mieux contrôler le flot des étrangers qui veulent vivre en France. Le modèle qu’à pris le ministre est celui du Canada où, dit-il, on a implanté « l’immigration choisie ». Il est vrai que n’entre pas qui veut au Canada. Les critères d’admission sont clairement établis et les nouvelles demandes sont considérées en respectant le quota établi par le parlement. C’est ce que veut faire la France.

 

Dès la présentation du projet, l’opposition s’est élevée contre. La socialiste Martine Aubry accuse le gouvernement de « mettre en cause les valeurs de la république », d’autres qualifient le projet d’« immigration jetable », des milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour protester le projet de loi et demander son retrait. 460 associations françaises appellent à une manifestation nationale contre le projet la semaine prochaine, et encore.

 

Au même moment, au Canada, le PM Stephen Harper renforcit la loi canadienne sur l’immigration et crée, entre autres, une agence canadienne pour aider ceux qui veulent se faire une nouvelle vie dans notre pays à se « retrouver parmi les 13 instances différentes, les 15 professions règlementées et plus de 400 organismes de réglementation » qui les régimentent. Il affecte 307 millions $, en deux ans, pour financer l’agence afin que « les compétences, la formation et les titres de compétence des nouveaux venus soient reconnus ».

 

Je suis heureux de cette décision car j’ai vu dans ma carrière d’ingénieur des immigrés qui travaillaient à ma firme et qui ne pouvaient agir comme ingénieurs parce que leur diplôme d’une université étrangère n’était pas reconnu par l’Ordre des ingénieurs du Québec. Et cela malgré leur compétence. Ils étaient frustrés de ne pouvoir œuvrer dans leur spécialité et devaient accepter des tâches à des salaires inférieurs. De plus, la pénurie de personnel compétent au Québec dans le domaine de la santé est importante, surtout en régions. Il est à espérer que la nouvelle agence canadienne facilite l’accès à des médecins, des infirmières et des spécialistes de d’autres pays pour venir nous aider car nous en avons grandement besoin et il y a de la place pour tout le monde.

 

Le projet de loi canadien comprend beaucoup d’autres points pour vraiment aider et bien intégrer ces gens qui viendront développer le Canada avec nous. Je suis heureux que le Canada soit pris en exemple pour son « immigration choisie » et que notre pays continue à améliorer son système. J’espère que la France pourra y puiser des expériences positives pour régler les graves problèmes d’immigration qui la harcèlent. 

 

Claude Dupras