Un commerce d'images et d'illusions

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samedi 27 août 2005

un commerce d'images et d'illusions

Triste


La politique est vraiment un commerce d’images et d'illusions. Depuis ma rentrée au Québec, je n’entends que les mots « déséquilibre fiscal » comme si le surplus du gouvernement du Canada est la solution à toutes les revendications syndicales. On ne veut pas discuter de la justification des demandes mais simplement des surplus. Et comme la très majorité des citoyens ne s’intéressent pas aux détails de la politique, un très grand nombre d’animateurs, commentateurs et journalistes répètent bêtement la même argumentation.

 

Par ailleurs, j’entends dire que le PM Jean Charest, est le « pire PM du Québec » depuis la confédération. Sur ce thème on le traite d’ « incompétent, d’ignorant et d’improvisateur, etc… ». On qualifie son gouvernement de « sans gouvernail, de non qualifié, de n’avoir pas fait ses devoirs, de sourd, etc… »  alors que tout ce qu’il veut c’est que la province de Québec soit capable de rencontrer ses obligations à l’intérieur de la « capacité de payer » des québécois. Ceux qui le critiquent le plus et qui d’ailleurs orchestrent cette campagne de diffamation de l’image du PM sont les péquistes, et il faut reconnaître qu'ils ont bien réussi cette campagne. Ils oublient, cependant, que leur ex chef et ex PM Bouchard a utilisé le même argument « capacité de payer » pour trancher radicalement dans les dépenses du Québec, remercier un très grand nombre de hauts fonctionnaires qualifiés et de longue expérience et mis à la porte les meilleures infirmières de nos hôpitaux en plus de désorganiser notre système hospitalier. Charest est beaucoup plus sensé et loin des gestes extrémistes de Bouchard.

 

Tout ce qui se dit contre le PM Charest n’est pas basé sur les faits et ne tient aucunement compte du passé. Il ne tient pas compte non plus des succès qu’il a remportés aux conférences fédérale-provinciale et des montants record d’argent qu’il a rapportés, sans condition (ce qui ne s’est jamais vu).

 

La campagne d’images et d'illusions du PQ à laquelle participent activement les syndicats a assez durée. Le temps est venu pour les québécois d’être réalistes et de considérer les faits. L’avenir du Québec en dépend.

 

Claude Dupras