Les Magnan


Chronique familiale de l’ancĂŞtre Jacques Magnan Mignier

Cette gĂ©nĂ©alogie a Ă©tĂ© prĂ©parĂ©e en collaboration avec le gĂ©nĂ©alogiste Jean-Jacques LEBEAU.

L’histoire Jacques et de ses descendants a Ă©tĂ© Ă©tablie sur neufs gĂ©nĂ©rations.

Jacques Magnan Mignier est baptisĂ© le 31 mars 1636, Ă  la paroisse St-Pierre, de Coulonges-sur-l’Autize, anciennement Coulonges-les-Royaux, de la commune de l’arrondissement de Niort, de l’Ă©vĂŞchĂ© Maillezais, dans l’ancienne province du Poitou, dans le dĂ©partement actuel de Deux-Sèvres. Il est le fils de Gilles MaignĂ© et Jeanne Toucheteau.

Ă€ l’âge de 28 ans, on retrouve, pour une première fois, l’ancĂŞtre Jacques Magnan Ă  QuĂ©bec alors qu’il est confirmĂ©, le 3 juin 1664. En 1667, il vit Ă  la cĂ´te Notre-Dame-des-Anges, QuĂ©bec et possĂ©de quatre arpents de terre en valeur.

Il rencontre Ambroise Doigt et ils dĂ©cident de se marier. Elle est nĂ©e vers 1641 en la paroisse St-Sulpice de Saint-Germain-des-PrĂ©s, Paris, Ile de France. Après la mort de son père, elle Ă©migra en Nouvelle-France en tant que fille du Roy, Ă  l’âge de 28 ans, avec une dot de 200 livres.

Le contrat de mariage de Jacques et d’Ambroise Doigt, fille de Nicolas Doigt et Perine Alain de France, est signĂ© le 21 septembre 1669 par devant Sieur Pierre Duquet de la Chenaye, en prĂ©sence de Dame Marie-Barbe de Boulogne. Ambroise reçoit 50 livres du Roi comme cadeau. Ambroise et Jacques ne sachant pas Ă©crire, ne peuvent signer leur contrat de mariage. La cĂ©rĂ©monie religieuse du mariage a lieu Ă  QuĂ©bec le 14 octobre 1669 en l’église Notre-Dame.

Le couple s’Ă©tablit dans l’un des bourgs crĂ©Ă©s par l’intendant Talon, le Bourg-Royal, aujourd’hui Charlesbourg. Huit enfants naissent entre 1670 et 1684, dont trois fils. Un seul de ses derniers atteint l’âge adulte. C’est Germain, nĂ© le 25 juin 1674, Ă  Bourg-Royal et baptisĂ© le 27, Ă  QuĂ©bec.

Au recensement de 1681, on retrouve dans leur maison : Jacques MagnanAmbroise Doigt qui a 40 ans, Jacques MignierAnne MagnanMarie-Madeleine Magnan et Germain Magnan. Ils vivaient toujours au Bourg-Royal, Charlesbourg, QuĂ©bec. Jacques Magnan possĂ©dait alors un fusil, quatre bĂŞtes Ă  cornes et douze arpents de terre en valeur .

Leur fille Marie-Madeleine est nĂ©e le 17 novembre 1676 et devient l’Ă©pouse, en 1694, de Jean-Baptiste Marcoux, nĂ© en 1669, fils de l’ancĂŞtre Pierre Marcoux et de Marthe Rainville.

Le 9 janvier 1702, leur fils Germain épouse Marie Déry, née le 25 aout 1685, fille de Maurice Déry et de Madeleine Philippeau, qui lui donne douze enfants.

Ambroise Doigt dĂ©cède le 19 fĂ©vrier 1709 Ă  l’âge de 65 ans. Elle est inhumĂ©e le 20 fĂ©vrier 1709 Ă  Charlesbourg.

Jacques Magnan est inhumĂ© le 21 dĂ©cembre 1713 Ă  Charlesbourg en la paroisse Saint-Charles-BorromĂ©e.

Le patronyme s’Ă©pèle de plusieurs façons, tel que Meignen, Meignan, Manier et Mignau. Au moyen-âge, le Magnan ou Maignan Ă©tait un chaudronnier ambulant. L’une des appellations du patronyme, en France, celle de MagnĂ©, a pour origine un toponyme : MagnĂ© est une commune de l’arrondissement Niort, sur les bords de la Sèvre Niotaise.

Voici d’autres ancĂŞtres Magnan qui ont traversĂ© l’Atlantique dans la deuxième moitiĂ© du XVIIe siècle: 

. D’après les donnĂ©es de Drouin, ce fut Jean Magnain dit L’espĂ©rance qui est venu le premier en AmĂ©rique. Il a Ă©pousĂ© Marie MoitiĂ©, Ă  MontrĂ©al, le 19 mars 1672. Venu de Berry, en France, il Ă©tait soldat du RĂ©giment de Carignan, de la Compagnie du GuĂ© qui arriva en Nouvelle-France en 1665.

. François Magnan, un autre venu d’Orléans, en France a épousé Jeanne Crosnier sur l’île d’Orléans au Québec en 1669.

. Puis, Étienne Magnan arrivé de La Rochelle a épousé Élisabeth Migneron devant le notaire Rageot en 1671.

. Ensuite à la fin du siècle, Gaspard Magnan dit Champagne, originaire de Berry dans le diocèse de Bourges, a pris pour première épouse Madeleine Marsille en 1699 à Laprairie; puis, comme deuxième compagne, Josephte Choret à Montréal en 1726.

Il faut ajouter que le nom de famille Magnan vient au 937e rang des patronymes les plus utilisés au Québec en 2006 selon l’Institut des Statistiques de la Province

Il faut noter que les Mignier d’aujourd’hui ont comme premier arrivant au Québec, André Mignier Lagacé qui venait de La Rochelle, Aunis, France avant 1671.