Bolivie… l’économie


Les départements

Les neuf départements boliviens – Beni, Chuquisaca, Cochabamba, Oruro, La Paz, Pando, Potosí, Santa Cruz et Tarija – se sont vus accorder une autonomie accrue avec la loi de décentralisation de 1995. Réclamée par les mouvements autonomistes des départements de l’ouest, cette réforme donne lieu aux premières élections préfectorales le 18 décembre 2005. Mais, le parti de Morales n’obtient que trois des neuf postes de préfets. Depuis, l’opposition au pouvoir central se manifeste depuis au niveau administratif intermédiaire des départements, générant de vives tensions.

Les villes boliviennes sont dirigées par des maires et des conseils élus pour cinq ans. La Bolivie fait partie de la Communauté andine.

La géographie

La Bolivie est composée de deux régions géographiques bien distinctes. L’ouest est traversé par deux cordillères d’orientation occidentale, aride, abrite quelques sommets majestueux comme le Nevado Sajama qui avec ses 6 542 mètres est le point culminant de la Bolivie et les Bañados de Izozog. Le haut plateau est bordé au nord-est par la Cordillère Royale avec de majestueux sommets enneigés où l’on peut admirer entre autres le Nevado Illimani et l’Illampu et où s’abrite la ville de La Paz. Les massifs de la Cordillère orientale abritent des vallées humides et possèdent des contreforts recouverts de forêts.

À l’est s’étendent de vastes plaines alluviales qui bénéficient d’un climat tropical. Le nord de ces terres basses appartient au bassin amazonien et est en grande partie recouvert de forêt. Plus au sud, les terres font partie du bassin du Río Paraguay et y sont davantage défrichées.

Parmi les curiosités géographiques du pays, on peut citer le lac Titicaca, « puma gris » en aymara, situé à cheval entre le Pérou et la Bolivie qui est le plus haut lac navigable du monde situé à 3 812 m d’altitude et mesure 175 km de long et couvre 8 340 km2. D’avril à juin, le climat est agréable, c’est la meilleure période pour apprécier le lac. Sa vaste étendue permet un microclimat clément sur ses rives qui furent, selon la mythologie inca, le berceau de la civilisation Tiwanaku ; il existe environ une quarantaine d’îles flottantes, faites de roseau, sur lesquelles vivent quelque 2 000 habitants. Le salar d’Uyuni, situé à l’ouest du pays, sur le sud de l’Altiplano dans le département de Potosí, est la plus grande étendue de sel au monde.

Parmi les grandes villes, on peut citer La Paz en très haute altitude, très marquée par la culture Aymara ; Sucre, surnommée le « Paris des Andes » pour ses richesses architecturales ; Santa Cruz de la Sierra, la grande ville de l’orient bolivien ; Cochabamba, ville carrefour, surnommée parfois le « Vatican des Andes ».

Les frontières terrestres

La Bolivie partage ses frontières avec cinq pays voisins : 3 400 km avec le Brésil, 900 km avec le Pérou, 861 km avec le Chili, 832 km avec l’Argentine et 750 km avec le Paraguay.

On retrouve en Bolivie les paysages montagneux de la Cordillère des Andes, mais aussi des paysages de plateau d’altitude, avec l’Altiplano. Au Sud, la « banquise de sel » offre un paysage lunaire. On y découvre aussi lagunes, volcans et canyons. Dans la région de l’Oriente, au Nord-Est, un paysage de plaines débouche sur la forêt amazonienne, à la frontière avec le Brésil.

Le climat

Le climat bolivien est subtropical : chaud et humide. Mais ses conditions climatiques sont variées en raison d’altitudes diverses. En haute altitude, comme dans les Andes, le climat est froid, sec et venteux alors qu’en plaine il est humide et plus doux. Les températures moyennes annuelles se situent entre 8 °C dans l’Altiplano et 26 °C dans les plaines orientales où elles varient peu tout au long de l’année.

Les écarts thermiques peuvent être très importants. Sur l’Altiplano à 4 000 mètres d’altitude et à La Paz, la température atteint facilement 19 °C au meilleur de la journée, puis chute au fil des heures, atteignant des valeurs négatives en soirée. Dans les vallées intermédiaires situées en moyenne à 2 500 mètres d’altitude, les températures moyennes sont de 18-19 degrés. C’est « le printemps éternel ». Les écarts diurnes-nocturnes sont encore plus grands ici, les températures peuvent être parfois légèrement négatives en hiver et atteignent 27 à 30 degrés au meilleur de la journée. L’été, cet écart se réduit à 14 et 30 degrés. Dans la partie orientale, le climat est subtropical. La pluviométrie importante engendre une végétation luxuriante. L’été, l’humidité relative est très haute, parfois même étouffante. L’hiver (juin-août) est moins humide mais il est parfois rafraîchi par des vents froids venus de la Patagonie appelés surazos qui font chuter la température à 12 degrés et le froid est plus pénétrant à cause de l’humidité.

L’économie

La monnaie nationale est le boliviano, indiqué par l’abréviation Bs, parfois encore appelé peso (son ancien nom).

La Bolivie a été longtemps l’un des pays les plus pauvres d’Amérique latine. Elle a réalisé de grandes réformes libérales dans les années 1990. Ainsi, elle a signé le traité de libre-échange avec le Mexique, et a adhéré au Mercosur en tant que membre associé. En outre, elle a privatisé la compagnie aérienne, l’entreprise de téléphonie, les chemins de fer, l’entreprise d’électricité, ainsi que l’entreprise de pétrole.

La croissance du PIB a ralenti en 1999, en partie en raison d’une politique budgétaire d’austérité. Ces restrictions freinèrent la mise en œuvre des programmes de lutte contre la pauvreté. Ce ralentissement s’explique aussi en partie par les retombées de la crise asiatique. Le PIB par secteur est de 10 % pour l’agriculture, 40 % pour l’industrie et de 50 % pour les services (2011). En 2000, la croissance du PIB ne fut pas supérieure à 2,5 %. Le PIB n’a pas progressé en 2001. Le déficit public s’élevait à 8,6 % en 2002.

L’économie du pays dépend beaucoup de l’aide apportée par les pays étrangers. En particulier, les États-Unis participent en 2005 à 10 % du PIB de la Bolivie, dans le cadre du programme d’éradication de la coca car bien que la production globale ne soit pas connue officiellement, la Bolivie est considérée comme le troisième fournisseur de feuilles de coca après la Colombie et le Pérou.

La dette extérieure de la Bolivie est passée de 6.8 % en 2001 à 3.6 % en 2012.

L’importation de produits manufacturiers provient principalement du Brésil, des États-Unis, de la Colombie, du Pérou, et du Japon. Ses exportations vont principalement vers le Brésil, les États-Unis, la Colombie, le Venezuela, le Pérou et le Japon.

Les principaux produits exportés sont le gaz naturel, le soja et ses dérivés, le pétrole, le zinc et l’étain. La Bolivie détient derrière le Venezuela les secondes réserves de gaz naturel d’Amérique. Durant près de trente ans, l’Argentine était l’acheteur quasi-exclusif du gaz bolivien mais les ventes à destination du Brésil sont en croissance rapide. L’un des problèmes principaux que rencontre le pays tient dans son enclavement.

Le 1er mai 2006, la Bolivie a nationalisé l’ensemble de son activité pétrolière, industrie qui sera gérée par la compagnie pétrolière publique.

Encore inexploitées pour l’instant, le pays recèle la moitié des réserves mondiales de lithium, élément privilégié des batteries modernes.

La démographie

La Bolivie abrite dans son Altiplano, ses vallées et son Amazonie, les merveilles de ce qu’Amerigo Vespucci considérait comme le « paradis terrestre ». Outre les espaces vierges et grandioses de l’Altiplano, la végétation est l’une des richesses les plus fascinantes de la Bolivie.

De la puya raimondi que l’on trouve dans le parc Comanche aux fleurs des vallées ou aux orchidées du parc Amboró, sans oublier les cactus géants du salar d’Uyuni et les plantes carnivores d’Amazonie, la végétation est sans aucun doute l’une des richesses les plus fascinantes de la Bolivie.

La population de la Bolivie est évaluée, en 2013, à 10 461 053 habitants. Elle est composée à 55 % d’Amérindiens répartis en 40 groupe ethno-linguistiques (30 % Quechua et 25 % Aymara, 0,2 % Chiquitos et Guaraní), à 30 % de métis et à 15 % d’Européens principalement d’origine espagnole et portugaise résidant dans les grandes villes et formant l’élite politique et économique du pays

Le taux de croissance de la population est de 3 %.

Photos de haut en bas: Route sur l’altiplano avec la cordillère des Andes en décor, bateau à deux flottes de joncs d’osier sur le lac Titicaca, vue de la cuvette où se trouve La Paz,  la cathédrale metropolitano de La Paz, la vallée de la lune à 15km de La Paz, mur par les Incas aux joint parfaits, place des jeunes.