Les Îles Vierges Britanniques… suite


Les îles

Les Îles vierges britanniques entourent le « Sir Francis Drake Channel » et y réduisent considérablement le vent et les vagues, permettant ainsi, en tout temps ou presque, de pratiquer les sports de la voile ou du yachting.

Les eaux turquoises, la nature luxuriante, la voile, la plongée, l’apnée, le surf, la randonnée, le farniente, les plages différentes l’une de l’autre, les montagnes couvertes de verdure, la gastronomie, les coraux, la vie sous-marine de poissons multicolores, les 200 épaves, les tortues, les requins, les mouillages sympathiques, les fruits tropicaux, les langoustes, le rhum, les gens riches et célèbres, les cinq étoiles… font que dans toutes ces petites îles, aux particularités et histoires propres, on ne peut qu’y passer du bon temps, inoubliable. En voici quelque-unes:

L’île de « Norman » est  « l’île au trésor » du célèbre écrivain anglais Robert Louis Stevenson.  Les noms du Sir Francis Drake Channel, du Bellamy Cay… Et de plusieurs îlots rappellent ces histoires de corsaires et de brigands qui forment le passé bien réel de l’archipel.

L’île de « Tortola », où se trouve la capitale, Road Town, offre de belles plages désertes, de bons restaurants, des pistes de randonnée pédestre dans la végétation luxuriante de Sage Mountain National Park. Le tour de l’île en auto demeure une aventure et un moment remarquable grâce à la beauté des montagnes, de la nature et des point-de-vue sur la mer et les îles voisines.

Les rues de sable de « Jost Van Dyke » accueillent jusqu’à des membres des Rolling Stones pendant leurs vacances… L’île est célèbre pour ses chèvres dans les flancs de la montagne, son cocktail « le pain Killer » et pour le bar-restaurant Foxy’s, appartenant au grand chanteur calypso du même nom, connu maintenant dans le monde à cause de son restaurant où la langouste est une spécialité. C’est là, que se fête la veille du jour de l’an. À cette occasion, plus de 200 bateaux, voiliers et autres mouillent dans la grande baie et des traversiers y déversent plus d’un millier de fêtards.

Dans l’île de « Virgin Gorda », la «Grosse Vierge », au profil de femme enceinte, de Christophe Colomb, le décor et la station hôtelière cinq étoiles Little Dix Bay, construite par Laurence Rockefeller dans les années 50, s’agencent parfaitement. L’établissement offre à ses clients l’une des plus belles plages de l’archipel. Et pour un peu d’action, The Baths, une série d’anfractuosités rocheuses un peu plus loin dans l’île, se prêtent à l’exploration, à la plongée. Les cavités profondes et les piscines naturelles intérieures créées par l’amoncellement des rochers sont un passage obligatoire pour les touristes.

Au large de l’île Virgin Gorda, la petite île « Necker » semble déserte si on n’y apercevait pas le pignon de la résidence qui l’occupe. Elle appartient au milliardaire Richard Branson qui l’a achetée en 2007 pour la somme de 10 millions de livres (16 M$ CA), et y a érigé une maison de luxe qui est utilisée par les grands de ce monde, comme jadis la princesse Diana et des artistes internationaux. De plus, Branson veut en faire une réserve écologique peuplée d’un type de lémurs en voie d’extinction.

L’île d’ « Anegada » fut nommée par les Espagnols, le « Drowned Island » pour les Anglais, est la seule île de corail dans la chaine volcanique des Îles Vierges. Mesurant onze milles par trois, son point le plus haut est situé à seulement 28 pieds au-dessus du niveau des mers. Des récifs coraliens de frappe entourent l’île, y compris le troisième plus grand récif continu de la Caraïbe orientale l’« Horseshoe Reef ». Les plages isolées sont protégées par un récif.

L’île « Peter » est la plus grande île privée, 720 hectares, des Îles Vierges britanniques. Elle est face à Road Town, Tortola, à 5,2 milles. Le nom de l’île vient de Pieter Adriensen (surnommé le “commandeur”) qui était le frère d’Abraham, le patron de Tortola sous la « Dutch West India Company » au début du 17e siècle. Pieter et Joost van Dyk construisirent, dans la grande baie de Peter Island, un fort et un centre d’accueil pour les nouveaux esclaves qui arrivaient d’Angola. En 1978, un marin acheta Peter Island qu’il avait vue plusieurs années auparavant. Il y construisit un hôtel et vécu dans l’île pour l’exploiter. Il existe encore aujourd’hui. La grande baie est très profonde et bien protégée des vents et de la mer. C’est l’endroit idéal pour les grands yachts qui y affluent constamment.

L’île “Salt” est renommée à cause de l’épave du bateau à vapeur RMS Rhone de la Royal Mail anglaise, qui coula le 29 octobre 1867 à proximité, après avoir cherché à se diriger vers la mer à cause d’un ouragan qui frappait les îles Vierges. Presque tout l’équipage fut perdu. L’épave est couchée sur un sol en pente à une profondeur de près de 85 pieds. J’y suis descendu et j’en suis revenu émerveillé. Cette épave est un des meilleurs sites de plongée sous-marine des Caraïbes. Des images y ont été tournées pour plusieurs grands films américains.

La population de l’île est de trois personnes qui paient un loyer annuel à la reine du Royaume-Uni qui consiste en un sac d’une livre de sel.

Les écoles

Quant aux écoles, c’est l’anglais standard qui sert d’unique langue d’enseignement pour la population scolaire (environ 4 800 élèves). D’ailleurs, le système est calqué sur le système britannique, y compris les manuels. C’est donc dire que pour la très grande majorité des insulaires, sinon la quasi-totalité, l’anglais est une langue seconde d’enseignement. Pourtant, l’anglais est enseigné comme langue maternelle. Seuls certains immigrants bénéficient des cours d’anglais langue seconde avant leur admission dans les écoles publiques.

L’enseignement primaire est de six ans et l’enseignement secondaire, cinq ans. Les étudiants qui désirent poursuivre leurs études à l’université peuvent fréquenter l’Université des îles Vierges située à Charlotte Amalie des îles Vierges Américaines ou choisir une université de la Grande-Bretagne.

Les plages, le climat, la voile, le yachting, les fonds-marin

A l’image d’un petit paradis balnéaire, les Îles Vierges britanniques peuvent se targuer de posséder de superbes plages de sable blanc et fin, léchées par les eaux turquoise. Seules quelques-unes sont habitées. Cette ancienne contrée se trouve entre la mer des Antilles et l’océan Atlantique. Ceux qui souhaitent s’aventurer dans les profondeurs marines iront de surprise en surprise, tant la faune marine y est diversifiée. Les Îles Vierges britanniques, avec leurs magnifiques fonds sous-marins et nombreuses épaves, représentent vraiment le paradis des plongeurs.

Le climat est vraiment appréciable et permet de partir, même pendant l’été occidental. Le soleil est présent toute l’année et les pluies sont moins fortes et abondantes que sur d’autres archipels des Antilles.

Les coûts sont relativement chers pour la restauration, la nourriture, les activités, De plus, l’archipel, de petite taille, ne propose pas beaucoup d’autres activités que celles tournant autour de la plage et de la mer.

Sur place, pour les locations de bateaux à voile, un certificat attestant de vos compétences est réclamé, si vous souhaitez naviguer seul. Par mesure de sécurité, la navigation de nuit ou près de l’île d’Anegada, où les rochers sont nombreux, est interdite. Les débutants ont tout intérêt à préférer la location d’un bateau avec skipper. Un bon endroit pour de telles locations est « The Mooring’s », où on trouve des voiliers de fabrication française de toutes longueurs et des catamarans de fabrication sud-africaine et française.

Ce paradis du tourisme balnéaire n’est accessible qu’après une escale obligatoire dans l’une des îles voisines : Saint-Martin, Antigua ou Porto Rico d’où des liaisons sont assurées par de nombreuses compagnies charters.

Les traditions

La culture de l’archipel est à la fois marquée par les influences africaines et anglaises. Il ne reste en revanche pas de traces de la population originelle indienne. La nourriture, la musique ou encore les fabrications artisanales témoignent de l’empreinte des descendants africains de la population et de la culture des Caraïbes. L’influence britannique se retrouve avec la pratique du cricket, le sport national de l’archipel.

Un grand nombre d’habitants restent dans la tradition africaine et croient, dur comme fer, à la présence d’un monde spirituel, peuplé de fantômes et d’esprits. La présence de certains conteurs d’histoires surnaturelles, prédit de bons ou de mauvais événements.

La cuisine

La cuisine locale se compose essentiellement de produits de la mer : langoustes, crevettes, dauphin ou encore calamar, accommodés d’épices comme le curry, de sauce au beurre et citron vert ou au lait de coco. Le poisson est également servi dans des feuilles de bananier avec une sauce aux herbes. Les sauces au curry et à l’ananas accompagnent souvent le poulet ou le porc. Simplement délicieux…. mmmm.

Souvenirs et artisanat

Comme pour la plupart des îles des Caraïbes, il faut absolument ramener des épices des îles Vierges britanniques. Les objets artisanaux sont un mélange d’art africain, haïtien et indien. On y trouve des poteries, des sculptures, des peintures et des bijoux en pierres semi-précieuses comme l’ambre.

Les photos de haut en bas: Bateaux de croisière à Road Town, les dauphins ouvrent le voie au bateau, les caves des Baths, l’ex bateau France, la marina « les Moorings », la plage de Long Bay, Spanish town marina Virgin Gorda.