Longsheng: ses rizières et ses minorités


Les rizières en terrasses du comté de Longsheng sont situées à environ 100 km (2 heures de route) de Guilin. Les plus populaires sont Ping An et Jinkeng. Pour s’y rendre, il faut parcourir une route sinueuse en montagne.

On retrouve un village à flancs de montagne et les rizières en terrasses de Longj. Elles sont construites le long de la pente de la rivière jusqu’au sommet des montagnes. La partie la plus élevée étant de 880 m d’altitude tandis que la partie la plus basse est à 380 m. La bordure de « bobinage » des terrasses commence au pied de la montagne et va jusqu’à son sommet. Elle transforme la montagne en couches d’eau brillant au soleil au printemps (certains les nomment les miroirs du ciel), en couches de pousses de riz vert en été, en couches de riz doré à l’automne et en couches de givre argenté en hiver .

Sous la dynastie Yuan, des agriculteurs de minorités chinoises furent forcés de s’enfuir vers les montagnes. Ingénieux, ils entreprirent de construire leurs rizières à flancs de montagnes. C’est surtout sous la dynastie Ming, il y a 500 ans, qu’elles furent réalisées. Les montagnes sont entièrement couvertes jusqu’au sommet rendant cet endroit unique et pittoresque.

On dit qu’elles sont à l’échelle d’un dragon et que leur sommet donne l’impression de l’épine dorsale du dragon. Il est vrai qu’un visiteur, debout sur le sommet de la montagne, peut voir, au loin, ce qui ressemble à la colonne vertébrale d’un dragon en torsion. De petit matin, quand le temps est beau et que le soleil se lève, l’ensemble est magnifique.

Le meilleur moment pour une bonne photo est au début de juin, quand les rizières sont pleines d’eau alors que les villageois transferent de jeunes plants de riz de leur lit de semences aux grandes surfaces des terrasses.

Les résidents du village sont de tribus minoritaires, telles Zhuang, Yao et Miao. Ces tribus ne sont pas considérées de l’ethnie chinoise Han. Elles, comme les 53 autres minorités en Chine (Tibétains, Ouïgours musulmans…), ont des privilèges spéciaux. Par exemple, elles sont exemptées de la politique « Un enfant par famille ».

Les femmes Yao portent l’habit traditionnel, de lourds bijoux d’argent et ne se coupent les cheveux qu’une fois dans leur vie, à 16 ans. Passé cet âge, elles les laissent pousser jusqu’à leur mort. Elles les enroulent, tel un turban, autour de leur tête; mais, pour quelques yuans, elles les détachent bien volontiers pour les montrer aux touristes.

De leur côté, les femmes Zhuang se vêtent de pantalons noirs, de chemises blanches et portent sur leur tête de magnifiques coiffes de tissus de couleur.

Quant aux femmes Miao, elles portent de courtes vestes colorées et des jupes à plis alors qu’en certaines occasions importantes, elles se décorent de beaucoup de bijoux d’argent et d’ornements.

Les splendides vêtements brodés de fil rose brillant qui habillent ces femmes ajoutent des éclats colorés aux rizières lorsqu’elles y travaillent.

Chaque minorité a sa propre culture, son langue particulière, sa musique et son art. Des spectacles sont offerts aux visiteurs. Visiter Longji est comme visiter un musée-vivant de groupes ethniques chinois.

Ils vivent dans belles et grosses maisons de bois, superbement construites.

Il y a donc plus que des rizières spectaculaires à découvrir dans ce coin de Chine.

L’album complet sur « Longsheng, ses rizières et ses minorités » comprennent 71 photos captées par Claude Dupras durant sa visite en mai 2010. Il peut être vu en cliquant sur le lien suivant: Longsheng: ses rizières et ses minorités, 71 pictures

The album of « Longsheng, it’s rice paddies and it’s minorities » comprises 71 pictures taken by Claude Dupras during his visit in may 2010.

The complete album can be seen by clicking on the following link:  Longsheng: it’s rice paddies, it’s minorities, 71 pictures

Voici quelques photos de cet album:

Hereinaf’ter are some pictures of this album:

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