au 15 avril 2002


 

Ce dialogue concerne la puissance américaine et ses relations avec l’Angleterre, la France et le Moyen-Orient.

15 avril 2002

Mansour: J’attendais avec impatience ta rĂ©actionĂ  mon Ă©ditorial spontanĂ© sur la «situation en Kabylie et au moyen orient », car je savais que j’allais apprendre un peu plus concernant ces deux rĂ©gions du monde, qui me hantent depuis des annĂ©es.

Claude: En rĂ©alitĂ© c’est moi qui apprend, Ton expĂ©rience est tellement vaste et tu as vĂ©cu de si près les Ă©vènements que nous discutons, qu’il est Ă©vident que ton point de vue m’influence beaucoup. Je n’hĂ©site pas, quand mĂŞme, Ă  te faire part de mes opinions qui viennent d’un nord-amĂ©ricain ayant vĂ©cu si loin de ta terre et qui seulement sur le tard a appris Ă  la connaĂ®tre, l’apprĂ©cier et Ă  l’aimer.

Mansour: Je crois que nous sommes en fin de compte d’accord sur beaucoup de choses dans ces cas particuliers. Et cela me rassure car je sais que je ne suis plus le militant bornĂ© que j’Ă©tais durant mon adolescence et mĂŞme un peu plus tard. Je me souviens clairement des discussions que nous avons eues ensemble Ă  l’hĂ´tel St George Ă  Alger et ailleurs. A l’Ă©poque j’Ă©tais certainement convaincu que le seul ennemi de l’humanitĂ© Ă©tait l’impĂ©rialisme amĂ©ricain, notamment compte tenu de son histoire au Vietnam et en AmĂ©rique du sud, sans parler de sa politique vis-Ă -vis des mouvements de libĂ©ration en Afrique. J’espère que je me suis un peu assagi depuis ce temps lĂ , sans avoir Ă  abandonner mon militantisme pour les causes justes, oĂą qu’elles se trouvent. Oui, nous avons des rĂ©actions similaires sur plusieurs sujets et en particulier vis-Ă -vis les injustices flagrantes qui s’expriment dans plusieurs pays, et sur ce point nous n’avons pas changĂ©. Mais, je demeure quand mĂŞme attachĂ© aux valeurs du peuple amĂ©ricain. Je refuse l’argumentation qu’il est responsable de tous les mĂ©faits que nous connaissons depuis le dernier siècle. Non, cela est trop facile. Il est vrai que je ne partage pas tout ce que les AmĂ©ricains font mais gĂ©nĂ©ralement je crois qu’ils ont Ă©tĂ© et demeurent une force positive, dynamique, d’avant-garde, moderne et enivrante pour le genre humain malgrĂ© leurs quelques erreurs politiques et militaires.

Pendant toute notre lutte de libĂ©rationen AlgĂ©rie, Ă  chaque fois que je voyais des hĂ©licoptères, «made in the USA», je me disais que nous n’Ă©tions pas en train de lutter contre la France mais contre tout l’OTAN, qui fournissait tous ces moyens de destruction Ă  la France pour continuer Ă  nous opprimer comme par le passĂ©. Je te parle de ma propre expĂ©rience pour essayer de t’aider Ă  comprendre ce que les Palestiniens doivent penser aujourd’hui des USA, quand ils voient les avions F-16, les chars d’assaut et les hĂ©licoptères amĂ©ricains dĂ©verser leur feux sur eux sans qu’ils n’aient aucun moyen de rĂ©pondre Ă  cette violence. Au moment oĂą je rĂ©dige ce message je suis persuadĂ© que les Palestiniens en particulier et les arabes Ă  travers le monde en gĂ©nĂ©ral ressentent plus de haine vis-Ă -vis des USA que vis-Ă -vis des IsraĂ©liens.

Claude: Oui cela est probable. Et mĂŞme si cela est comprĂ©hensible, cela n’est pas rĂ©ellement justifiĂ©. Les AmĂ©ricains ont fourni des armes, oui, mais les Soviets on fait davantage de dĂ©gâts depuis la rĂ©volution de LĂ©nine. N’oublie pas que sont les AmĂ©ricains qui nous ont dĂ©barrassĂ© de ces faiseurs de troubles aux politiques irrĂ©alistes qui ne tenaient pas de compte de l’homme, de ses besoins, de ses capacitĂ©s et de ses dĂ©sirs. Ce sont encore les AmĂ©ricains qui, par deux fois, ont dĂ©barrassĂ© l’Europe des impĂ©rialistes germaniques. Je comprends, que jeune, tu croyais comprendre que l’ennemi n’Ă©tait pas seulement la France, mais sĂ»rement au moment oĂą je t’ai rencontrĂ© Ă  Alger tu aurais dĂ» savoir que cela n’Ă©tait pas exact. J’ai bien essayĂ© alors de te faire comprendre que sans libertĂ© l’homme ne pouvait ĂŞtre Ă  la grandeur de son ĂŞtre. J’ai bien essayĂ© de te dĂ©montrer que partout dans les pays socialisĂ©s Ă  la Soviet, comme Ă©tait l’AlgĂ©rie d’alors, que l’on ne retrouvait pas de joie de vivre et que les peuples vivant sous l’ombre du rideau de fer faisaient montre d’un manque d’enthousiasme et d’initiatives. Que sans motivation, sans la libertĂ© d’expression, sans le pouvoir d’user de ses talents librement, sans le respect de chaque individu, sans un rĂ©gime de justice Ă©gal pour tous, sans dĂ©mocratie rĂ©elle, etc… l’homme ne peut ĂŞtre ce qu’il peut ĂŞtre. Et la preuve, ce sont les AmĂ©ricains. Ils sont devenus le modèle et c’est ce modèle qui a fait le tour de la planète et devient le modus vivandi de beaucoup de peuples du monde. Les Arabes sont les premiers responsables de leur malheur. Nous en avons parlĂ© souvent et tant que leurs gouvernement fantoches ne seront pas dĂ©mis, reniĂ©s et que les Arabes ne comprendront pas que sans la dĂ©mocratie ils vivoteront toujours, rien ne changera pour eux. J’espère que le brouhaha actuel en Arabie secoue sa population profondĂ©ment au point que la rĂ©alitĂ© devienne claire et nette et qu’elle se donne les gouvernements qu’elle mĂ©rite.

Mansour: Et je te garantis que les USA auront du mal Ă  surmonter les consĂ©quences de la position franchement proisraĂ©lienne du ti-Bush,Ă  travers tout le monde arabe. Ce que les amĂ©ricains en gĂ©nĂ©ral ne peuvent pas comprendre c’est que la mĂ©moire des peuples est beaucoup plus longue que celle des rĂ©gimes ou mĂŞme des nations. Il arrivera un jour oĂą l’hĂ©gĂ©monie mondiale amĂ©ricaine sera testĂ©e et remise en cause par une autre grande nation, comme par exemple la Chine, et ce jour lĂ  le Moyen-orient avec toutes ses ressources Ă©nergĂ©tiques redeviendra l’enjeu principal de cette nouvelle lutte pour la suprĂ©matie mondiale. Malheureusement pour les USA, ce jour lĂ , les peuples arabes se souviendront de toutes les humiliations que leur auront imposĂ©es les AmĂ©ricains. Aucun empire Ă©rigĂ© par l’homme n’a pu survivre indĂ©finiment. Ni l’empire d’Alexandre le Grand, ni celui de CĂ©sar, ni celui des mongoles ou des Soviets n’ont imposĂ© leurs Pax Romana ad-infinitum.

Claude: C’est vrai que les empires ne survivent pas. Mais y en a-t-il dĂ©jĂ  eu un comme celui des AmĂ©ricains? Une dĂ©mocratie rĂ©elle? Je ne crois pas! Et malgrĂ© le fait que les USA d’aujourd’hui sont menĂ©s par ti-Bush, cela ne changera rien au long terme de l’influence de l’exemple amĂ©ricain, car ce petit prĂ©sident ne peut changer la constitution, ne peut modifier le rĂ©gime Ă©lectoral, ne peut arrĂŞter la transformation constante que ce peuple connaĂ®t depuis l’indĂ©pendance de ce pays. Je crois que ses valeurs sont plus fortes et importantes que l’action nĂ©faste d’un prĂ©sident temporaire. Le gros bon sens amĂ©ricain prendra le dessus et ti-Bush ne durera pas. DĂ©jĂ , il sombre dans les sondages, et mĂŞme, s’il advenait qu’il gagne une autre Ă©lection, il ne sera pas le mĂŞme genre de prĂ©sident dans son deuxième mandat car il aura probablement compris que ses politiques d’Ă©troitesse ne sont pas Ă  la dimension de l’extraordinaire destin de son pays. Le challenge que la Chine prĂ©sente et qui sera accentuĂ© dans l’avenir ne fera que motiver davantage les AmĂ©ricains qui vivent sous une constitution qui leur permet de crĂ©er, de produire, de donner le meilleur d’eux-mĂŞmes. Je vois plutĂ´t le gouvernement chinois changer et se transformer Ă©ventuellement en dĂ©mocratie. Gorbachev a eu raison de vouloir maintenir le rĂ©gime socialiste de l’URSS pour une longue pĂ©riode transitoire vers le capitalisme et une dĂ©mocratie rĂ©elle. Il avait compris les malheurs qui frapperaient le peuple soviĂ©tique et les crises qui seraient gĂ©nĂ©rĂ©es dans les pays satellites. «malheureusment on ne l’a pas Ă©coutĂ© et comme il avait prĂ©dit, tout cela s’est produit. Par contre, les Chinois eux ont su maintenir leur rĂ©gime pour vivre ces changements majeurs dans leur Ă©conomie, et aujourd’hui on peut mesurer la diffĂ©rence dans le bien-ĂŞtre de ces deux peuples. Le temps approche oĂą ce rĂ©gime se mutera en dĂ©mocratie. Il me semble que ce ne peut ĂŞtre autrement car le Chinois est un homme comme toi et moi et lui aussi a une faim de libertĂ©.

Mansour: Je suis en train de relire une fois de plus les mĂ©moires du gĂ©nĂ©ral de Gaulle. Il n’y avait d’homme politique europĂ©en plus anti communiste que de Gaulle. Il avait la haine du communisme international. Mais il a passĂ© un grand nombre d’annĂ©es de sa vie Ă  lutter contre l’hĂ©gĂ©monie anglo-saxonne, comme il la dĂ©finissait. Il a mĂŞme eu le courage de se retirer de l’OTAN, pour se libĂ©rer du monopole des armes amĂ©ricaines. Durant toute la pĂ©riode oĂą il essayait de crĂ©er une communautĂ© europĂ©enne, son seul objectif Ă©tait de libĂ©rer toute l’Europe de l’emprise hĂ©gĂ©monique amĂ©ricaine. Et c’est pour cela qu’il s’est toujours opposĂ© Ă  l’entrĂ©e de l’Angleterre dans la communautĂ© europĂ©enne, car il savait que l’Angleterre allait ĂŞtre le cheval de Troie des AmĂ©ricains. MĂŞme s’il n’a pas rĂ©ussi Ă  crĂ©er l’Europe des nations qu’il voulait, l’histoire lui a donnĂ© raison concernant son approche vis-Ă -vis de l’Angleterre.

Claude: J’ai lu un grand nombre de livres sur De Gaulle dont j’ai eu le plaisir, un jour Ă  MontrĂ©al en 1976, de serrer la main. C’est un des hommes politiques que j’admire le plus. Il n’Ă©tait pas anti-amĂ©ricain. Il n’Ă©tait pas contre aucun pays. Il Ă©tait pour la France. Il voulait le dĂ©veloppement technique de la France et refusa, par exemple, l’aide du Canada, qui Ă©tait alors chef de file dans le domaine d’installation de rĂ©seaux tĂ©lĂ©phoniques modernes, lorsqu’il Ă©tait impossible, ou presque, de faire un appel en France. Il a attendu qu’une sociĂ©tĂ© française soit en mesure de le faire pour changer tout le rĂ©seau mĂŞme au prix de plusieurs annĂ©es de retard par rapport aux pays voisins. Je ne pense pas qu’il avait raison, alors, d’agir ainsi mais le fait demeure que la France est devenue un leader mondial dans plusieurs domaines dont la haute technologie, le nuclĂ©aire, la biotechnologie, le transport, l’aĂ©rotechnique, etc… Il s’est tenu debout contre les Anglais au dĂ©but de la guerre, contre FDR durant la guerre, justement Ă  Alger, et il en est sorti grandi après la guerre. Churchill finalement le vĂ©nĂ©rait et Kennedy avait pour lui le plus grand des respects. Il Ă©tait le meilleur ami des USA tout en Ă©tant son plus grand critique. De Gaulle Ă©tait un dĂ©mocrate et il a donnĂ© Ă  la France une constitution qui a assurĂ© son dĂ©veloppement par une dĂ©mocratie rĂ©publicaine. Et partout dans le monde il a prĂŞchĂ©, dans des ralliements toujours immenses, la valeur de la libertĂ©, la juste autodĂ©termination des peuples et la grandeur de l’homme. Je crois, comme tu dis, qu’il se mĂ©fiait particulièrement des Anglais car il voyait le dĂ©clin de l’empire britannique et comprenait qu’ils chercheraient par tous les moyens de maintenir leur grandeur et cela peut ĂŞtre au dĂ©triment de la France.

Mansour: A ce jour, l’Angleterre ne s’intĂ©resse Ă  l’Union EuropĂ©enne que pour la dĂ©truire et redonner la prĂ©dominance amĂ©ricaine sur toute l’Europe. A chaque fois que l’Europe essaie de faire un pas de plus pour crĂ©er une union europĂ©enne rĂ©elle capable de prendre en charge sa destinĂ©e indĂ©pendamment des USA, l’Angleterre Ă©tait lĂ  pour l’y empĂŞcher. Le dernier exemple des acidimĂ©tries anglaises contre une Europe indĂ©pendante c’est son refus de rejoindre le système monĂ©taire europĂ©en. Mais l’Europe continue Ă  faire son petit chemin vers son indĂ©pendance vis-Ă -vis de la puissance amĂ©ricaine. Les positions du conseil europĂ©en vis-Ă -vis de la crise palestinienne et mĂŞme de l’Irak montrent que l’Europe n’est plus aussi infĂ©odĂ©e aux AmĂ©ricains que par le passĂ©, nonobstant les manipulations anglaises pour faire adopter aux nations europĂ©ennes les positions amĂ©ricaines. Alors que la dĂ©lĂ©gation de l’Union EuropĂ©enne avait refusĂ© de discuter avec Sharon si elle ne pouvait pas discuter avec Yasser Arafat, Tony Blair s’Ă©tait empressĂ© de rendre visite Ă  Bush pour le rassurer que l’Angleterre ne partageait pas les positions adoptĂ©es par les autres membres de la communautĂ© europĂ©enne.

Claude: En parlant de l’Europe, il me semble que le chemin sera long avant qu’elle devienne une force politique mondiale. Certes Ă©conomiquement, avec l’Euro, elle fait de grands pas et je crois qu’un jour, pas très lointain, on verra une bourse europĂ©enne qui sera aussi dynamique et importante que celle de Wall Street. Et cela est bon, très bon, car les nouvelles entreprises qui verront le jour pourront trouver lĂ  le financement nĂ©cessaire Ă  leur dĂ©veloppement et Ă  leur croissance. Mais politiquement, il me semble que l’Europe ne peut obtenir de consensus assez fort pour avoir le poids et l’autoritĂ© d’un grand pays. On l’a vu rĂ©cemment lors de la visite du prĂ©sident de la CE en IsraĂ«l, oĂą il n’a rencontrĂ© que certains dirigeants israĂ©liens. La CE parle maintenant de sanctions et je me demande si elle en a la capacitĂ© ou la volontĂ©. Peut-elle obtenir le feu vert des pays-membres? J’en doute. Si oui, ce sera sĂ»rement un premier pas vers une action politique importante qui pourrait ĂŞtre le prĂ©sage d’une nouvelle force politique mondiale. Cela assurerait un meilleur Ă©quilibre aux politiques amĂ©ricaines.

Mansour: Pour revenir aux choses sĂ©rieuses concernant la situation au Moyen-orient, je crois que Bush est en train de faire sa campagne Ă©lectorale de 2004 un peu trop tĂ´t, sans se rendre compte que de toutes les façons ses chances de rĂ©Ă©lection seront Ă©troitement liĂ©es aux rĂ©sultats de sa politique au Moyen-orient qui est liĂ©e Ă  sa croisade contre le soit disant terrorisme international. Pendant qu’il se dĂ©bat dans son brouillard de politique intĂ©rieure sans savoir vraiment quoi faire du jour au lendemain, la situation sociale aux USA ne fait que se dĂ©tĂ©riorer. Il avait promis de rĂ©volutionner le système Ă©ducatif du pays et Ă  ce jour il n’a fait que proposer quelques milliards de dollars de plus et rien d’autre. Il avait aussi promis que la rĂ©duction des impĂ´ts des AmĂ©ricains allait permettre une nouvelle pĂ©riode de prospĂ©ritĂ© pour les amĂ©ricain, mais pour le moment, ses mesures n’ont fait que ramener le spectre des dĂ©ficits budgĂ©taires qui ont paralysĂ© l’Ă©conomie amĂ©ricaine jusqu’a l’arrivĂ©e de Clinton au pouvoir qui a eu le courage d’Ă©liminer ce spectre et mettre l’Ă©conomie amĂ©ricaine dans une position oĂą les surplus budgĂ©taires allaient enfin devenir une rĂ©alitĂ© pour longtemps et que la dette fĂ©dĂ©rale allait enfin diminuer considĂ©rablement.. De plus ces surplus budgĂ©taires allaient permettre au gouvernement fĂ©dĂ©ral d’apporter des solutions structurelles Ă  la viabilitĂ© Ă  long terme du système de SĂ©curitĂ© sociale, et surtout permettre Ă  tous les amĂ©ricains de pouvoir se soigner sans avoir Ă  vendre mĂŞme leur maison pour payer les prix extravagants de la santĂ© amĂ©ricaine.

Claude: Je fais presque la mĂŞme analyse des politiques intĂ©rieures de ti-Bush que toi. Non seulement n’a-t-il pas la capacitĂ© de bien comprendre la situation, il est le chef d’un parti qui est aveuglĂ© par ses politiques de droite et prisonnier des groupes de l’extrĂŞme-droite qui les composent. C’est un parti loin des problèmes quotidiens de l’AmĂ©ricain moyen et des plus pauvres.

Mansour: Alors comme je suis persuadĂ© que Bush n’a ni l’intelligence nĂ©cessaire pour comprendre les problèmes internationaux auxquels il doit faire face, ni la volontĂ© de chercher des solutions Ă  ces problèmes, il commencera sa prochaine campagne Ă©lectorale avec certainement un Ă©chec au Moyen-orient et très probablement en Afghanistan. Je ne vois pas comment la Maison Blanche d’aujourd’hui est capable de crĂ©er les conditions nĂ©cessaires pour se dĂ©barrasser une bonne fois pour toute des Talibans, ne serait-ce que pour maintenir le pouvoir fantoche amĂ©ricain installĂ© aujourd’hui. Je suis persuadĂ© que l’AmĂ©rique sera obligĂ©e de devenir de plus en plus engagĂ©e militairement dans ce pays, qu’aucune nation du monde n’a jamais pu contrĂ´ler dans le passĂ©. Il ne règlera certainement pas le problème de la Palestine car il est prisonnier du lobby juif amĂ©ricain et de l’extrĂŞme-droite amĂ©ricaine. Enfin je pense qu’il sera obligĂ© de lancer des opĂ©rations militaires contre l’Irak sans savoir quoi faire de ce pays une fois qu’il l’occupera militairement.

Claude: Une chose demeure certaine, c’est qu’avec le temps il devient clair que ti-Bush est prisonnier de ses politiques et ne semble pas avoir rĂ©flĂ©chi plus loin que son nez. Et il continue toujours dans la mĂŞme veine. Il vient d’aboyer devant Sharon, en lui disant d’arrĂŞter sur-le-champ sa guerre, mais celui-ci, sachant qu’il ne mord pas, s’en foute et continue. Quelle autoritĂ©! Heureusement que les AmĂ©ricains commencent Ă  le voir sous son vrai jour…

A bientĂ´t, pour la suite.