au 18 août 2003


Ce dialogue porte sur le «recall» du gouverneur de la Californie et touche le côté du parti démocrate de l’élection présidentielle qui se prépare et la possibilité de la victoire de ce parti.

Au 18 août 2003

Mansour: Je viens juste de remarquer que la différence entre toi et moi c’est que de mon côté je rédige directement mes messages et te les envoie sans même me donner le temps de les relire, alors que toi tu les rédiges, les revois je présume, les mets en mémoire pour ensuite me les envoyer en « attachment ». Je ne suis pas un psychiatre, mais je présume que cela a quelque chose à voir avec nos personnalités différentes. Si j’étais Sigmund Freud, je te dirais que d’un côté tu es quelqu’un qui pense avec ses tripes et un autre qui utilise sa cervelle avant d’ouvrir sa bouche. Je me demande toujours pourquoi il y a cette différence entre toi et moi. Est-elle due à notre différente de culture ou quoi ? Je ne suis pas sur car je sais des gens comme un de mes meilleurs amis et certainement Ali agissent bien plus comme toi, que comme moi par exemple. Ce n’est donc pas tellement une différence de culture qui peut expliquer notre différence. Peut-être est-ce dû au fait que je n’ai jamais pu m’empêcher de dire ce que je pense instantanément, même quand je savais que cela allait me coûter très cher. J’envie les gens comme toi ou mon ami ou mon frère qui êtes capables de mesurer les conséquences de tout ce que vous faites. Comme tu vois, mes pensées divaguent trop souvent sans même savoir où elles vont. Mais comme disait Montaigne, revenons à nos moutons.

Claude: Je te comprends mais tu te trompes dans mon cas, car je suis comme toi. En réalité, je prends un peu plus de temps que toi simplement pour corriger mes fautes de grammaire et d’orthographe. Ce que j’écris est spontané et avec peu de réflexion. Je sais que cela paraît, mais que veux-tu? Je me laisse aller et te donne ce que je ressens sur le moment plutôt que de prendre des heures de réflexions pour philosopher.

Mansour: Je suis très content de savoir que tu n’as pas abandonné ton projet de mémoires. Je suis tout à fait d’accord avec toi qu’Ali avec son témoignage pourrait vraiment aider les nouvelles générations à réfléchir sur leur avenir, aussi bien du côté du monde occidental que du côté des laissés-pour-compte dans ce monde et notamment le monde arabo-musulman. Comme tu le disais, Ali a vécu une période extrêmement intéressante du point de vue de la lutte de libération des peuples colonisés. Mieux encore, il a aussi participé à l’édification de ces nouvelles nations décolonisées. Il avait une vision de ce que la société algérienne devait devenir à moyen et long terme. Il a vu et contribué à certaines réussites, mais il a aussi vécu la faillite politique de notre pauvre pays. Je sais qu’il n’appartient pas à toi de le convaincre de son devoir d’écrire ses mémoires. Mais je te garantis que je ferai de mon mieux pour le persuader. Tu ne trouveras jamais un co-auteur de ton projet comme Ali.

Claude: Je te fais confiance et je sais que tu réussiras à le persuader d’écrire. Je suis très curieux de savoir ce qu’il sait.

Mansour: Sur le plan de la politique en Amérique, je t’avoue que je ne sais plus
où donner de la tête. Je suis d’accord avec toi lorsque tu affirmais dans notre dernier dialogue que pour le moment Schwarzenegger a le vent en poupe, et pour cause, toi même tu l’as appelé le Terminator. Toute la presse américaine ne demande rien de mieux que de faire de lui le nouveau « Ventura (ex gouverneur du Minnesota)» de la Californie. Cela rapporte énormément aux chaînes télévisées des USA. Mais je suis tout fait d’accord avec toi, que pour le moment, il ne ressemble pas à Ronald Reagan qui lui avait milité longuement dans les rangs du syndicalisme ouvrier américain, avait une longue expérience politique et des idées biens définies de ce qu’il voulait faire aussi bien de l’état de la Californie que du pays tout entier. Arnold Schwarzenegger ne semble vraiment pas avoir une idée quelconque de ce qu’il veut faire en politique. D’un côté, il se dit conservateur républicain, mais de l’autre il épouse toutes les valeurs du parti démocrate. Il est pour l’éducation publique, pour tous les programmes sociaux alors que les républicains les vomissent. Il a été même contre l’«impeachment» de Clinton. Sur ce dernier point, il paraît qu’il aurait dit qu’il avait même honte de se déclarer républicain à cause de la furie des républicains qui étaient au congrès et qui voulaient à tout prix voir Clinton « Impeached. »

Claude: Le contenu du dernier discours du Terminator est bon pour lui car l’État est normalement démocrate. A mon avis, il a bien joué à ce jour et il me semble comprendre comment gagner cet État. Ce qui est important c’est le nombre de votes le jour de l’élection. La pléiade de candidats lui donne le moyen de percer et de devenir le candidat républicain officiel car les médias ne concentreront que sur 2 ou 3 candidats et il en sera sûrement. Je crois que ti-Bush aimera cela car avec l’image de Schwarzenegger et la machine républicaine, son parti aura trouvé un candidat apte à l’aider à continuer à manipuler les images et les illusions et surtout capable de gagner l’état de la Californie aux élections présidentielles pour lui.

Mansour: Je ne sais pas pourquoi, mais la crise politique en Californie me rappelle un peu le début de la décadence de l’empire de Rome. Tout comme Rome, je vois cette république omnipotente, qui est les USA, se détruire de l’intérieur. Comment pouvoir continuer à croire à l’évolution d’une Amérique riche et solide, quand le plus grand état de cette république est à la merci de la dictature des masses, comme disait Jilass ? Bientôt nous n’allons pas avoir à faire avec la république américaine mais avec un amalgame de « communes de Pairs ». J’espère que j’ai tort mais je crois que la crise politique californienne d’aujourd’hui est le début d’un grand tremblement de terre politique dans ce pays. Où tout cela va nous mener, Dieu seul le sait, comme on dit.

Claude: Je crois que là, tu pars sur une tangente qui est difficile à suivre. La décadence des USA n’est pas pour demain et je ne crois pas qu’elle est à ce jour commencée. Ce pays est trop dynamique, varié, avec une population intelligente, travaillante, innovatrice et patriotique pour s’écrouler. Cela va prendre plus qu’un ti-Bush pour engendrer un telle cataclysme. Par contre, mes voyages en Californie m’ont démontré que cet État est en désuétude matérielle et technique. Les routes, les écoles, le système de distribution d’électricité (comme dans plusieurs États des USA) ont été laissés à l’abandon par les compagnies qui les possèdent et les gèrent. Elles ont opté pour des dividendes aux actionnaires plutôt que dans une bonne maintenance normale des équipements. Un jour, ce sera difficile pour les Californiens lorsqu’ils devront faire face à la réalité. Ce jour est peut être déjà là et s’exprime dans la déconfiture du gouverneur sortant-de-charge Davis. J’ai confiance que si Clinton et Hillary s’en mêlent, ils pourront, avec leur façon d’expliquer les choses, éviter à Davis le «recall» qui l’accable ou tout au plus aider le nouveau candidat démocrate qui le remplacera à garder la Californie dans le camp du parti démocrate. Mais ce sera difficile et si j’avais à gager aujourd’hui, je ne gagerais pas pour une victoire des démocrates.

Mansour: Sur le plan des élections présidentielles américaines, je crois que je suis d’accord avec toi. La réélection de Bush est loin d’être assurée. Mais je continue à croire que les démocrates ne sont pas capables de monter une campagne sérieuse pour justement empêcher la réélection de Bush. Il ne fait pas de doute que Richard Gephart a l’expérience au congrès. Il a, comme tu l’as si bien dit dans notre dialogue précédent, bien géré la majorité démocrate au moment où Clinton avait besoin du congrès pour faire passer son programme économique en 1992. Mais après cela, et surtout après avoir perdu la majorité au congrès, Gephart a été un grand fiasco pour les démocrates d’une manière générale, à tel point qu’une illustre inconnue de la Californie, la «congresswoman» Pelosi, l’a remplacé à la tête des démocrates au congrès après les dernières élections législatives. De plus, je te rappelle que cet individu a déjà tenté sa chance aux présidentielles depuis 1988. A chaque fois, il s’est planté rapidement aux primaires dès qu’il sortait de l’Iowa. Gephart me rappelle beaucoup l’actuel gouverneur de la Californie. Il a toujours été le produit de l’establishment politique du parti démocrate. Il est prêt à vendre sa chemise pour avoir la candidature démocrate aux élections présidentielles. La première fois, il a essayé de courtiser la juiverie américaine et a échoué lamentablement. Ensuite, il a essayé de courtiser le syndicalisme américain en faisant campagne contre la NAFTA et il a aussi échoué. Aujourd’hui, il essaie encore la carte du syndicalisme américain, mais même s’il arrive à avoir la candidature du parti démocrate, il n’a aucune chance de lutter contre un monstre politique comme Bush ou du moins son appareil derrière lui. À l’heure actuelle tout ce qu’il a à offrir au public américain c’est qu’il a été contre le traité de libre-échange NAFTA, qui entre parenthèses a donné la chance à Clinton de créer plus de 23 millions de nouveaux emplois, et il compte continuer à défendre les mêmes valeurs que la AFL-CIO qui veut à tout prix mener une politique isolationniste du point de vue commercial. Cela n’arrange certainement pas ni les consommateurs américains ni même les ouvriers eux-mêmes qui savent qu’ils doivent exporter au maximum s’ils veulent sauvegarder leurs emplois Alors comment peux-tu me dire que cet individu a une chance quelconque de battre Bush aux prochaines élections ? Il n’est même pas capable de mobiliser la base réelle du parti démocrate et ne parlons pas de la majorité silencieuse américaine qui suit toujours aveuglement ce que la presse écrite et visuelle américaine lui dicte.

Claude: Ton analyse des chances de Gephart est très intéressante et pleine de bon sens. Merci d’attirer mon attention et de me rappeler autant de faits vrais. On verra à la convention s’il peut encore tirer son épingle du jeu. Je commence à en douter.

Mansour: Pour ce qui concerne l’autre candidat potentiel démocratique, à savoir Howard Dean, du Vermont, je t’avoue que je suis d’accord avec tout ce qu’il a dit à ce jour. Malheureusement, il me rappelle un peu Adly Stevenson des années 60s. Il a certainement l’audace de rappeler aux démocrates qu’ils devront avoir le courage de défendre leurs valeurs fondamentales et ne pas essayer d’imiter les républicains comme tous ses autres concurrents essaient de faire à l’heure actuelle. Il a certainement réussi à toucher le nerf névralgique de beaucoup de démocrates qui en ont mare des Clinton, Gore et surtout du co-listier de Gore, le sénateur du Connecticut. Mais à ce jour, il n’arrive pas à avoir l’appui des syndicats américains et surtout des noirs qui représentent toujours une minorité imposante surtout pendant les primaires. Howard Dean peut certainement attirer le vote des « soccer mom » et de la bourgeoisie intellectuelle américaine, mais il aura beaucoup de difficultés avec les cols bleus américains qui sont très importants dans le «mid west», en particulier, et il aura aussi beaucoup de difficultés à vraiment mobiliser toutes les minorités américaines (les noirs et les latinos en particulier) car il vient d’un état qui est extrêmement ouvert vers le reste du monde pour ce qui concerne le commerce et cela n’enchante pas du tout les petites gens de ce pays.

Claude: Dean me semble bien intéressant. Malheureusement, depuis que je suis en France, le 5 avril dernier, je n’ai pas entendu une fois parler de lui aux nouvelles télévisées ou radiodiffusées. Il me semble avoir les idées et la force pour tourner le parti de 180° et capable de faire face à ti-Bush. Il a l’avantage d’être neuf sur le plan national et comme ont fait Carter et Clinton, il pourrait peut être réussir là où Gephart ne peut pas. Mais je ne le connais vraiment pas et je ne l’ai jamais entendu faire un discours. Tout ce que j’ai ce sont des bribes ici et là qui sont généralement positives. J’ai bien hâte de mieux le connaître pour pouvoir me faire une idée de ce nouveau candidat sur le plan présidentiel.

Mansour: Mais évidemment comme tu disais si bien, en politique tout est possible du jour au lendemain. Si la situation économique et sociale américaine continue à se détériorer, si le poids de la dette publique commence à forcer les taux d’intérêtà grimper, ce qui a déjà commencé dans le secteur de l’habitat, et si l’occupation américaine de l’Irak ressemble de plus en plus à un marécage, alors n’importe quel candidat démocrate pourrait dégommer Bush l’année prochaine. Mais je crois sincèrement qu’il a trop de si dans cette équation pour le moment du moins.

Claude: C’est vrai qu’il y a beaucoup de si, mais dis-moi lequel n’est pas réaliste. A les lire un par un je crois que tout ce que tu dis arrive ou va arriver. Aujourd’hui, je lisais que 38% des Américains croient que la guerre contre le terrorisme se gagne, 38% croient que non et 23% hésitent. Alors où va Bush avec ses affirmations quotidiennes, qui ne changent pas, qui affirment sans cesse que tout va bien? Qui le croit? Je vois les sondages exprimer une méfiance nouvelle et un manque de crédibilité envers le président qui croît de jour en jour. Où en sera-t-il dans un an?

Mansour: Par ailleurs, il ne faut pas oublier les Verts. J’ai beaucoup de sympathie pour eux à travers le monde entier, car je sais qu’ils sont vraiment sincères dans leurs demandes politiques, mais je t’avoue que je reste absolument certain que ce n’est pas en divisant les forces démocratiques du centre gauche aux USA, en particulier, que nous aurons enfin un gouvernement américain non seulement sensible aux demandes des Verts, mais aussi à toute la société américaine en particulier. Souviens-toi bien des effets négatifs du mouvement des Verts dans ce pays durant les dernières élections présidentielles. Sans la présence de Nader à ces élections, Gore n’aurait eu aucune difficulté à battre Bush en Floride. Plus de 100,000 voix ont été portées sur Nader dans cefameux état, alors que toute l’élection présidentielle se jouait sur justement les électeurs de la Floride. Il ne fait pas de doute que Nader a démontré à ses militants qu’il pouvait décider du sort des élections au niveau national, mais malheureusement je doute qu’il ait choisi le bon cheval à abattre pour prouver son point. Sans Ralph Nader, nous aurions certainement eu Gore à la Maison Blanche au lieu de la mafia-bush-rumsfeld-chaney-wolfowitz. Voila le résultat des soi-disant hommes de gauche de l’Amérique. Malheureusement cela risque de se reproduire une fois de plus en 2004.

Claude: Il est vrai que la présence de Nader a permis l’élection de ti-Bush. J’espère que pour la prochaine élection les Verts éviteront de diviser le vote car les démocrates ont besoin de tout ce qu’ils pourront ramasser. Malheureusement, je ne crois pas que cela se réalise.

Mansour: Les militants de gauche en Amérique me rappellent un peu les crises canadiennes et algériennes dans une certaine mesure. Toi et moi avons vécu des périodes angoissantes et trépidantes dans nos vies politiques. Je sais très bien que même les séparatistes les plus virulents au Québec, n’étaient pas plus farouchement attachés à la culture française que toi, tout comme moi qui n’a jamais eu à rougir devant n’importe quel autonomiste ou même indépendantiste berbérophone durant cette crise en Kabylie.

Claude: Je suis en accord avec toi. Les séparatistes québécois sont des ultranationalistes alors que nous nous sommes des nationalistes. Je suis autonomiste dans le sens que j’ai toujours voulu le Québec dans le Canada mais avec tous les pouvoirs et l’argent pour assurer la protection de la langue, de la culture et des besoins des individus. J’aime l’évolution qu’a connue le Canada. Avec le temps, suite à de nombreuses demandes, manifestations et contestations nous avons pu créer des gouvernements provinciaux forts et qui ramassent directement plus de 50% des impôts des individus. Nous sommes très autonomes mais toujours membres à part entière du Canada. Je crois que nous avons le meilleur de deux mondes.

Mansour: Malheureusement, c’est toujours les extrémistes qui arrivent à s’accaparer d’une cause, pourtant bien honorable, au départ et qui en fin de compte ralentissent sinon remettent en cause les objectifs fondamentaux de ces mouvements politiques et sociaux culturels.

Claude: Au Québec depuis la conquête par les Anglais et durant tout le régime qui a suivi, c’est la fibre politique que nous avons acquise des Français qui nous a donné l’intelligence d’être toujours solidaires. Par cette solidarité, nos ancêtres ont pu choisir les bons hommes politiques, au bon moment, pour défendre notre cause. Nonobstant les décisions de Londres de nous angliciser et de nous assimiler, ces chefs ont été capables avec le temps d’obtenir un gouvernement responsable et y trouver le pouvoir pour assurer l’épanouissement de notre peuple. Ce ne fut pas facile et par moment tout semblait perdu mais finalement tout a bien tourné. Mais avec le temps, la raison, le bon sens et la justice ont eu finalement gain de cause. Le Canada anglais grâce à certains politiciens réformistes a su faire les compromis nécessaires. Ce ne fut pas facile et nos hommes politiques ont su trouver les mots et les moyens pour gagner petit à petit leurs points.

Mansour: Je ne suis encore sûr que la raison finira par avoir gain de cause en Algérie concernant la question de la Kabylie et je me demande si les Américains de gauche finiront enfin par comprendre qu’une guerre est une suite d’interminables batailles. Il faut gagner la première bataille pour arriver à la deuxième et ainsi de suite.

Claude: C’est exactement ce que les Canadiens français ont fait. Petit à petit, ils ont fait leur nid. Mais les Kabyles, comme toi, veulent un État Algérien central et fort alors que je te suggère depuis longtemps qu’une fédération permettrait un gouvernement Algérien et aussi un gouvernement Kabyle qui lui pourrait s’occuper directement de l’avenir des Kabyles. Comme chez nous.

Mansour: Je comprends bien ce qui est arrivé au Canada et j’aimerais bien que nous eussions le même itinéraire vers l’autonomie de la Kabylie. Aujourd’hui, le problème c’est que les Américains en général ne semblent pas pouvoir réfléchir à long terme. C’est toujours tout ou rien immédiatement. Par contre, la droite américaine pense toujours à très long terme.

Claude: Oui, j’en arrive aussi à la conclusion que c’est la droite américaine qui pense à long terme et sait contrôler à court terme, par les médias, l’opinion publique pour atteindre son but. L’Américain moyen est trop préoccupé par des choses matérielles et trop occupé à se battre pour bien gagner sa vie, pour commencer à réfléchir à d’autres choses que ce qu’il voit, lit et entend dans les médias. Et comme ces médias sont de plus en plus contrôlés par la droite et son argent, le peuple américain se trouve manipulé.

Mansour: J’espère que toutes les vagues de chaleur qui ont secoué la France ces derniers temps n’ont tellement pas affecté ton vignoble.

Claude: J’estime qu’avec la sécheresse engendrée par la canicule record, j’ai perdu à ce jour 30% des raisins de ma vigne et cela empire à tous les jours. Nous avons besoin de plusieurs bonnes et longues ondées. On a eu hier un coup de vent qui a apporté de la pluie pendant une vingtaine de minutes, mais ce n’est pas suffisant car tout est trop sec.

A bientôt