• L’adolescence

    La Grande DĂ©pression, la possibilitĂ© d’une nouvelle guerre et les rumeurs de conscription au Canada font gonfler les rangs des nouvelles recrues Ă  la CommunautĂ© des Frères de Sainte-Croix. Les vocations religieuses se multiplient. Les exigences en matière d’éducation et de capacitĂ© pĂ©dagogique ne sont pas très Ă©levĂ©es pour les frères convers. Le recrutement connaĂ®t […]

  • La « strap »

    Dès le dĂ©but de l’annĂ©e scolaire 1943, Jean-Claude consulte le surveillant de la salle d’études pour des questions sur ses devoirs, comme il l’a toujours fait chez les Soeurs. Il obtient rarement l’aide qu’il recherche et retourne bredouille Ă  sa place. Une fois, Ă  propos d’un problème d’arithmĂ©tique, il s’approche du surveillant, le frère Janvier, […]

  • Claude et non Jean-Claude

    La semaine de cours s’échelonne du lundi au samedi midi, aucun cours n’étant donnĂ© le mardi après-midi. Les Ă©lèves sont libres. Permission de sortie les fins de semaine si la note de discipline est supĂ©rieure Ă  5 sur 10. Un 5 retarde la sortie du samedi Ă  la fin de l’après-midi ou Ă©limine les privilèges […]

  • Le mardi après-midi et les fins de semaine

    Tous les mardis midi après le repas, sans exception, Antoinette, accompagnĂ©e souventes fois de sa soeur Lucienne ou de Charles-Émile, passe au parloir y prendre Claude et Pierre-Paul. En gĂ©nĂ©ral, les garçons sont prĂŞts depuis longtemps. PressĂ©s de sortir, ils se prĂ©cipitent Ă  toute vitesse vers le parloir. Ils quittent le collège et suivent toujours […]

  • Ă€ la guerre comme Ă  la guerre

    La guerre continue Ă  dĂ©ferler sur le monde. Les Allemands emploient de plus en plus des tactiques de terreur. N’ont-ils pas entrepris la liquidation des juifs dans les ghettos de Pologne ? On apprend aussi qu’ils ont repris l’offensive contre Koursk. De leur cĂ´tĂ©, les AlliĂ©s bombardent Rome, capturent Palerme et boutent les Allemands hors […]

  • MalgrĂ© la guerre, la qualitĂ© de vie s’amĂ©liore

    Ă€ l’automne 1943, la vie devient plus facile Ă  la maison de la rue Beatty. Jusque lĂ , il fallait, matin et soir, nourrir la chaudière pour chauffer la maison. On utilisait du charbon noir que l’on stockait dans le «carrĂ© Ă  charbon» situĂ© dans le coin arrière de la cave. Cette tâche incombait gĂ©nĂ©ralement Ă  […]

  • La vie de pensionnaire

    La vie de pensionnaire n’est pas très agrĂ©able, mais Claude et Pierre-Paul doivent s’y faire. Quitter leurs parents Ă  un si jeune âge est difficile et anormal. Le choc est violent. Ce nouveau milieu est sĂ©vère et froid. L’atmosphère est bien diffĂ©rente de celle de la maison. Ni amour, ni familiaritĂ©s. Les premiers jours sont […]

  • Crawford Park

    Le commerce de Charles-Émile et d’Antoinette va bien et est fort profitable. La qualitĂ© de vie de la famille s’amĂ©liore constamment, malgrĂ© le rationnement. Mais Charles- Émile trouve son mĂ©tier abrutissant. Trop rĂ©pĂ©titif Ă  son goĂ»t. Il veut faire autre chose. Il a la bougeotte. Et comme il n’ose pas se dĂ©cider, il s’absente de […]

  • NoĂ«l

    Nous sommes en 1943. Comme Ă  chaque annĂ©e, Claude et Pierre-Paul attendent fiĂ©vreusement les vacances de NoĂ«l. Ils sont heureux de quitter le pensionnat pour onze jours, ce Collège qu’ils n’aiment pas. L’annonce par leur père d’un arrĂŞt au marchĂ© Atwater pour acheter leur «arbre de NoĂ«l» les plonge aussitĂ´t dans l’ambiance des FĂŞtes. Ils […]

  • Le Jour de l’An

    Le Jour de l’An est un jour très spĂ©cial dans la famille. Le rituel dĂ©bute le matin au lever. Sur l’insistance de leur mère, Claude et Pierre-Paul doivent demander Ă  leur père la bĂ©nĂ©diction. Ils sont gĂŞnĂ©s. Prenant finalement leur courage Ă  deux mains, ils se mettent Ă  la recherche de leur père et l’ayant […]

  • La guerre s’intensifie

    Les Russes, dĂ©sormais bien armĂ©s, entrent en Pologne. Le 17 janvier, ils s’en prennent enfin aux positions allemandes Ă  Leningrad. La ville est libĂ©rĂ©e en une semaine. C’est la fin du siège le plus long de la guerre, 872 jours, durant lequel 1,8 millions de civils et militaires soviĂ©tiques sont morts, les Allemands perdant de […]

  • Les Zootsuits

    Fin mai, dĂ©but juin 1944, Verdun est Ă©branlĂ©e par une sĂ©rie de bagarres entre marins et civils. Ces derniers, les Zootsuits, tiennent leur nom de leur costume, le zoot suit. Ils sont d’ethnies et de langues diffĂ©rentes, quoique majoritairement français et italiens. Le zoot suit est très populaire chez les jeunes dans les annĂ©es 40. […]

  • Le Jour J

    Leur guerre contre l’Allemagne est en constante progression. Elle Ă©puise de plus en plus les Russes, mĂŞme si les AmĂ©ricains leur envoient armes et munitions. Pour modifier la donne, Staline souhaite voir les AlliĂ©s lancer une opĂ©ration majeure en Europe de l’Ouest, en ouvrant un nouveau front contre l’Allemagne. Son calcul est simple. L’ouverture d’un […]

  • La maison de rĂŞve

    Depuis mars 1944, la nouvelle maison de Crawford Park est en construction. L’affaire est menĂ©e rondement. Arrive enfin le fameux samedi oĂą on doit couler la dalle de bĂ©ton qui couvrira le garage. Les entrepreneurs sont pressĂ©s, mais Charles-Émile ne veut pas que le bĂ©ton soit coulĂ© avant qu’il soit lĂ . Ils croient que c’est […]

  • L’arme de la vengeance

    Depuis 1930, l’équipe des savants allemands spĂ©cialisĂ©s dans les fusĂ©es travaille sur deux projets: «l’avion sans pilote» et la «fusĂ©e Ă  longue portĂ©e». En 1935, Hitler confie Ă  leur chef, Werner Von Braun, la direction d’un centre de recherche. Les essais auront lieu au-dessus de la Mer Baltique. En 1940, croyant la guerre gagnĂ©e, Hitler […]

  • L’élection provinciale de 1944

    Au QuĂ©bec, les choses se dĂ©roulent sur un tout autre plan. Duplessis est dans l’opposition depuis 1939. Sa santĂ© s’est dĂ©tĂ©riorĂ©e et il souffre de diabète. Qui plus est, il a contractĂ© une pneumonie et fait quelques sĂ©jours Ă  l’hĂ´pital. La rumeur a vite fait d’en imputer la faute Ă  sa vie de cĂ©libataire et […]

  • Camilien

    L’internement de Camilien Houde prend fin le 14 aoĂ»t 1944. Son retour est triomphal. Une foule sans prĂ©cĂ©dent, Ă  laquelle s’est joint Charles-Émile, l’accueille Ă  la Gare Windsor. Tous ceux qui n’avaient pas osĂ© s’opposer Ă  son arrestation sont lĂ . C’est un grand jour de fĂŞte Ă  MontrĂ©al. Un jour que tous attendaient avec impatience. […]

  • AndrĂ© Mathieu

    En rentrant au collège en septembre, Claude est surpris d’apprendre qu’il aura comme camarade le jeune pianiste AndrĂ© Mathieu. Il dĂ©couvre un ĂŞtre particulier, sensible, fragile, qui doit Ă  tout prix protĂ©ger ses mains et ses doigts. Il ne peut participer Ă  aucun sport, ni aux activitĂ©s du collège. Il a la rĂ©putation d’avoir Ă©tĂ© […]

  • La vie Ă  Crawford Park

    Depuis le dĂ©mĂ©nagement Ă  Crawford Park, au 7401 boulevard Lasalle, la famille est très heureuse. Ils apprĂ©cient tous la nouvelle maison et ses nombreuses commoditĂ©s: grandes chambres, cuisine moderne, salon ornĂ© de belles tentures, grand balcon donnant sur le boulevard Lasalle avec une belle vue sur le fleuve, sous-sol fini avec table de billard, douche […]

  • La grande dĂ©cision de MĂ©mère Dupras

    Comme Ă  l’accoutumĂ©e, le NoĂ«l de 1944 Ă  Saint-JĂ©rĂ´me est très joyeux et très agrĂ©able. Tous les enfants ont grandi et participent davantage aux «danses carrĂ©es» et aux chansons Ă  rĂ©pondre. Au Jour de l’an, MĂ©mère Dupras annonce une grande nouvelle Ă  tout son monde. Elle veut vendre sa maison, mettre son contenu Ă  l’encan […]

  • Le partage du butin de guerre

    Au dĂ©but de 1945, la dĂ©faite de l’Allemagne apparaĂ®t certaine. L’armĂ©e russe compte douze millions de soldats et occupe presque tout le territoire de l’Europe de l’est. Pour leur part, les AlliĂ©s comptent quatre millions de soldats qui ont maintenant atteint le Rhin. Le 3 fĂ©vrier, l’armĂ©e russe reçoit de Staline l’ordre de s’arrĂŞter lĂ  […]

  • Pelletage obligatoire

    Au Collège, il y a une corvĂ©e obligatoire pour tous. C’est le pelletage du printemps. Trois ailes du bâtiment de 5 Ă©tages forment le pĂ©rimètre de la cour extĂ©rieure qui n’est ouverte qu’au nord. Après l’hiver, dès le dĂ©but de la fonte des neiges, cette cour, oĂą l’on trouve la patinoire principale, est toujours Ă  […]

  • La guerre est finie

    Comme bien des matins, le frère CĂ©cilien demande Ă  Claude d’aller au restaurant «La Petite Chaumière»acheter deux exemplaires du journal «Le Canada». Claude part Ă  la course, les trouve, les paie et, tout excitĂ©, il rentre ventre Ă  terre. C’est qu’il a lu la manchette «LA GUERRE EST FINIE». C’est le 8 mai 1945. C’est […]

  • Le socialisme au Canada

    Avec la fin de la guerre, Claude lit tous les journaux qui lui tombent sous la main. C’est aussi un spectateur assidu des actualitĂ©s cinĂ©matographiques prĂ©sentĂ©es chaque samedi matin au CinĂ©ma de la rue Centre, Ă  Pointe-Sainte-Charles, juste avant la prĂ©sentation du film principal. On y prĂ©sente la sĂ©rie «Time Marches On», avec le commentateur […]

  • LĂ©nine

    LĂ©nine naĂ®t en Russie, en 1870. Son père est inspecteur d’école. Dès son jeune âge, il est initiĂ© par son frère aux idĂ©es rĂ©volutionnaires et communistes de Karl Marx et de Friedrich Engels. Il devient actif dans des mouvements politiques, tout en continuant ses Ă©tudes. Il devient avocat en 1891. Cinq ans plus tard, il […]

  • Staline

    Fort de son nouveau poste, Staline obtient du congrès la permission d’expulser les membres «insatisfaisants» du parti. Il Ă©limine ainsi des milliers de supporteurs de Trotsky, son rival. Il a aussi obtenu le pouvoir de remplacer les membres du gouvernement. En dĂ©saccord avec les politiques Ă©conomiques de LĂ©nine, il fait adopter les siennes par le […]

  • L’homosexualitĂ©

    Ă€ cette Ă©poque, le collège Notre-Dame baigne dans un climat d’homosexualitĂ©. Dès son arrivĂ©e au collège, Claude se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond. On l’examine, on le regarde de travers, on le boude, on l’ignore, on ridiculise le mĂ©tier de ses parents, on le bouscule. C’est un «nouveau», bien sĂ»r. Mais […]

  • King est rĂ©Ă©lu

    DĂ©but mai ’45, le Premier Ministre Mackenzie King dĂ©crète que tous les soldats envoyĂ©s au front dans le Pacifique et en Asie seront volontaires. Il annonce aussi la tenue d’une Ă©lection gĂ©nĂ©rale fĂ©dĂ©rale pour le 11 juin. Charles-Émile dĂ©cide de ne pas participer Ă  la campagne Ă©lectorale pour deux raisons. Il ne peut appuyer les […]

  • « Bye, Bye », Collège Notre-Dame !

    Au grand soulagement de Claude, l’annĂ©e scolaire prend fin. Après la remise des prix (il n’a reçu que le deuxième prix d’anglais, toujours derrière son ami Bordeleau) le frère CĂ©cilien suggère Ă  Charles-Émile et Antoinette qu’il serait prĂ©fĂ©rable de placer Claudedans une autre institution en septembre. Antoinette est surprise et déçue. Elle ne voit d’autre […]

  • La guerre froide

    Un nouveau sommet des chefs des Ă©tats victorieux a lieu Ă  Postdam, en juillet 1945. Roosevelt, mort en avril, est remplacĂ© par le nouveau prĂ©sident amĂ©ricain, Harry Truman. Claude a toujours Ă©tĂ© fort impressionnĂ© par Roosevelt qui, comme les trois «grands», a Ă©tĂ© mis sur un piĂ©destal par la presse et la population. Il ne […]

  • Little Boy

    Sur l’avion qui le ramène de Postdam, Truman estime qu’en laissant tomber une première bombe atomique sur le Japon, il sauvera la vie Ă  plus de 500,000 soldats amĂ©ricains. Il prend sa dĂ©cision. Ce sera Hiroshima. Le 6 aoĂ»t 1945, Ă  08:16, l’Enola Gay, un B-29 pilotĂ© par le commandant d’escadron Paul Tibbets, laisse tomber […]

  • Les Frères des Écoles ChrĂ©tiennes

    C’est un ordre religieux très ancien. Il remonte au temps de Louis XIV, alors que l’écart entre les riches et les pauvres Ă©tait très grand. Un prĂŞtre du nom de Jean-Baptiste de La Salle rencontre fortuitement un « MaĂ®tre » (c’est ainsi qu’on appelait les professeurs) nommĂ© Adrien Nyel et lui fait part de l’idĂ©e […]

  • Le Mont-Saint-Louis

    Le Mont-Saint-Louis est parmi les collèges les plus rĂ©putĂ©s Ă  MontrĂ©al. Il a fourni Ă  la sociĂ©tĂ©, aux milieux des affaires, des sciences, des techniques et de la politique, de nombreux hommes qui ont fait leur marque. On y dispense un cours commercial qui mène aux affaires et un cours scientifique prĂ©paratoire aux facultĂ©s universitaires […]

  • Les tramways

    La distance est longue, de Crawford Park au Mont-Saint-Louis. Claude utilise l’autobus, jusqu’au point terminus du tramway Wellington, Ă  l’intersection de la rue Woodland. Ce « p’tit-char », comme on l’appelle Ă  l’époque, est un vĂ©hicule branlant, oscillant, bruyant avec sa cloche qui rĂ©sonne autant en dehors qu’en dedans. Son « garde-moteur » Ă  qui […]

  • La 6ième Science C

    En septembre 1945, Claude fait son entrĂ©e au Mont-Saint-Louis. Comme prĂ©vu, il se retrouve en 6ième C du cours scientifique. Il n’a aucune idĂ©e du programme qui l’attend. Charles-Émile s’est ralliĂ© Ă  l’idĂ©e du cours scientifique car il entrevoit pour son fils la possibilitĂ© qu’il devienne mĂ©decin. Contrairement Ă  l’école publique, la numĂ©rotation des classes […]

  • Le calcul mental

    Le frère GrĂ©goire sait comment s’y prendre pour capter l’imagination des Ă©lèves et les intĂ©resser aux matières enseignĂ©es. Il invite des confrères Ă  venir durant la journĂ©e donner une partie des cours. Le frère BĂ©rard arrive donc en classe. C’est un homme âgĂ©, la calotte bien rivĂ©e sur la tĂŞte, le dos courbĂ©, sa petite […]

  • Les cours de dactylo

    Il y a aussi les cours de dactylo donnĂ©s par le frère RomĂ©o. Dans la section du cours commercial, une grande salle contient plus de cinquante machines Ă  Ă©crire. Les Ă©lèves du cours scientifique utilisent aussi cette salle. Les exercices sont difficiles et la difficultĂ© augmente avec la progression des cours. Le critère utilisĂ© pour […]

  • Don’t fence me in!

    Le frère GrĂ©goire enseigne l’anglais entre autres matières. En plus des cours habituels de grammaire, de diction et de lecture, il ajoute une dimension diffĂ©rente et très attrayante Ă  ses cours. Amateur de musique et de chant, directeur de la chorale du collège, il fait apprendre par cĹ“ur les chansons du hit parade (palmarès) amĂ©ricain. […]

  • La chorale

    Claude est devenu membre actif de la chorale du Mont-Saint-Louis. Ses principales activitĂ©s sont les messes de NoĂ«l et les grandes fĂŞtes du collège. La messe de minuit a lieu dans la chapelle du Mont-Saint-Louis, datant de la construction du collège. Il s’agit d’un vĂ©ritable chef d’œuvre d’art global, avec ses statues, ses tableaux, son […]

  • Le bowling

    Les affaires de Charles-Émile marchent rondement. Les revenus du commerce, combinĂ©s Ă  ses commissions sur les transactions immobilières qu’il fait chez Trudeau Realties lui permettent de faire face Ă  toutes ses obligations. Mais il veut faire mieux et se lancer Ă  son compte. Il en a marre de ne se contenter que d’une partie de […]

  • Enfin une fille !

    Depuis trois ans Claude suit des cours de piano avec CĂ©cile, la sĹ“ur de mĂ©mère Lalonde, qui lui donne une heure de cours tous les samedis matins, si possible, du printemps Ă  l’automne. Elle en donne aussi Ă  d’autres enfants afin de subvenir Ă  ses besoins financiers et contribuer aux frais du logement oĂą elle […]

  • Les collections

    Depuis ses 10 ans, Claude affectionne particulièrement les pages sportives des journaux. Son père lui rapporte les journaux qu’il a offerts Ă  ses clients. Il lit avidement tout ce qui touche au sport et Ă  ses athlètes prĂ©fĂ©rĂ©s. Selon les journĂ©es, il a le choix de plusieurs journaux: La Presse, le MontrĂ©al-Matin, Le Canada, Le […]

  • La guerre froide refroidit

    Staline est obsĂ©dĂ© par la perspective d’une invasion de son pays par l’Ouest. Durant les trois annĂ©es suivantes, il rĂ©ussit habilement Ă  mettre en place des rĂ©gimes communistes en Roumanie, Bulgarie, Hongrie, Allemagne de l’Est, Pologne et TchĂ©coslovaquie. Il dispose maintenant de sa propre zone tampon de pays amis sur sa frontière ouest. Staline fait […]

  • Du 1102 au 981

    Charles-Émile retrouve son ancien associĂ© Coulombe. Il rĂ©intègre l’agence d’immeubles qui redevient «Dupras & Coulombe». Les affaires reprennent vite. Petit Ă  petit, il recouvre son entrain et sa bonne humeur. Il ne sent plus ce grand dĂ©couragement qui l’avait envahi après la perte de la maison de Crawford Park. La naissance de Francine l’a fouettĂ© […]

  • La mort de MĂ©mère Dupras

    Depuis son retour Ă  MontrĂ©al, MĂ©mère Dupras rend rĂ©gulièrement visite Ă  ses enfants. Comme elle habite Ă©galement Verdun, c’est la famille de Charles-Émile qui a le bonheur de la voir le plus souvent. Les deux garçons aiment bien leur MĂ©mère Dupras. Elle Ă©voque pour eux les belles annĂ©es de Saint-JĂ©rĂ´me. Charles-Émile ne manque d’ailleurs jamais […]

  • Adieu cousins, cousines, parenté…

    De retour Ă  MontrĂ©al, Charles-Émile rencontre sa sĹ“ur Marie-Rose et Isabelle, la fille d’Albertine, pour rĂ©gler la succession de MĂ©mère Dupras. Isabelle est lĂ , car sa mère a prĂ©dĂ©cĂ©dĂ© MĂ©mère Dupras, il y a 10 mois, Ă  l’âge de 54 ans. FoudroyĂ©e par un cancer sournois, Albertine est morte quelques mois seulement après que son […]

  • Duplessis est rĂ©Ă©lu haut la main

    Le deuxième mandat de l’Union Nationale de Maurice Duplessis prend fin. L’élection est prĂ©vue pour le 28 juillet 1948. AdĂ©lard Godbout est de nouveau Ă  la tĂŞte des LibĂ©raux. Selon une tradition en devenir, Claude qui a eu 16 ans en juin, accompagne son père Ă  Trois-Rivières pour assister au lancement de la campagne de […]

  • Service Realties

    L’associĂ© de Charles-Émile, M. Coulombe, lui fait part qu’il ne veut dĂ©sormais travailler qu’à temps partiel. Cette dĂ©cision pousse Charles-Émile Ă  fonder, comme il l’espĂ©rait depuis quelque temps, une agence immobilière plus importante. Il lance la Service Realties et en installe les bureaux au 4336 de l’avenue Verdun, près de la rue Galt. Coulombe devient […]

  • Le 6401

    Charles-Émile met la main sur un beau terrain, au 6401, boulevard Lasalle, face au futur Natatorium. En deux temps et trois mouvements, il trouve un entrepreneur, choisit un plan de triplex et met la construction en branle. La famille est prĂŞte Ă  dĂ©mĂ©nager en septembre 1948, pour marquer le deuxième anniversaire de Francine. C’est une […]

  • De King Ă  Saint-Laurent

    En 1948, Staline ordonne le blocus Ă©conomique de Berlin. Les alliĂ©s ripostent en instituant un pont aĂ©rien dans le corridor de Berlin, d’une largeur de 20 miles. Voyant qu’il n’a pas atteint les fins recherchĂ©es, Staline renonce Ă  son blocus, 320 jours après sa mise en Ĺ“uvre. La Loi sur la citoyennetĂ© canadienne prĂ©cisant qu’elle […]

  • Barbara Ann Scott

    C’est la ville de Sapporo au Japon qui avait Ă©tĂ© choisie pour la tenue des Jeux Olympiques d’hiver de 1940. Mais, en raison de son entrĂ©e en guerre contre la Chine, le Japon a Ă©tĂ© contraint de se dĂ©sister. Un pays en guerre ne pouvait ĂŞtre l’hĂ´te des Jeux. Saint-Moritz avait alors Ă©tĂ© choisie pour […]

  • Photos chapitre IV

    Charles-Émile avec claude et Pierre-Paul près du lac des castors sur le Mont-Royal, un mardi après-midi de congĂ©. Antoinette, toujours chic, passe une mardi après-cmidi avec Pierre-Paul et Jean-Claude La maison de Crawford Park la chapelle du Mont-Saint-Louis Antoinette est très fière et heureuse de sa nouvelle fille, Francine. Les Rangers du MSL. Claude est […]